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Rencontre avec Sarai David, auteur de « Harlem help »

Sarai DavidPouvez vous nous présenter votre ouvrage en quelques mots ?

C’est un recueil de textes au format poche, quatre nouvelles et deux ensembles poétiques, qui aborde la difficulté de se tenir debout quand on vit dans une société où règne l’injustice. Je raconte des moments pénibles, tels que le harcèlement scolaire en 1995 (F.U.C.K), le chômage (la maison des jouets), les dégâts du désistement familial (les enfants rock) …

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Il  est LE livre  à la base de toutes mes autres publications. Bien que je l’aie publié récemment, il contient en substance ce qui m’a fait devenir écrivain : l’envie de combattre l’iniquité en la dénonçant, en la mettant en scène afin que les lecteurs puissent « vivre » ce qu’ils ignorent chez les autres. On n’a pas toujours conscience ce que les autres endurent, ainsi j’ai écrit ces textes pour faire parler des évènements, des situations d’isolement.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

A ceux qui souhaitent garder un éveil quant aux autres existences que la leur.

Quelles sont les principales qualités de votre ouvrage?

  1. des mots forts, sans concession.
  2. une grande sincérité dans les poèmes
  3. des sujets engagés, qui ne craignent pas ce qu’ils représentent.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers cet ouvrage ?

A l’origine, « harlem help » est une pièce de théatre que j’avais écrite à l’âge de 15 ans pour tirer la sonnette d’alarme sur le problème de la drogue. Puis, au fil du temps, j’avais oublié cette petite mise en scène, néanmoins j’ai gardé au fond de moi la hargne contre l’iniquité. Se battre pour une cause est essentiel dans une vie, sinon on oublie pourquoi on se lève le matin. La mienne est l’humanisme au sens large : la dignité humaine, le droit des animaux, le respect de la nature. L’humanisme, c’est considérer l’autre dans ce qu’il a de digne, quel qu’il soit (minéral, végétal, animal, humain).

Où puisez-vous votre inspiration ?

En l’occurence pour cet ouvrage, j’ai puisé la force d’écrire dans le hip-hop, le vrai.

(extrait de l’introduction)

« C’est un titre qui sonne hip-hop. Et le hip-hop, le vrai, est bien loin de ces images sales, dégoûtantes, qui incitent à la perversion et l’ultra-violence. Le véritable hip-hop, c’est donner tout avec du rien; c’est partir de rien et en faire quelque chose de beau et d’utile à la société ; c’est être un vecteur de savoir et de dynamisme.
Le hip-hop, ce n’est pas salir le langage, traiter les femmes de putains et inciter à prendre une arme pour régler ses problèmes. Au contraire, c’est un moyen pour harmoniser musicalement ce qui dans la vie courante pose des soucis. C’est dénoncer ce qui ne va pas dans les sociétés pour dire « oh hé, on est là, on existe !
Le hip-hop sert à autrui parce qu’il dit : »relève la tête et bats-toi. » « 

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Rencontre avec Saraï David, auteur de « BPP : bonté, pudeur, parole »

Sarai_David_Edilivre_5Pouvez-vous nous présenter votre ouvrage en quelques mots ?

C’est un ouvrage de 70 pages qui propose une méthode anti-stress basée sur le judaïsme, et plus spécifiquement sur le repos chabbatique.

J’ai inséré en première page une série de proverbes juifs relatifs à la morale.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Parce que c’est effrayant de voir combien nous sommes constamment en surtension ! Nombreux sont les gens qui suivent des psychothérapies pour enlever le poison moderne de leur vie qu’est le stress. Or, il suffit peut-être de modifier notre optique : si nous nous arrêtions en chemin pour faire le point ? C’est une interrogation basique, mais qui est souvent oubliée. Le repos, c’est notre sève. Je parle bien sûr du vrai repos, pas de la paresse !

 

À quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?

À tout le monde ! Que l’on soit simple curieux ou esprit stressé cherchant à guérir de son mal, mon livre est une suggestion fondée sur un mode de vie simple : réapprendre à se reposer, dans le sens de se couper une fois par semaine de toute obsession matérialiste et ainsi recouvrer le plaisir des choses vraies.

 

Quelles sont les principales qualités de votre ouvrage ?

  1. la clarté et vocabulaire accessible
  2. les connaissances juives
  3. pas trop volumineux

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers cet ouvrage ?

1er message : Reposez-vous ! Aujourd’hui, on veut toujours plus. L’obsession de la performance est malsaine, d’autant qu’au bout d’un moment nous craquons et finissons par être rejetés par une société à la morale moribonde. Nous sommes assénés de conseils sur une vie « bio », alors je propose de se reposer entièrement une fois par semaine ; c’est un peu dans l’idée d’un jeûne mental pour rester en bonne forme ensuite.

2ème message : la santé physique passe par une santé mentale et morale. Quelqu’un qui délaisse le respect envers son prochain, qui aime être méchant et égocentrique, s’épuisera. Tandis que celui qui emploie un langage correct, dont le comportement est empreint de pudeur, de dignité, et qui aide autrui, gardera son énergie intacte.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans le Moussar, c’est-à-dire l’éthique juive, qui est très riche en bon sens.

                                                             « Aime ton prochain comme toi-même »

 

Rencontre avec Sarai David, auteur de « Arthur, le vagabond »

Sarai_David_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
C’est un roman de plus de 300 pages. Une fiction inspirée par la vie d’Arthur Rimbaud. Voici l’histoire : Arthur est un adolescent de 17 ans qui souhaite devenir écrivain. Il vit dans la région des Ardennes et décide, sur un coup de tête, de venir sur Paris. Sans un sou. Dès le premier jour, il fait deux rencontres qui vont tisser la trame du roman : Maria, une vieille dame au cœur d’or, et Véronique, jeune fille au verbe provocant. S’ensuivront des expériences qui l’aideront à grandir en tant qu’artiste.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Derrière l’envie de publier un roman se cache celle d’aborder la difficulté de devenir écrivain. Etre écrivain ne consiste pas uniquement à trouver une maison d’édition ; c’est avant tout une mentalité, une tournure d’esprit qui engendre des mots, des scènes, des trames humaines. Un livre est une histoire qui peut marquer un lecteur car il s’inspire de faits souvent vécus ou vus et transmet des émotions, des pensées au travers de personnages soigneusement choisis.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
A ceux qui ont une sensibilité littéraire, qui comprennent le rapport entretenu avec la recherche des mots pour dépeindre des instants forts.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
La sensibilité.
La psychologie.
Des mots travaillés, justes.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers vos ouvrages ?
Cet ouvrage est dans la lignée de mes précédents livres, c’est-à-dire l’humanisme. L’Humain est au cœur de toutes mes publications. Ce roman à tendance psychologique est là pour « faire résistance » face à une industrialisation du livre de plus en plus dénuée d’authenticité.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Ici, j’ai puisé mon inspiration dans la toute première biographie qui fut publiée au XIXe siècle en France après la mort d’Arthur Rimbaud.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Quand on est écrivain, on ne cesse jamais d’écriture. Ecrire pour vivre, ou vivre pour écrire ?

 

Rencontre avec Saraï David, auteur de « Coeur sauvage »

sarai_david_Edilivre_3Pouvez vous nous présenter votre ouvrage en quelques mots ?
C’est la suite de l’ouvrage précédemment publié « Des étoiles dans la tête ».  Je l’ai intitulé « Coeur sauvage » pour mettre en évidence le thème principal: la passion refoulée.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Dans le premier roman, j’y aborde des sujets de société sensibles tels que la prostitution masculine, la toxicomanie. Mais dans celui-ci, j’ai voulu mettre l’accent sur un autre problème, à savoir le jeunisme. Dans le livre, on retrouve le personnage d’Alexandre, sous un angle plus tendre, plus mature. Thomas, quant à lui, est quasiment inexistant. Le but de « Coeur sauvage » est de décrier cette obsession d’une jeunesse dépravée.
A 30 ans, on n’est pas vieux, mais on se sent vieilli à force d’être montré du doigt comme des détritus humains !

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
A tous ceux qui apprécient les romans sur des sujets d’actualité.

Quelles sont les principales qualités de votre ouvrage ?
Un rythme assez lent, descriptif.

Où puisez-vous votre inspiration ?
J’observe, et j’écoute les gens autour de moi. La psychologie importe quand on écrit des romans, quand on souhaite décrire des personnages et leur évolution dans un environnement particulier. Bien des scènes de l’ouvrage sont inspirées par la réalité, l’imaginaire étant secondaire.

Rencontre avec Saraï David, auteur de « Histoires urbaines »

Saraï_David_Edilivre3Pouvez vous nous présenter votre ouvrage en quelques mots ?
C’est un recueil de nouvelles qui met en lumière des personnages urbains, agressifs des années 2000, à une époque où il n’y avait ni Facebook ni Iphone.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour aborder la violence. Des violences. Ce sont des « textes coups de poing » écrits pour contrer divers préjugés. Je voudrais également que ces écrits servent de leçon à quiconque se sent trop happé par la colère…

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
Les mots sont durs, bruts, ditrects, francs. Ce livre s’adresse à ceux qui connaissent « l’école de la vie » comme on dit. Ce sont des récits éprouvants, qui peuvent faire mal au ventre pour celui qui a ce genre de souvenirs.

Quelles sont les principales qualités de votre ouvrage ?
Un ton direct. Des images qui parlent. Il y a toujours un message positif à la fin des textes.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Le vécu. Ces histoires sont des scènes réelles que j’ai légèrement transformées au gré de la littérature, mais elles ont existé. La vie en ville (notamment paris et sa banlieue) contient une violence gratuite, de la haine qui se diffuse en nous comme un poison. Je me suis servie de ces instants vécus pour metttre en garde contre cette saloperie qu’est la rage destructrice.

Avez-vous un message à transmettre ?
Fuyez la haine. Si vous ne la faîtes pas quitter votre coeur et vos pensées, elle vous tuera ou vous rendra fous.

Rencontre avec Sarai David, auteur de « La Déferlante »

Sarai_David_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage.
C’est un recueil de poésies largement inspirées par le romantisme du XIXe siècle, qui peut être considéré comme la suite de « Aux heures égarées », ouvrage publié il y a 3 ans.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Par devoir de mémoire vis-à-vis de ce que je vivais à l’adolescence. Mais ce ne sont pas des écrits égocentriques, car j’y aborde des thèmes propres au romantisme : la nature, le désenchantement, la passion, la mort, dieu, l’espoir. J’y dénonce la corruption et l’hypocrisie.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
A tous ceux qui ont une « fibre romantique ». Il y a de la noirceur dans cet ouvrage, ce n’est pas du tout un recueil naïf. Il s’adresse à ceux et celles qui possèdent une sensibilité artistique développée et qui sont à la recherche de quelque chose -eux-mêmes ?

Quelles sont les principales qualités de votre ouvrage ?
Il y a un vocabulaire soutenu, recherché, malgré le jeune âge auquel j’ai écrit ces poèmes.
De la réflexion, de la maturité.
De l’authenticité, les mots employés reflètent de réels émotions et questionnements.

Où puisez-vous votre inspiration ?
En l’occurrence, ce fut dans les classiques littéraires que j’ai puisé mon inspiration. Mais mon affection pour la littérature romantique s’est transformée peu à peu en une fascination un peu « insane » pour le romantisme noir d’aujourd’hui. C’est un ouvrage que je peux qualifier de gothique.

 

 

Rencontre avec Sarai David, auteur de « Fragments d’absurderies »

Pouvez vous nous présenter votre ouvrage en quelques mots ?
Il s’agit de la suite de l’ouvrage photographique « sur-réel » dans lequel je présente mon travail artistique.
J’ai ajouté d’autres images de mon cru ainsi que quelques récits.
Les textes sont absurdes.
Si j’ai intitulé ce livre « Fragments d’absurderies », c’est en raison du caractère bref des nouvelles. Il existe un mouvement continu entre les photos et les mots.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Par plaisir d’écrire de la littérature.
Ecrire d’un jet, comme une spirale, c’est un rêve réalisé.

A quels lecteurs s’adresse votre ouvrage ?
A ceux qui sont sensibles à l’éclatement des phrases, des concepts.
Mon livre se destine aux lecteurs qui aiment la « bizarrerie » dans les mots, la nouveauté, l’avant-garde.

 

Quelles sont les principales qualités de votre ouvrage?
L’attrait de l’imagerie, je pense.
J’ai volontairement inséré des photographies en lien direct avec les textes publiés. Chaque récit trouve sa signification et sa profondeur dans l’image qui lui fait suite.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans le vécu, la psychologie, l’art. Ce serait bien dommage de réduire la capacité d’écriture à quelque chose de formel, d’institutionnalisé. Ce livre est à voir comme une expérience.