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Rencontre avec Samuel Daney, auteur de « Vive la vie, plus que jamais »

Samuel_Daney_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Mon roman autobiographique tente de retracer le plus fidèlement possible l’accompagnement que j’ai offert à Eric, mon mari, durant tous ces longs mois d’hospitalisation. Le dénouement ne sera malheureusement pas celui que, l’un comme l’autre, nous espérions lors de la première hospitalisation d’Eric.

Cette autobiographie a-t-elle été une thérapie pour vous ?
Oui et à plusieurs titres. Depuis longtemps, j’écris, je remplis des carnets, je noircis des pages et des pages. Sans jamais oser terminer et encore moins imaginer publier un jour ! Ce roman m’a donc fait prendre conscience que je pouvais moi aussi, comme beaucoup, aller au bout de mon rêve. Mais le point le plus déterminant pour moi : l’édition de mon livre m’a vraiment donné la force de commencer et poursuivre mon deuil. Elle a été un tremplin. Je souhaite profondément aider d’autres personnes à évoluer aussi positivement.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mon livre s’adresse à tout le monde, chacun pouvant puiser dans ces quelques lignes une source de réflexion personnelle. Il peut aussi être un support d’aide aux malades, d’aide à la relation de couple, d’aide au deuil, etc. Je n’ai pas cherché à m’adresser à un public le plus large possible mais un tel témoignage peut aider chacun d’entre nous, sur des plans tout aussi différents que variés.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Je souhaite vraiment que chaque lecteur puisse mesurer combien l’amour, le vrai, peut rendre fort car on traverse ensemble les pires épreuves et peu importe l’issue : cet amour nous aide à rebondir. Il doit être un tremplin. Je voudrais aussi que, par ce témoignage, chacun puisse se rendre compte combien Eric comptait et compte encore tellement pour moi. J’espère enfin qu’à travers ce livre, la mémoire d’Eric ne s’éteigne jamais…

Où puisez-vous votre inspiration ?
Elle me vient de la vie de tous les jours. De ce que je peux observer, lire, écouter, voir. Un mot, une phrase, une photo et, sans savoir pourquoi ni comment, je sens que j’ai là un vrai sujet qui me tient à cœur de partager.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai plusieurs projets en route. Mais le principal m’a été inspiré par cette phrase : « on en apprend plus de quelqu’un à partir du contenu de sa poubelle que de son journal intime ». J’ai donc demandé aux personnes qui le souhaitaient de lister le contenu exhaustif de leurs poubelles au quotidien, sur une période de trois à quatre semaines. A partir de cette matière, chaque chapitre sera divisé en deux parties. La première dressera le portrait d’une personne, un couple, une famille tels qu’ils peuvent se montrer et tels qu’on les perçoit. La deuxième sera une pure « construction » à partir d’un des éléments les plus privés de notre vie : le contenu de nos poubelles.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Le vrai amour existe. Et, s’il est vécu comme tel, il vous permettra de traverser toutes les épreuves, notamment la plus difficile, je veux parler de la disparition d’un être cher. Je souhaite que vous preniez autant de plaisir à lire mes mots que j’ai eu de souffrance à les écrire. La disparition n’est pas la fin de quelque chose mais bien le début d’autre chose.

Jean-Pierre Artin dans Sud Ouest pour son ouvrage  » Je ferai pousser des oliviers bleus « 

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Zoéto dans Charente Libre pour son ouvrage  » Elle, à sa fenêtre  »

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Laurent Maudet dans Presse Océan pour son ouvrage  » Un jeune homme si ordinaire « 

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Mathilde Courousce dans Le Journal du Bugey pour son ouvrage  » L’ombre du passé « 

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Marie- Ange Beaugendre – Pigeon dans Sphère-web-infos.com pour son ouvrage  » Le Destin Détourné  »

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Par Ariane Aron

 

Maria Augusta Dias Cardoso dans Nous Deux pour son ouvrage  » Maman, tu avais raison, les anges existent ! « 

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Rencontre avec Tina Malet, auteure de  » Une vie de Tilly ou la mort du Lys « 

Tina_Malet_EdilivrePouvez-vous nous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
J’ai tenté de  » biographier « , pour utiliser un néologisme, le comte Alexandre de Tilly à partir de ses Mémoires. Ecrit dans les premières années du XIXème siècle, l’ouvrage reste inachevé puisqu’il se clôt en 1792, l’année de son émigration. L’auteur se suicide en 1816. D’où la difficulté de l’ouvrage. J’ai exposé mon projet biographique dans le Prologue, que je résume ici.
Dans la première partie, Tilly est vu à travers ses contemporains et familiers, notamment à partir de lettres, le genre épistolaire étant particulièrement répandu au XVIIIème siècle. Le  » je  » du narrateur se transforme ainsi en  » il « , ce qui permet de prendre un certain recul et d’éviter une trop grande empathie.
Dans la deuxième partie, pour contrebalancer son absence, j’ai utilisé le  » je « . Nous connaissons les grandes lignes de son existence mais la trame en reste lâche et j’ai comblé les vides avec une part de fiction qui reste, je le rappelle, plausible.
Mon objectif, en écrivant cet ouvrage, était de réhabiliter ses Mémoires d’une part, l’auteur d’autre part, passé à la trappe de l’Histoire au cours du XIXème siècle vertueux et hagiographique. Tilly est redécouvert à la fin du XXème siècle, souvent cité par les historiens en tant que témoin des dernières années du XVIIIème siècle, ce siècle de  » la douceur de vivre  » dont parlait Talleyrand.
D’où la difficulté d’inscrire mon ouvrage dans un genre précis : biographie ou fiction ? Je parlerais de  » roman autobiographique  » ou  » d’autobiographie romancée « . Aux lecteurs et aux lectrices de décider !

Qui est le comte Alexandre de Tilly ?
Alexandre de Tilly (Le Mans, 1764 – Bruxelles 1816), héritier d’une noble famille fut page de la reine Marie-Antoinette. Il mena une vie fort dissolue, s’adonnant au jeu et aux femmes. Mais, comme le remarque sa tante, il  » aurait pu être un homme de bien.  » Et, de fait, intelligent et cultivé, il commença à écrire très tôt. Il n’émigra qu’au dernier moment, en août 1792, ayant toujours soutenu la royauté ; il lui restera fidèle à la différence de bon nombre d’émigrés repentis qui sollicitèrent de Napoléon la grâce de leur retour. J’ai trouvé cette constance remarquable dans une époque où l’intérêt privé l’emporte : pour Tilly, c’est une affaire d’honneur, un honneur qui le poussera à se suicider lorsqu’il se verra incapable de rembourser une dette de jeu. On peut lui reprocher, évidemment, de s’être accroché à un mode de vie obsolète et de ne pas vouloir comprendre l’évolution de la société. Mais, et cela est aussi remarquable, certains passages de ses Mémoires témoignent d’une vision fort juste de la situation politique. Il faut dire que, par son statut privilégié, il fréquente l’intelligentsia européenne.
Entreprenant et, en ce sens, moderne, il voyage : Londres, Philadelphie – où il se marie puis divorce -, Hambourg, Dresde, Potsdam – où il devient chambellan du roi de Prusse -, la Belgique enfin, laissant bien de cœurs éplorés…
Personnage contrasté donc, attachant mais imbu de morgue aristocratique, très beau selon les témoignages unanimes de son temps, victime de son tempérament mais aussi des circonstances.

Pour vous, existe-t-il un lien très fort entre Littérature et Histoire. Pourquoi ?
Essentiellement parce que les événements forgent les hommes, ceux de leur propre vie d’abord, les événements historiques ensuite. Mais l’on ne peut écrire qu’à l’intérieur de ce qui, à un moment donné, est réalité. Professeur de Lettres, je suis évidemment attachée à la littérature. Mais un regard plus vaste permet d’inscrire cette littérature dans le mouvement des idées, particulièrement en ce XVIIIème siècle qui voit la naissance de la modernité. Les écrits des philosophes des Lumières n’existent qu’en fonction d’une réaction contre la monarchie absolue, réaction qui aboutit à la Révolution. L’étude d’un texte hors de tout-contexte historique me paraît aberrante.

Comment vous est née l’envie d’écrire ?
J’écris depuis toujours, ai-je envie de dire. Une dizaine de romans dorment dans mes tiroirs. Mais, cette fois, je suis passée à l’édition dans un but très clair : réhabiliter Alexandre de Tilly.

Envisageriez-vous, un jour, d’écrire un livre d’un genre entièrement différent ?
Les ouvrages dans mes tiroirs sont éclectiques : nouvelles fantastiques, romans de science-fiction, une autobiographie amoureuse, poèmes, etc. Je me suis colletée avec la fiction très jeune et j’avais envie de travailler sur un personnage réel, objectif beaucoup plus contraignant.

Pourriez-vous nous en dire plus sur votre prochain roman qui se déroule, également, au XVIIIème siècle ?
C’était mon intention première. Mais, apparemment, je n’en ai pas fini avec les biographies ! Je travaille actuellement sur madame de Staal-Delaunay (1684-1750), femme de chambre de la duchesse du Maine (épouse d’un bâtard de Louis XIV) qui écrivit elle aussi des Mémoires. Une femme de chambre érudite sous la Régence, quel programme !

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
On sait bien que tout biographe entretient des liens très forts avec le sujet de son étude. Ce processus d’appropriation est naturel ; entrer dans la pensée d’un être humain n’est pas neutre. J’aimerais que mes lecteurs et lectrices aiment le comte de Tilly autant que moi je l’ai aimé.