Rencontre avec Vincent Dangréau, auteur de « La Poudre, le Vent et l’Encan »

Présentez-nous votre ouvrage.

« La Poudre, le Vent et l’Encan » observe la négligence autour d’un péril. L’encan, vente aux enchères publiques et informelles, étale drogues, trafics et arrangements. Le monde organisé des voiliers croise une dépravation décomplexée.
L’aube, les croisières en vrai marin, le littorale, les expositions bénévoles d’art contemporain, les rencontres alimentent profondes réflexions, descriptions de réalités cinglantes et rêves poétiques aussi prometteurs que la mer après la colline.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Plusieurs trafiquants de quartier m’ont incité au convoyage d’un sac de drogue, alors que non-fumeur je n’ai jamais essayé une substance hallucinogène. Le livre évoque les invectives, et ébauche une réponse contre les propositions de consommation, de deal, de transport…

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Les pratiques prohibées dédramatisées, les toxicomanes ne restreignent plus leur élan de partage. Mon ouvrage s’adresse au lecteur qui cherche un témoignage, des solutions ancrées dans le vécu et aussi des poèmes sans que les rimes ne représentent une fuite.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Notre société relativise les conséquences néfastes des drogues sur la santé et les relations humaines. La réaction qui endigue une toxicomanie préserve l’attention sur la cause : le mal-être.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

La réalité, les contacts au quotidien, les réponses que j’apporte aux difficultés, l’observation des lieux m’inspirent. Je tente d’en expliquer les rouages.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Un récit sur la création musicale et la découverte de talent que j’ai pratiquée en tant que bénévole pendant cinq ans.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Comprendre ne signifie ni accepter ni renier, mais apporte une réponse aux problèmes de vie en société.