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La culture gay à travers les livres

À l’occasion de la Gay Pride qui aura lieu demain à Paris, nous vous proposons un petit florilège de la littérature LGBTQ. Fiction, sociologie et histoire, plongez dans un univers gai et coloré . . .

 

Gay Pride l’Histoire, Olivero Toscani 

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Quoi de mieux pour commencer ce classement que de revenir sur les origines de la Gay Pride. C’est en tout cas la mission que s’est donné Oliviero Toscani dans son livre « Gay Pride l’Histoire ». Célèbre photographe des années 80, il a notamment collaboré avec le magazine Elle, Vogue, Harper’s Bazar, ou encore Paris Match. Plus que de simples outils de publicité, ces photographies sont devenues avec le temps de véritables symboles de la lutte contre l’homophobie, le racisme ou encore le sida. Il est également l’un des acteurs majeurs du plus gros coup de communication de l’association Act Up :  le fameux préservatif sur l’Obélisque de la Concorde. De multiples raisons de vous laisser emporter par ce livre captivant. 

 

 

 

 

Global Gay, Frédéric Martel 

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On continue ce top avec un ouvrage passionnant. Dans « Global Gay ; La longue marche des homosexuels », Frédéric Martel parcourt le monde afin d’analyser la place et les droits des homosexuels dans les différents pays du globe. Pour cela, en cinq ans l’auteur s’est rendu dans près de 45 pays et a rencontré des centaines de locaux prêts à partager leur expérience. L’occasion de faire le point sur les avancées et les inégalités qui persistent pour la minorité LGBTQ. Ainsi, on apprend par exemple qu’en Iran les homosexuels risquent encore aujourd’hui la pendaison. Ce pays n’est pas un cas isolé : huit autres infligent la même sentence. Fort heureusement, ils sont nombreux à avoir évolué. C’est notamment le cas de la France où le mariage gay est maintenant légalisé. Sans jamais tomber dans le pathos ou la victimisation, le livre retrace avec justesse les conditions de vie de la communauté LGBTQ et l’évolution progressive des mentalités dans le monde.

 

 

 

 

Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Collectif 

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Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur la culture LGBT : ce dictionnaire est fait pour vous ! 600 articles, 200 illustrations, une cinquantaine de dossiers thématiques sur le cinéma, le féminisme ou encore la publicité, tous les sujets y sont abordés. En plus des aspects culturels (littérature, artistique etc.), l’ouvrage apporte également un regard sur l’évolution des modes de vie LGBTQ depuis la fin du XIXème siècle. L’occasion de comprendre les enjeux sociaux et juridiques qui découlent de cette culture gay. Bien que l’ouvrage soit davantage centré sur la France, le lecteur pourra également découvrir les grandes figures du mouvement à l’étranger comme Virginia Woolf ou Pasolini. Un dictionnaire de référence pour tous les curieux de culture.

 

 

 

 

 

Harvey Milk, Randy Shilts

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On poursuit ce classement avec la biographie de l’un des acteurs les plus importants du mouvement LGBTQ. Harvey Milk fut en 1977 le premier homme politique ouvertement homosexuel à se voir confier un poste au conseil municipal de San Francisco. Dès lors, il n’aura de cesse de lutter contre les discriminations à l’égard de la communauté dans toute l’Amérique. Un homme fort et engagé, qui fut malheureusement tragiquement assassiné seulement onze mois après sa prise de fonction. Témoin de la difficulté des minorités à faire valoir leurs droits, Harvey Milk restera néanmoins une figure emblématique de l’Histoire. Une vie et un engagement passionnants que le réalisateur Gust Van Sant porta à l’écran en 2008. Dans le rôle principal, l’acteur Sean Penn. Sur le même thème, vous pourrez également découvrir l’ouvrage de Safia Amor : « Harvey Milk : non à l’homophobie ».

 

 

 

 

Rainbow warriors, Ayerdhal 

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Enfin, on termine ce top en beauté avec un roman loufoque et déjanté. « Rainbow Warriors », c’est l’histoire d’un général de division, Geoff Tyler, qui va contre sa volonté être mis à la retraite. À la place, il se voit confier la direction d’une armée privée. L’objectif est simple : parvenir à faire tomber le dictateur d’un État africain afin de permettre le bon déroulement des élections. Tout semble se dérouler sans accroc à un détail près : l’armée est majoritairement composée de personnes issues de la communauté LGBT. Un thriller à la fois intense, rempli d’émotions et surtout irrésistiblement hilarant. Un ouvrage  politiquement incorrect qui fait du bien !

 

 

 

 

 

N’hésitez pas à nous dire quels sont les romans LGBTQ qui vous ont marqués et inspirés.

Bande-annonce de «Au miroir des âges» de Jean-Marc Eulbry

bande_annonce_au_miroir_des_ages_EdilivreNous avons le plaisir de vous présenter la bande-annonce de Au miroir des âges aux Éditions Edilivre.

 

 

 

 

 

 

– Détails sur le livre :
. Format : 134×204
. Nombre de pages : 350
. Date de publication : 3 février 2017

– Résumé du livre :
À la recherche de ses propres racines, nul ne saurait se soustraire. Julia, jeune styliste de mode en ascension dans sa profession, intuitive et imaginative, va ainsi se laisser surprendre.
En visite dans un petit village de Bourgogne, on lui affirme comme être la résurrection physique d’une gloire locale : Angèle, chanteuse du XIXème siècle, à Paris. S’imprégnant de cette aura, la jeune femme en ponctuera sa carrière dans la haute couture ; avec le soutien de son mari, ingénieur informaticien dans le métier. Des aléas l’attendent dans ce milieu implacable et masculinisé, jusqu’aux ruptures et complications. À se réaliser, Julia se retrouva-t-elle dans cette grande figure féministe du passé ?

– Résumé du livre :
Parisien, mais Morvandiot de coeur, Jean-Marc Eulbry, ancien élève du CNAM, à Paris, est en retour d’attaches avec son enfance Avallonaise. De ses ouvrages publiés, en 1991 il obtient le Grand prix national Marie-Noël pour sa poésie L’Offrande de Lumière, tandis qu’en 1988 le Grand prix du CIPAF couronnait ses nouvelles Au temps des Villageois, et qu’il recevait ensuite une médaille d’Argent avec Mention en 2003 de l’Académie Internationale de Lutèce pour son roman La louve des Éruats. Comme un deuxième Prix spécial de la SPAF 2010, pour son recueil de nouvelles L’Oiselier du lac Morvan. Il figure dans des revues et anthologies, dont Gens de Bourgogne de l’Amitié Par le Livre, florilège édité en 1993. Il est membre Sociétaire à la SGDL, la SCAM, et aux Poètes Français.

À paraître prochainement : Chemins Mêlés

 

Bande-annonce de «Femmes, révoltez-vous !» de Sharmine Yönak

bande_annonce_femmes_revoltez_vous_EdilivreNous avons le plaisir de vous présenter la bande-annonce de Femmes, révoltez-vous ! aux Éditions Edilivre.

 

 

 

 

 

 

[youtube= »https://www.youtube.com/watch?v=cZrjgT9vKVo&feature=youtu.be »]

 

 

– Détails sur le livre :
. Format : 13,4×20,4
. Nombre de pages : 80
. Date de publication : 26 mai 2016

– Résumé du livre :
Ceci est un manifeste.

Il s’adresse aux femmes du monde entier* pour leur rappeler qu’elles représentent la moitié de la population mondiale et sont détentrices de deux atouts extraordinaires auxquels les hommes ne peuvent prétendre :

 

    • Elles donnent la vie et de ce fait assurent la pérennité de l’humanité.
    • Elles peuvent offrir au monde un amour profond et fort.

 

Cela devrait les mettre sur le même pied d’égalité que les hommes et pourtant ce n’est pas le cas.
Depuis des millénaires, l’homme a toujours traité la femme comme un être inférieur dont il était le maître, le propriétaire. Il avait sur elle droit de vie et de mort. Elle devait se soumettre et souffrir en silence.

Mais au XXIsiècle qu’en est-il ?
Ce manifeste démontre que rien n’a vraiment changé.
En le lisant, vous comprendrez pourquoi il est temps pour les femmes de se révolter afin de conquérir la liberté de pensée, de jugement et de décision qui leur permettra enfin de prendre leurs responsabilités dans l’avenir du monde que les hommes sont en train
de mener à sa perte.

 

*Mais il n’est pas interdit aux hommes de le lire.

 

 

Edito de la semaine

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Hier, c’était la Journée de la Femme. Beaucoup se demandent pourquoi on n’accorde aux femmes qu’une seule journée car selon les dires, nous devrions songer à la femme et son statut dans la société tous les jours. Pourtant, malgré l’évidence de cette pensée, il ne faut pas sous-estimer l’importance de ce jour…

Il y a encore un siècle, les femmes n’étaient pas les égales des hommes. Elles n’avaient pas le droit de voter, ne trouvaient que peu, voire pas, de travail. Il n’y avait pas d’autre avenir que se marier et faire des enfants.  La femme qui travaillait ne pouvait prétendre qu’aux postes de secrétaire, d’infirmière ou d’institutrice : elle assistait l’homme ou éduquait les enfants. Tout pour la décourager. Tout pour lui faire comprendre que sa place était à la maison.

Jaguar PS  Shutterstock.comAvec les années, il y a eu énormément de progrès : ¾ des femmes travaillent en France selon l’INSEE. Pourtant, les inégalités sont toujours présentes dans le monde et ce, même en Occident. Il n’est pas rare que le salaire d’une employée soit moins élevé que celui d’un employé. C’est précisément ce qu’a souligné l’actrice Patricia Arquette lorsqu’elle a reçu l’Oscar de la Meilleure Actrice dans un Second Rôle 2015. Un discours engagé qui a réveillé la cérémonie et marqué le monde.

Harcèlement sexuel, agressions physiques et morales, viols… L’année 2015 a été l’année de toutes les préventions contre les violences faites aux femmes. En effet, elles sont les premières cibles de ce genre d’attaques. Hier, c’était la Journée de la Femme mais en réalité, nous entrons sûrement dans l’année, voire même l’ère de la Femme.

Aujourd’hui, le féminisme est à la mode. De Beyoncé à Florence Foresti en passant par François Hollande, tout le monde se déclare féministe. Le Président de la République l’a même affirmé dans une récente interview accordée au magazine féminin ELLE ce mois-ci. En politique d’ailleurs, il n’y a jamais eu autant de femmes sur le devant de la scène : NKM, Rachida Dati, Rama Yade, Marine Le Pen, Marion Maréchal, Najat Vallaud-Belkacem, Ségolène Royal, Myriam El Khomri, Christiane Taubira…

Néanmoins, s’il y a bien eu un domaine où les femmes ont toujours excellé et ont refusé de céder à l’homme, c’est bien dans la littérature. Les écrivaines sont les pionnières de l’émancipation féminine et féministe. Les sœurs Brönte, Jane, Austen, Virginia Woolf, Marguerite Yourcenar, Mme de La Fayette, Colette, Gertrude Stein… Cette dernière était même le mentor des plus grands artistes du 20ème siècle tels que Hemingway ou Picasso pour ne citer qu’eux. Sans son approbation, ils étaient capables de tout recommencer à zéro jusqu’à ce que cela plaise à Madame Stein.

2103522-jpg_1847856_1000x667Dans le monde impitoyable et très masculin de la littérature, les femmes se sont imposées et ont prouvé au monde entier qu’une femme pouvait faire aussi bien voire mieux qu’un homme. Les femmes écrivaines ont ouvert la voie à toutes les autres. Mais si le prix Goncourt a été ouvert en 1903 pour récompenser les plus grands auteurs, il a fallu attendre 1944 avant de voir une première lauréate, la talentueuse Elsa Triolet pour « Le premier accroc coûte 200 francs ». Depuis, sur les 112 lauréats du prix, seulement 11 sont revenus à des femmes…

article écrit par Sabrina A.

Rencontre avec Jacques Kampoy, auteur de « La Femme a une place dans la société »

Jacques_Kampoy_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Dans mon ouvrage, je parle de la femme, celle qui est la mère des êtres humains, celle qui est la source des joies de beaucoup d’hommes mais malheureusement elle est considérée comme inférieure à l’homme, parfois elle est discriminée et c’est beaucoup fréquent en Afrique en Général et dans mon pays en particulier . Au delà de tous, J’aimerai simplement dire que la femme a réellement une place dans la société et j’appelle la société masculine africaine et congolaise en particulier à prendre conscience de la place de la femme.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Parce que j’aime la femme. Je m’étais décidé de vraiment l’aider pendant toute ma vie, de me battre pour elle. J’ai vécu dans certains pays d’Afrique et ce que j’ai vu et ce que j’ai vécu ou plutôt ce que je vis me révolte alors j’aimerai apporter ma petite contribution pour enfin aider la femme à se relever.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mon ouvrage s’adresse à tout le monde mais particulièrement les africains et plus particulièrement les congolais mais surtout tous ceux qui se pensent être au dessus de la femme car pour moi ce raisonnement est une maladie. Dans ce dernier cas mon livre ne s’adresse pas seulement aux africains mais à tous hommes et femmes afin qu’ils prennent conscience de la place de la femme dans la société.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
J’ai voulu juste dire que la femme est la source du bonheur et si l’Afrique veut décoller, la femme doit retrouver sa vraie place : « la place que Dieu lui a confiée ».

Où puisez-vous votre inspiration ?
L’Afrique est une source d’inspiration en elle même. la femme en est une autre bref La vie en Afrique m’inspire.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai toujours rêvé être lu, je n’ai pas essayé d’écrire mais j’écrirai toute ma vie pour que ma voix soit écoutée car je sais je peux faire à ce que les gens améliorent leur vie et surtout je ne peux m’empêcher d’écrire. je travaille tellement pour parvenir à toucher un grand public même si pour l’instant mes moyens ne me le permettent mais je’y arriverai et ce monde me lira , croyez moi.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Chers lecteurs je vous aime, je vous remercie d’avance pour l’achat de mon livre:la femme a une place dans la société. je vous promet que vous ne serez pas déçu et surtout ne regretterez pas votre argent car il n’y a que du plaisir dans ce livre: que du plaisir. Merci.

 

Rencontre avec Marie-José Grandjacques, auteur de « La Lutte des femmes racontée à mon petit-fils »

Marie_José_Grandjacques_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots.
Ce livre a pour objectif d’expliquer le contexte historique dans lequel les femmes ont eu à construire leur vie. Conditions défavorables qui, cependant, ne les ont pas empêché d’être des mères de famille exemplaires, ou d’assumer des rôles importants que ce soit dans les sciences, dans la médecine, dans l’écriture, dans la musique, dans l’art en général, mais au prix de luttes incessantes pour faire reconnaître leurs compétences et pour faire respecter leur droit.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Depuis trente ans, je mène un combat pour valoriser et rendre visibles des femmes compétentes dans tous les domaines. Pour concrétiser cet objectif, j’ai même créé l’association  » Femmes 3000  » qui, depuis plus de 15 ans, reçoit tous les premiers mardis du mois au Flore à Paris à 19h, une femme occupant des responsabilités en politique, en entreprise, écrivaines, peintres, dans la police etc. Nous attribuons aussi des trophées, lesquels se déroulent au Sénat après avoir débuté de manière très « artisanale » dans les salons du Fouquet’s sur les Champs Elysées.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Ce livre s’adresse à mon petit fils qui est déjà un adulte, ce qui signifie que tous les hommes sont concernés parce qu’ils feignent d’ignorer que les femmes qui constituent la moitié de l’humanité, ont un rôle aussi important qu’eux à jouer, et qu’elles en ont toutes les capacités.
Il s’adresse aussi aux femmes qui ne prennent pas conscience de leurs compétences et qui, pour des milliers de raison, vont suivre le chemin qui leur est tracé par la société.

Qu’est-ce que votre petit fils a pensé de cet ouvrage ?
Mon petit fils a peut-être découvert que le rôle des femmes pouvait dépasser les éléments culturels qu’il connaissait bien. Il a pris conscience aussi, à la lecture du livre, mais aussi après des recherches personnelles, que de nombreuses femmes avaient marqué l’histoire dans tous les domaines.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
La richesse des informations à la suite de mes nombreuses recherches sur ce qui avait concerné les femmes au cours des siècles.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Les femmes ont toujours du mal à faire reconnaître leurs compétences et pourtant, que de grandes et belles oeuvres ont-elles réalisé. Quel dommage d’avoir une société qui n’intègre pas dans ses instances la moitié de l’humanité.
Que serait notre société si cette égalité avait toujours été effective ? Nous ne le savons pas, mais un partenariat aurait au moins apporté un équilibre entre les sexes qui est loin d’exister encore aujourd’hui.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Mon inspiration a été puisée dans mes expériences professionnelles et associatives et enrichie par mes lectures.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je souhaite rendre visible le rôle des femmes dans la religion chrétienne.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Si vous avez conscience que les femmes ont un rôle aussi important que les hommes à jouer dans notre société, enrichissez vos connaissances en lisant ce livre.
Si vous n’en êtes pas convaincus, il est encore plus urgent de lire ce livre.

 

Rencontre avec Mona Cirano, auteur de « C’est pas fait pour s’arranger on dirait… »

Mona_Cirano_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots.
Il s’agit d’un petit recueil où je rassemble des opinions de plusieurs personnes, sur la façon dont la gente féminine est perçue, que ce soit dans la société, ou en privé, pour montrer que les femmes, les filles aussi d’ailleurs, ne sont pas toujours considérées comme des personnes à part entière, avec des droits (et des devoirs évidemment) comme tout le monde. Pour cela, j’utilise comme argument un certain nombre de choses: le travail, l’histoire, la religion, la question de l’avortement, la question de la virginité, la place de la mère… Je veux montrer qu’on trouve toujours quelque chose à leur reprocher, parfois sans raison apparente, et elles n’arrivent pas à se faire respecter. Mais il y a aussi, celles qui cherchent à être estimées à leur juste valeur; mais un peu trop peut-être. Qu’est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire qu’elles ne recherchent pas le dialogue, mais qu’elles utilisent la force, cherchent à se faire remarquer, et cela leur apporte plus de mal que de bien. Il n’y a pas d’allusion quelconque à la morale dans ce que je viens de dire.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’ai choisi d’écrire ce livre pour plusieurs raisons. C’est peut-être une erreur de ma part, mais je trouve qu’on ne parle pas suffisamment de ces choses-là. Des gens eux-mêmes me disent que ces derniers temps, ces questions ne sont pas ou très peu évoquées. Petite parenthèse : la première et la dernière fois que j’ai entendu l’expression « droits des filles » remonte à l’époque où j’étais une petite fille de neuf ans. Il me semble que plus il y a des incompréhensions à propos du genre féminin, plus les gens s’en fichent. C’est comme si c’était devenu normal, on ne sait pas si les gens en ont quelque chose à faire. Même un certain nombre de filles, et de femmes, ne semblent pas être choquées par certains comportements, certains jugements, et comme je le montre parfois dans mon livre, elles se comportent comme si les gens préoccupés par le respect de toutes, et de tous, exagéraient, voyaient tout blanc ou tout noir, ou rangeaient les garçons, et les hommes dans une catégorie de « salauds ». J’ai choisi d’écrire ce livre, en retranscrivant des témoignages pour dire ceci: « non, nous ne sommes pas des misandres, non, nous ne voyons pas tous les hommes comme des misogynes. Non, je ne suis pas d’accord avec certains comportements ». Mais la raison pour laquelle j’ai choisi d’écrire avant tout est le fait que je ne suis pas insensible à l’idée que les deux genres, féminin et masculin peuvent mieux se comprendre, mieux se respecter et mieux s’entendre.

S’agit-il de vrais témoignages que vous avez récoltés au cours du temps ?
Oui. J’ai eu l’occasion d’aborder ces sujets avec des filles de mon âge, mais aussi avec des femmes plus âgées et de leur expliquer que je souhaitais écrire un livre sur la manière dont nous sommes considérées. Leurs idées m’ont intéressé et elles m’ont donné leur accord pour que j’en parle. J’ai récolté leurs témoignages progressivement.

Vous sentez-vous féministe ?
C’est une bonne question. Je vais vous répondre ce que j’ai dit à tous ceux qui m’ont demandé cela. En fait, je me sens plutôt « homoniste ». Autrement dit, j’accorde plus d’importance à l’être humain en général qu’au genre féminin en particulier. Je pense que les femmes et les hommes, les filles et les garçons peuvent dialoguer avec civilité et vivre côte à côte sans se chercher des ennuis.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Ce que j’ai voulu transmettre à travers mon ouvrage est l’idée que le genre féminin, ce n’est pas le genre inférieur, ce n’est pas une petite partie de l’homme, ce n’est pas celle qui doit se contenter d’être la servante, ou la mère de famille… Ce n’est pas celle qui n’a aucun droit et qui doit se plier aux ordres du genre masculin, de la société, de la religion, etc… Encore moins ! Nous avons notre vie, nous aussi. Nous n’avons pas besoin d’être comprises à tout prix, nous avons besoin que le genre masculin, qui vit dans le même monde que nous, fasse preuve d’intelligence. Comment ? En se faisant à l’idée qu’ils n’ont pas à faire les choses à notre place, ni à nous imposer une vie. Certaines personnes partagent cet avis. D’autres acceptent les incompréhensions: d’où le titre « C’est pas fait pour s’arranger on dirait… »

Où puisez-vous votre inspiration ?
Un peu partout: dans les manuels d’histoire, dans les essais, dans les reportages, les actualités, la philosophie, un peu dans la littérature et la fiction, mais aussi des faits dans la vie courante, dont j’ai pu entendre parler. Et puis, comme je l’ai dit, les opinions des filles, des jeunes, et des moins jeunes.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je projette d’écrire un livre sur le crime. On change totalement de sujet. Pour l’instant, je ne souhaite pas en dire plus. Tout sera dans mon travail.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Avec plaisir. À ceux qui croient que mon livre est un tissu de reproches faits aux hommes, ou une sorte de condamnation, je dis: « Il n’en est rien. Personne n’est parfait, même nous. Je suis la première à l’avouer ». Bien des gens ont eu une difficulté à comprendre que mon propos n’avait pas d’animosité, ou d’hostilité, mais qu’il s’agissait de comprendre, d’essayer au moins, sans prétendre avoir la solution à tout.
Maintenant, je veux remercier ceux qui m’ont encouragé, et soutenu dans mon projet.

Et puis, à vous, qui m’avez accordé cette interview, je vous dis merci.

 

Caroline_Fabre-Rousseau_Edilivre

Rencontre avec Caroline Fabre-Rousseau, auteure de « Les Belles Esclaves »

Caroline_Fabre-Rousseau_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« Les belles esclaves » sont ces esclaves d’hier qui chuchotent à l’oreille des femmes d’aujourd’hui : « Soyez libres ».

Pourquoi avoir choisi le genre poétique pour vous exprimer ?
La poésie, c’est la liberté d’expression par excellence. On utilise les mêmes mots que dans le langage courant, mais on les arrange comme on veut et ils deviennent puissants, savoureux, chantants.

Vous faites parler des femmes soumises et révoltées, vous sentez-vous engagée dans la cause féminine ?
Oui. Au quotidien, j’ai trois garçons et une fille que j’ai à cœur d’élever dans le respect des femmes et le partage des tâches.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Tout type de lecteur peut se retrouver dans mon recueil.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
La sincérité et l’empathie. J’ai fait miennes les souffrances de femmes connues ou inconnues.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Notre quotidien de femme occidentale « libre » regorge de pièges. Nous pouvons facilement être esclaves, si nous n’y prenons garde : agenda surchargé pour mener tout de front, jeunesse éternelle obligatoire, vie sociale frénétique, enfants parfaits, mari parfait… La poésie est une façon de prendre de la distance, de savourer des instants perdus, inutiles, de sortir du cadre.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Un deuxième roman sort bientôt, intitulé « Café zébré, thé à la menthe ». J’ai commencé le troisième, consacré à une femme peintre du XIXème siècle, pour qui ce n’était pas simple de percer dans un monde assez misogyne.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
La liberté d’aujourd’hui est intérieure. C’est une chance extraordinaire, dont nous ne sommes pas toujours conscients.

Michèle_Rosenzweig_Edilivre

Rencontre avec Michèle Rosenzweig, auteure de « Déclinaison de femmes »

Michèle_Rosenzweig_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Ce sont six histoires de femmes qui vont  de la jeune fille à la vieille dame, à des moments clés de leur féminité. Une prise de conscience à chaque fois.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
C’est une interrogation sur ma féminité. J’avoue que les six héroïnes me ressemblent beaucoup. Je pense que je ne suis pas la seule femme à être en dehors des normes de la féminité, et que le lecteur, la lectrice peut s’y retrouver ou y découvrir une profondeur cachée.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Justement aux lectrices peut être d’abord, mais aussi aux lecteurs parce que le féminisme actuel a bouleversé notre façon de penser et d’être. J’ai voulu présenter des interrogations parce que le féminisme pur et dur ne me satisfait pas.

Que symbolise pour vous la féminité ?
La part complémentaire de l’homme  et non sa part rivale. Une façon authentique d’être une femme de nos jours en dehors des clichés. Le droit à la douceur, la beauté, le charme, autrement. Un charme plus enfoui que l’image que l’on donne avec son physique.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Je voudrais que les femmes se trouvent une nature propre hors des conventions sociales, qu’elles osent être elles mêmes, voire différentes,  qu’on les aime pour ce qu’elles sont et pas des images de magazines, ni des superwomen, ni des caricatures de femmes. Les blagues sur les blondes ou les femmes au volant m’horripilent par exemple.

Comment êtes-vous parvenue à construire ces portraits féminins si authentiques ?
C’est toujours moi que j’ai mis en scène. Moi jeune, moi mûre, moi vieille. D’autres femmes comme ma mère, ma grand-mère, mes amies m’ont aidée à enrichir ces portraits. C’est la vraie vie que je décris.

Quels thèmes vous inspirent le plus ?
Il me semble que c’est la recherche de soi, et en extension la recherche de dieu, de soi dans l’univers.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je voudrais dire à mes lectrices que je les trouverai toujours belles pourvu qu’elles soient vraies, et à mes lecteurs qu’ils trouvent en la femme non pas leur idéal mais leur complément nécessaire tout en le respectant profondément. La femme est pour les hommes un mystère parce qu’elle ne s’est pas assez dévoilée. Ce livre dévoile une part de ce mystère. Parce que c’est une femme avide d’authenticité qui l’a écrit.

 

Jean-Jacques Vitrac dans Femmes Magazine pour son ouvrage  » Anne Beffort ou comment donner du sens a sa vie : la victoire d’une femme seule face a un monde d’hommes  »

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Rencontre avec Geneviève Gautier, auteure de  » Sous l’aile du destin « 

Geneviève_Gautier_EdilivrePouvez-vous introduire en quelques mots votre roman ?
J’ai préféré inventer plutôt que d’écrire une biographie. Je me suis d’abord basée sur un récit qui avait circulé dans les milieux de Londres, car il m’avait paru capable de retenir l’intérêt des lecteurs. Je l’ai transposé dans la région de France que j’habitais à l’époque : le Berry. En même temps, je me suis inspirée des châteaux de la région (il y en a beaucoup) et de la route Jacques Cœur. Mon livre est un regard sur le passé du siècle, une saga qui commence vers 1912 et se termine en 1947 environ.

Que représente le personnage de Véronique – ses frustrations, ses espoirs ?
Véronique est certes le personnage central, mais dans le déroulement du temps, son histoire se poursuit à travers celle de sa future belle-fille, Laurence. Celle-ci continue en effet de lutter en faveur de la libération des femmes et agit pendant la guerre de 39-45 comme Véronique aurait aimé le faire elle-même, si elle l’avait pu.
Véronique se révolte contre tout ce qui lui parait injuste. Ses frustrations proviennent d’une éducation orientée, qui manipule les femmes sans qu’elles le comprennent. La première frustration, et non des moindres, celle qui marque à jamais la femme, provient d’un mariage arrangé pour des raisons financières, sans aucun sentiment. Ensuite, à l’arrivée du neveu de son mari, Véronique prend conscience de ce qui lui a manqué au cours des années, la jeunesse de celui qu’elle tenait dans ses bras !
A côté de la vie provinciale ennuyeuse et monotone, la vie dans la capitale pourrait être passionnante. Les spectacles, les livres, les gens, tout serait différent. Elle écoute Xavier et Paris se met à briller de tous ses feux tentateurs aux yeux de son imagination.

Vous avez choisi d’ancrer votre récit dans la première moitié du XXème siècle. Pourquoi cette période en particulier ?
Quand j’ai décidé d’écrire un roman, je savais qu’il fallait choisir un sujet qui me tienne particulièrement à cœur. Or qu’est-ce qui nous tient le plus à cœur, sinon notre jeunesse ? J’ai atteint mes dix-huit ans en juin 40. Mon sujet s’imposait : l’amour et la guerre ! Quel sujet ! Digne d’inspirer les plus grandes tragédies. Sans m’élever jusqu’à ce niveau, j’ai consacré environ deux cents pages à la guerre et mes lecteurs les ont particulièrement appréciées. Tous les détails descriptifs sont exacts, la drôle de guerre 39-40, le théâtre, la radio, la BBC, Londres, etc. Le personnage du libraire a réellement existé comme je l’ai décrit, c’était le mien. J’ignore son nom véritable, mais il était belge. On devrait pouvoir le retrouver dans les archives. J’aurais voulu rester à Paris, mais en juin 40, ma famille m’a envoyée dans le Berry avec ma grand-mère, désolée, elle aussi de quitter la capitale. Les jeunes gens que je voyais chez le libraire me passionnaient, en particulier ce Roland du roman, qui n’était autre que Roland Laudenbach, futur directeur des Editions de la Table Ronde et auteur de dialogues de films.
Je n’ai donc retrouvé le libraire que lorsque je suis revenue à Paris en 45, j’étais entrée dans l’armée de l’Air. Il m’a dit qu’il avait regretté mon départ. Sa sœur m’a dépeint d’abord son rôle de Résistant pendant l’occupation, puis sa maladie et sa mort, comme je l’ai raconté. J’ai essayé de reconstituer son rôle. Je n’ai pas été aidée dans mon travail de romancière, j’ai donc inventé le voyage jusqu’à Londres de Michel ; j’espère qu’il est à peu près plausible. Je ne pouvais pas décrire ses missions secrètes, qu’il est supposé accomplir, car j’en étais incapable. Même mon mari, qui a été Résistant de la France Libre, ne m’a rien dit, en dehors de ce que tout le monde savait. Il faisait seulement remarquer, par exemple : « Pour mon baptême de l’air, j’ai vécu le décollage, mais pas l’atterrissage de l’avion ». J’étais obligée de me contenter de petites phrases de ce genre !
Au passage, j’ai souhaité rendre hommage à un de mes grands oncles, Wladimir de Tannenberg, agrégé de mathématiques, auteur de ce merveilleux manuscrit Les Courbes à Torsion Constante, que j’ai vu de mes yeux et admiré depuis mon enfance, mais qui a disparu pendant la guerre. Et cela, je n’ai pas pu l’encaisser ! Ceci dit, je me suis beaucoup amusée en écrivant ce chapitre, car je me suis livrée à ma fantaisie.

Le thème principal de votre roman est l’amour que votre personnage principal va découvrir et expérimenter. Pouvez-vous nous en dire un peu plus ?
Mon héroïne se demande après sa nuit de noces : « Finalement, qu’est-ce donc que l’amour ? S’agit-il uniquement de l’union des corps ? Faut-il s’en contenter ? Que comprennent les hommes ? Pour eux, bien souvent, avec le physique, tout est dit. La femme est différente. »
De façon paradoxale, ce qui sauve Véronique c’est sa sensualité, qui lui permet de rendre supportable ce qu’elle doit subir. C’est la première période de son existence, vie conjugale, naissance de ses filles. Deuxième période, l’arrivée de Xavier, elle s’enflamme. Son rêve, en lui faisant espérer l’amour réciproque et le cadeau d’une vie brillante, s’impose avec une telle force qu’elle trouve en elle-même des ailes, pour s’arracher à tout ce qui comptait le plus dans sa vie. Ce n’est que vers les quarante ans, dans la troisième période, qu’elle éprouvera enfin cette passion, ce bel amour qu’elle a toujours souhaité plus ou moins consciemment. Né au cours de l’action, hélas, il ne peut pas durer.

Qu’est-ce que votre roman nous apprend sur la société du début du siècle ?
Comment ai-je pu inventer une pareille nuit de noces ? Si des scènes de ce genre ont dû souvent exister à cette époque, c’est à cause des lois qui donnaient une suprématie totale à l’homme et presque aucun droit à la femme. Et de plus dans « la société » les mariages sont des affaires d’argent. La beauté est une valeur « marchande » ou presque. Quant à l’homme, sa tyrannie devient la loi du ménage.
Quand le prétendant vient faire sa cour, c’est toujours en présence de sa future belle-mère, pour protéger la virginité de la fiancée. Une seule entrevue en tête-à-tête aurait pu faciliter la naissance d’un sentiment. C’est le contraire qui se produit, Véronique est très choquée. Sa mère, fausse consolatrice, lui propose la parodie d’un sentiment, parodie qu’elle ne veut pas accepter. La Belle Epoque est hypocrite. Robert lui demande sa main, on sait bien qu’elle va accepter, dans sa situation, elle ne peut pas faire autrement. Elle comprend parfaitement qu’il s’agit d’une affaire.
Elle ne connaît pas vraiment son fiancé et se demande comme il va se comporter. A cause du caractère ardent et impatient de Robert, une crise survient. C’est une bataille. Pour Véronique, c’est comme un viol légal. Quel choc !
On a voulu lui faire croire qu’elle n’avait qu’à subir, que c’était son rôle, qu’elle devait ‘rester modeste et à sa place ‘, obéir  était sa destinée, sa vocation. On ne lui a pas laissé d’autre choix. On a jugé qu’une instruction limitée était bien suffisante, on l’a presque persuadée que puisque la femme est plus faible que l’homme physiquement, il en est de même sur le plan intellectuel. Elle aurait peu d’aptitudes pour les sciences. Il n’y a que deux carrières respectables pour une femme : l’enseignement et le métier d’infirmière. En général les femmes qui gagnent leur vie sont à plaindre. Les autres, les femmes mariées, sont perpétuellement enceintes.
Enfin on ignore l’art d’aimer, les secrets du corps féminin. La sensualité est un péché, on n’en parle jamais. La chance de Véronique, c’est qu’elle est très douée pour la volupté. C’est bien le tableau de la Belle Epoque, évidemment il n’était pas toujours aussi excessif. Après avoir été tellement frustrée, la femme se venge en prenant un amant.
Tout va changer. Véronique se révolte. La guerre va révéler les femmes qui remplacent au travail les hommes absents. La belle jeunesse a été fauchée, conséquence, ce sont les années folles. Les choses semblent s’équilibrer à partir de 1930, puis c’est la deuxième guerre mondiale. A travers tant d’évènements tragiques, la vie n’est pas commode, ni pour les hommes, ni pour les femmes, mais les barrières tombent, la lutte commune les rapproche.

Votre héroïne, prisonnière de son mariage, fait un peu penser à Madame Bovary de Flaubert. Une influence ? Y a-t-il des auteurs qui vous ont beaucoup influencée ?
Si j’ai été influencée par Flaubert, je ne crois pas, ou alors c’est inconsciemment. Je le lisais à quinze ans. Ce que j’aimais, c’était les belles descriptions dans Salambô. Chacun peut penser ce qu’il veut.
Je ne me suis pas du tout référée à la littérature, même si je l’ai étudiée, car la vie amenait de tels problèmes et si tragiques, que c’est la vie qui s’imposait au premier plan. La mienne, en moi et l’entourage et les récits que l’on me faisait. Donc, j’avais retenu et noté en dix pages le récit d’une amie, l’histoire vraie d’une anglaise de la haute société qui, mariée et ayant deux filles, abandonne son mari et son foyer pour vivre avec un autre. Elle a alors un fils qui devient extrêmement brillant… Voilà le sujet que j’avais choisi en premier.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je les remercie de me lire, ainsi, en quelque sorte je me trouve auprès d’eux.