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Les adaptations littéraires du printemps

Les livres adaptés au cinéma ou en séries étaient déjà nombreux l’année dernière, mais l’année 2018 promet déjà d’être aussi riche en adaptations littéraires. Dans cet article, nous vous proposons une sélection d’adaptations de romans à découvrir au cinéma en ce début d’année.

Le 15 :17 pour Paris

Le 15 :17 pour Paris est l’adaptation du livre écrit par Anthony Sadler, Alek Skarlatos, Spencer Stone et l’auteur Jeffrey E. Stern sorti le 31 janvier dernier. Il revient sur l’attentat du train Thalys le 21 août 2015, à destination de Paris, déjoué par trois jeunes américains qui voyageaient en Europe. Ils jouent tous les trois leurs propres rôles dans ce film de Clint Eastwood sorti le 7 février dernier. L’adaptation revient également sur leur enfance, leur amitié et leur parcours, ainsi que sur la série d’évènements qui les ont amenés à bord de ce train.

 

 

 

Le Labyrinthe 3 : le Remède mortel

La même semaine, l’ultime volet de la trilogie de James Dashner arrive enfin dans les salles obscures. La sortie du film était initialement prévue pour février 2017, mais le tournage avait été arrêté suite à un accident de son acteur principal, Dylan O’Brien. Dans ce dernier volet, Thomas et les Blocards s’engagent dans une ultime mission, plus dangereuse que jamais : trouver un remède contre La Braise, un virus mortel qui dévaste l’humanité. Les deux premiers films avaient réuni plus de six millions de spectateurs en France.

 

 

 

Fahrenheit 451

L’adaptation du célèbre roman de science-fiction dystopique de Ray Bradbury verra le jour au printemps 2018. Fahrenheit 451 évoque une société totalitaire dans laquelle les pompiers sont chargés d’incendier tous les livres existants, car ils empêcheraient les gens d’être heureux. Jusqu’au jour où Guy Montag, l’un d’entre eux, brave l’interdit en sauvant un livre des flammes avant de se plonger dedans. Cette dystopie avait été mis en scène une première fois en 1966 par François Truffaut. Elle sera cette fois adaptée en téléfilm sur la chaine HBO par Michael Shannon.

 

 

 

Ready Player One

Après Pentagon Papers sorti en janvier dernier, Steven Spielberg nous plonge dans un futur chaotique où un univers virtuel pallie la misère réelle. Il s’agit de l’adaptation du roman éponyme d’Ernest Cline paru en 2011. La sortie du film est prévue pour le 28 mars et l’auteur a déjà révélé qu’une suite était en cours d’écriture.

 

 

 

 

L’extraordinaire voyage du fakir qui était resté coincé dans une armoire Ikea

Ce roman de Romain Puértolas raconte l’histoire d’un fakir-escroc indou venu à Paris pour acheter un lit à clous dans un magasin Ikea. Il se retrouve coincé dans des conditions loufoques dans une armoire et commence un long périple qui l’emmènera aux quatre coins de l’Europe. Le film a pris du retard sur sa sortie initiale suite au changement de dernière minute de réalisateur. Il sortira finalement sur les écrans le 30 mai.

Le top 06 des auteurs français les plus lus en France durant l’année 2016

La France a toujours abrité de grands auteurs tels que Molière, Voltaire, Victor Hugo… Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que la littérature occupe une grande place dans le cœur des français. Aujourd’hui, nous vous proposons de vous mettre à jour sur les best-sellers proposés par l’hexagone. Découvrez dès maintenant le top 6 des auteurs français les plus lus en France durant l’année 2016.


1-Guillaume MUSSO
– 1.833.300 exemplaires

Né en 1974 à Antibes, il est l’un des auteurs français les plus connus dans le monde. Son roman Et Après… sorti en 2004 et retraçant l’histoire d’un enfant de 10 ans après une expérience de mort imminente se vend à plus de 3 millions d’exemplaires et est traduit dans plus de vingt langues. Parmi ses titres les plus célèbres on retrouve : Sauve-moi Seras-tu là ? Parce que je t’aime Je reviens te chercher Que serais-je sans toi ? La Fille de Papier etc…

 

 

Pour plus d’informations : www.guillaumemusso.com

 

2-Michel BUSSI – 1.135.300 exemplaires

Né en 1965 à Louviers, c’est un auteur français de romans policiers. Il est également professeur de géographie à l’université de Rouen. Son premier livre Code Lupin paraît en 2006. C’est un auteur qui est très apprécié du public et primé à plusieurs reprises. En 2013, Michel Bussi devient l’auteur français de polars le plus lu et accède à la 8ème place au palmarès des auteurs français les plus vendus. Parmi ses œuvres les plus connues : Omaha Crimes Un avion sans elle  Ne lâche pas ma main N’oublier jamais Maman à tort et Le temps est assassin.

 

 

Pour plus d’informations : www.michel-bussi.fr

 

 

3-Marc LEVY – 1.024.200 exemplaires

Né en 1961 à Boulogne-Billancourt, Marc Lévy est l’un des auteurs français les plus connus à l’étranger. Son premier livre, Et si c’était vrai paru en 2000 et écrit pour son fils, connaît un succès mondial et est adapté au cinéma par Steven Spielberg en 2005. Après ce premier succès, Marc Lévy se consacre exclusivement à l’écriture. Tous ses romans figurent en tête des ventes annuelles en France dès leur parution. Parmi ses œuvres les plus connues : Où es-tu ? 7 jours pour une éternité Vous revoir Le voleur d’ombres Elle et lui

 

 

Pour plus d’informations : www.slog.fr/marclevy

 

4-Françoise BOURDIN – 679 300 exemplaires

Née en 1952 à Paris, c’est une écrivaine française ayant publié une quarantaine de livres pour le moment. Ses écrits tournent essentiellement autour des drames familiaux. Ses personnages ont souvent une histoire à laquelle le lecteur peut s’identifier. Son leitmotiv étant « Des histoires qui nous ressemblent ». C’est un auteur discret, pas très au-devant de la scène. Parmi ses œuvres les plus connues : D’eau et de feuA feu et à sang La promesse de l’océan Au nom du pèreUn mariage d’amour

 

Pour plus d’informations : www.francoise-bourdin.com

5-Laurent GOUNELLE -675 400 exemplaires

Né en 1966, diplômé en Sciences économique et consultant en ressource humaines pendant quinze ans, il commence à écrire son premier roman en 2006 après une année chargée en émotion, la perte de son père et de son meilleur ami, la naissance de son fils. Laurent Gounelle sort son premier roman L’homme qui voulait être heureux en 2008 qui devient un best-seller mondial à la tête des ventes en France et traduit dans plus de vingt langues. Parmi ses œuvres : Les Dieux voyagent toujours incognito (Prix roman d’entreprises 2011) Le philosophe qui n’était pas sage Le jour où j’ai appris à vivre Et tu trouveras le trésor qui dort en toi.

Pour plus d’informations : www.laurentgounelle.com

 

6-Gille LEGARDINIER – 604 000 exemplaires

Né en 1965 à Paris, Gille Legardinier est un auteur et scénariste français. Il a travaillé sur les plateaux de cinéma américains et anglais. Il a réalisé des spots publicitaires ainsi que des bandes annonces pour des documentaires et des films à gros budget. Aujourd’hui en plus de l’écriture il s’occupe de la communication pour le cinéma pour de grands studios et rédige, en parallèle, des scénarios. Cet écrivain est capable d’alterner plusieurs genres différents. Parmi ses œuvres :  L’exil des anges (Prix SNCF du polar 2010) – Le sceau des maîtres Nous étions les hommes Demain j’arrête Complètement cramé…

Pour plus d’informations : www.gilles-legardinier.com

Des livres pour comprendre l’histoire des États-Unis

Première puissance mondiale, depuis toujours les États-Unis fascinent. De la nourriture à la musique en passant par le cinéma, la culture américaine influence le monde entier à commencer par la France. Leur histoire étant aussi riche que leur burger, il serait impossible de revenir sur tous les événements de l’histoire américaine. Aussi, au travers d’ouvrages, nous reviendrons sur trois des périodes les plus emblématiques de l’évolution du continent.

 

Les Pilgrim Fathers . . .

L’histoire commence avec le départ des « Pilgrim Fathers » en direction du Nouveau Monde (origine du territoire Américain). Persécutés par le roi Jacques Ier en raison de leur religion protestante, ils prirent la mer en 1620 à bord du dorénavant célèbre « Mayflower ».

Instant culture : à l’origine ce n’est pas un, mais deux bateaux qui partirent en direction du Nouveau Monde. Malheureusement, l’autre embarcation (appelée le « Speedwell ») dut abandonner l’expédition suite à de nombreuses avaries.

L’arrivée sur mayflowerle territoire fut compliquée et beaucoup de « Pères Pelerins » succombèrent au froid. La plupart doivent alors leur salut aux Indiens qui leur apprirent notamment à planter le maïs. Un an plus tard, pour remercier le seigneur et les autochtones, le gouverneur William Bradford organisa un grand dîner : Thanksgiving était né.

L’histoire parle un peu moins des persécutions perpétrées par les colons à l’égard des indiens ou encore des massacres de femmes suspectées d’être des sorcières. Sans doute un peu moins bucolique (voir la vidéo de Michael Moore sur le sujet).

Malgré cela, les colons sont considérés comme les fondateurs de l’Amérique moderne. Les origines de cette histoire passionnante, Nathaniel Philbrick la raconte dans son ouvrage « Le Mayflower : L’odyssée des Pères pèlerins et la naissance de l’Amérique ». Portraits, journaux d’époque, zoom sur des épisodes méconnus . . découvrez sous un nouveau jour l’histoire de ces pèlerins.

 

De la répression à l’émergence d’une culture Afro-Américaine  . . . 

La répression débuta tristement tôt au milieu du XVIIème siècle avec l’apparition de l’esclavage. Il faudra près de 100 ans avant que la première loi contre l’esclavage apparaisse dans l’État du Massachusetts en 1780.

Mais le chemin était encore long . . . Après plusieurs petites lois sans grande influence, c’est l’arrivée au pouvoir d’Abraham Lincoln en 1860 qui lança le début de la révolution. Ce fut le début de la « Civil War » (guerre de Sécession). Pour résumer, elle opposait le Sud de l’État profondément conservateur et pro-esclavagisme au Nord qui lui était favorable à l’abolition de cette pratique. Après une lutte acharnée de près de quatre ans, le Nord eut finalement raison avec la création du XIII amendement de la Constitution américaine qui supprima définitivement l’esclavage aux États-Unis.

Le combat de la communauté Afro-Américaine ne fut pas gagné pour autant. On ne peut parler de l’abolition de l’esclavage sans évoquer la monter de l’extrémisme comme les membres du Ku Klux Klan (KKK), réputés pour terroriser la population noire d’Amérique.

Cette haine persista encore des années plus tard et n’est par ailleurs toujours pas moralement révolue en Amérique. Néanmoins, de grandes figures comme Rosa Parks ou Martin Luther King ont contribuées dans les années 50 à l’évolution des mentalités. De leurs actions s’ensuivit un grand mouvement de protestation. De là, la culture Afro-Américaine longtemps censurée put enfin se développer.

De nombreux ouvrages sont symboliques de cette période très chargée. Parmi eux, on retrouve ce qui est certainement l’un des discours les plus emblématiques de l’histoire des États-Unis : « I have a dream ». On peut également citer les nombreuses biographies sur des acteurs majeurs de la libération du mouvement comme Abraham Lincoln, Rosa Parks (My Story), Richard Wright (Black boy) etc.

Il existe également des fictions symptomatiques de cette époque comme « Sula », roman de Toni Morrison narrant l’histoire de deux petites filles noires aspirant à une autre réalité. Pour l’aspect culturel, laissez-vous tenter par les biographies de musiciens de génie comme Nina Simone ou Ray Charles.

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Gun and fire . . . 

michaelLa violence et les armes sont profondément ancrées dans la société américaine. Du IIeme amendement stipulant que chaque homme blanc avait le droit de porter un fusil sur lui, en passant par la création du premier pistolet par Samuel Colt en 1836, les armes font partie du paysage Américain.

L’apothéose de cette violence fut certainement la création de la National Rifle Association (NRA) en 1871. Tristement liée au KKK dont nous parlions plus haut, cette organisation prône le culte des armes. À noter qu’elle est à ce jour toujours en activité.

columbineToutefois, le port d’arme en Amérique divise. Très prisée des conservateurs, la NRA a cependant été attaquée à de nombreuses reprises notamment par le président Barack Obama. Ce fut également le cas d’un réalisateur engagé sur le sujet : Michael Moore. Auteur de plusieurs documentaires à succès comme « Fahrenheit 9/11 » ou le célèbre « Bowling for Columbine » mettant en lumière l’une des plus grandes tueries perpétrées au sein d’un lycée.

Pour comprendre cette culture, vous pouvez évidemment lire les différents ouvrages de Michael Moore. Humour corosif et dénonciation vous permettront de comprendre en profondeur les vices américains. Plus sombre, « Columbine » de Susan KLEBOLD revient sur l’affreuse tuerie survenue dans la ville éponyme. Ce témoignage est d’autant plus poignant qu’il a été écrit par la mère de l’un des tueurs, Dylan Klebold.

Et vous, êtes-vous fan de la culture américaine ? Quelles sont les grandes figures qui vous ont marquées ?

Zoom sur les ouvrages les plus scandaleux de la littérature

Sous la couverture ou en catimini dans un parc, certains ouvrages sont difficiles à assumer. Sulfureux, dérangeants ou avant-gardistes, découvrez aujourd’hui un top 5 des romans qui ont fait scandale lors de leurs sorties.

 

 

Madame Bovary, Gustave Flaubert

madame-bovary« Madame Bovary », c’est d’abord l’histoire d’une femme qui s’ennuie. Femme d’un médecin de campagne un peu pantouflard, Emma rêve en secret d’une autre vie, loin de son quotidien monotone avec son mari et sa fille. Elle va alors prendre son avenir en main et accumuler les dépenses et les amants. Emporté par une vie fantasmée, le personnage d’Emma va faire scandale à sa sortie en 1857. Infidèle et loin des normes sociales de l’époque, « Madame Bovary » ira même jusqu’à conduire son auteur et son éditeur devant les tribunaux.

 

 

 

 

 

 

 

Justine ou les malheurs de la vertu, Marquis de Sade 

sadeMarquis de Sade s’est fait connaitre avec « Les cents vingt journées de Sodome », roman pornographique et violent. Depuis, il n’a cessé de choquer l’opinion publique avec des romans crus et controversés. C’est en 1971 qu’il publie « Justine ou les malheurs de la vertu ». Cette fois encore, Sade scandalise avec l’histoire malheureuse d’une jeune fille violée, tabassée par tous les hommes qu’elle rencontre. La vertu à la merci du vice. Apologie de la violence, blasphème et sexe, tous les éléments étaient réunis pour que le roman ne passe pas inaperçu. 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lolita, Vladimir Nabokov 

lolitaUn cap supplémentaire dans l’échelle du vice. Roman du célèbre écrivain américain Vladimir Nabokov, « Lolita » conte la relation pédophile entre un professeur et une jeune fille de 12 ans. Paru dans les années 50, l’ouvrage se heurta à la censure du gouvernement de la société américaine puritaine. Loin de décourager les lecteurs, cette interdiction participa à la notoriété du livre qui devint finalement disponible en 1958. Une dizaine d’années plus tard, « Lolita » attira même le milieu du cinéma, et plus précisément le réalisateur Stanley Kubrick qui l’adapta sur grand écran en 1962.

 

 

 

 

 

 

 

American Psycho, Bret Easton Ellis 

american-psycho-Portrait de Patrick un golden boy psychopathe et schizophrène, « American Psycho » défraya la chronique à sa sortie en 1991. Boîtes branchées, drogues, argent et violence extrême (le personnage va jusqu’à tuer et décapiter ses victimes), le livre choqua l’opinion à tel point que l’éditeur de Bret Easton Ellis refusa de publier le roman. Mauvais calcul : accepté par une autre maison d’édition, « American Psycho » se vendit à plusieurs millions d’exemplaires dans le monde. Tout comme « Lolita », il a même été adapté au cinéma en 2000 par le réalisateur Mary Harron. 

 

 

 

 

 

 

 

Tintin au Congo, Hergé

tintin au  congoS’il y a bien un ouvrage que l’on ne pense pas scandaleux, c’est bien « Tintin » ! Et pourtant . . . Portrait de l’Afrique colonisée, le livre ne fit pas scandale immédiatement à sa sortie. C’est seulement après la décolonisation que Hergé fut accusé de véhiculer des valeurs racistes, faisant l’apologie d’une idéologie colonialiste moquant les autochtones. L’auteur de « Tintin » fut même menacé d’interdiction de publier par plusieurs associations antiracisme. Au final, l’album sera simplement déplacé dans le rayon adulte.

 

 

 

 

 

 

 

Et vous, quels ouvrages vous ont choqués ?

La culture gay à travers les livres

À l’occasion de la Gay Pride qui aura lieu demain à Paris, nous vous proposons un petit florilège de la littérature LGBTQ. Fiction, sociologie et histoire, plongez dans un univers gai et coloré . . .

 

Gay Pride l’Histoire, Olivero Toscani 

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Quoi de mieux pour commencer ce classement que de revenir sur les origines de la Gay Pride. C’est en tout cas la mission que s’est donné Oliviero Toscani dans son livre « Gay Pride l’Histoire ». Célèbre photographe des années 80, il a notamment collaboré avec le magazine Elle, Vogue, Harper’s Bazar, ou encore Paris Match. Plus que de simples outils de publicité, ces photographies sont devenues avec le temps de véritables symboles de la lutte contre l’homophobie, le racisme ou encore le sida. Il est également l’un des acteurs majeurs du plus gros coup de communication de l’association Act Up :  le fameux préservatif sur l’Obélisque de la Concorde. De multiples raisons de vous laisser emporter par ce livre captivant. 

 

 

 

 

Global Gay, Frédéric Martel 

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On continue ce top avec un ouvrage passionnant. Dans « Global Gay ; La longue marche des homosexuels », Frédéric Martel parcourt le monde afin d’analyser la place et les droits des homosexuels dans les différents pays du globe. Pour cela, en cinq ans l’auteur s’est rendu dans près de 45 pays et a rencontré des centaines de locaux prêts à partager leur expérience. L’occasion de faire le point sur les avancées et les inégalités qui persistent pour la minorité LGBTQ. Ainsi, on apprend par exemple qu’en Iran les homosexuels risquent encore aujourd’hui la pendaison. Ce pays n’est pas un cas isolé : huit autres infligent la même sentence. Fort heureusement, ils sont nombreux à avoir évolué. C’est notamment le cas de la France où le mariage gay est maintenant légalisé. Sans jamais tomber dans le pathos ou la victimisation, le livre retrace avec justesse les conditions de vie de la communauté LGBTQ et l’évolution progressive des mentalités dans le monde.

 

 

 

 

Dictionnaire des cultures gays et lesbiennes, Collectif 

dictionnaire gays et lesbiennes

Pour celles et ceux qui souhaiteraient en savoir plus sur la culture LGBT : ce dictionnaire est fait pour vous ! 600 articles, 200 illustrations, une cinquantaine de dossiers thématiques sur le cinéma, le féminisme ou encore la publicité, tous les sujets y sont abordés. En plus des aspects culturels (littérature, artistique etc.), l’ouvrage apporte également un regard sur l’évolution des modes de vie LGBTQ depuis la fin du XIXème siècle. L’occasion de comprendre les enjeux sociaux et juridiques qui découlent de cette culture gay. Bien que l’ouvrage soit davantage centré sur la France, le lecteur pourra également découvrir les grandes figures du mouvement à l’étranger comme Virginia Woolf ou Pasolini. Un dictionnaire de référence pour tous les curieux de culture.

 

 

 

 

 

Harvey Milk, Randy Shilts

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On poursuit ce classement avec la biographie de l’un des acteurs les plus importants du mouvement LGBTQ. Harvey Milk fut en 1977 le premier homme politique ouvertement homosexuel à se voir confier un poste au conseil municipal de San Francisco. Dès lors, il n’aura de cesse de lutter contre les discriminations à l’égard de la communauté dans toute l’Amérique. Un homme fort et engagé, qui fut malheureusement tragiquement assassiné seulement onze mois après sa prise de fonction. Témoin de la difficulté des minorités à faire valoir leurs droits, Harvey Milk restera néanmoins une figure emblématique de l’Histoire. Une vie et un engagement passionnants que le réalisateur Gust Van Sant porta à l’écran en 2008. Dans le rôle principal, l’acteur Sean Penn. Sur le même thème, vous pourrez également découvrir l’ouvrage de Safia Amor : « Harvey Milk : non à l’homophobie ».

 

 

 

 

Rainbow warriors, Ayerdhal 

rainbow warriors

Enfin, on termine ce top en beauté avec un roman loufoque et déjanté. « Rainbow Warriors », c’est l’histoire d’un général de division, Geoff Tyler, qui va contre sa volonté être mis à la retraite. À la place, il se voit confier la direction d’une armée privée. L’objectif est simple : parvenir à faire tomber le dictateur d’un État africain afin de permettre le bon déroulement des élections. Tout semble se dérouler sans accroc à un détail près : l’armée est majoritairement composée de personnes issues de la communauté LGBT. Un thriller à la fois intense, rempli d’émotions et surtout irrésistiblement hilarant. Un ouvrage  politiquement incorrect qui fait du bien !

 

 

 

 

 

N’hésitez pas à nous dire quels sont les romans LGBTQ qui vous ont marqués et inspirés.

Mary Poppins un roman avant d’être un film

Tout le monde connaît Mary Poppins. Pourtant, peut connaissent Pamela Lyndon Travers, la romancière australienne qui en 1934 a créé la célèbre nounou. Personnage qui a inspiré Walt Disney pour un long-métrage qui ne vit le jour que trente ans plus tard…

Une adaptation non désirée
Avant d’être star de cinéma, Mary Poppins est l’héroïne d’une série de huit romans à succès qui font le bonheur et la fierté de Pamela Travers. Pas étonnant que la romancière ait donc voulu préserver son trésor pendant de si longues années. En réalité, ce sont les filles de Walt Disney, grandes fans de la super-nounou, qui le supplient d’adapter le livre. S’ensuit alors un véritable parcours du combattant pour le producteur.

Le film des studios Disney, intitulé « Dans l’Ombre de Mary« relate la relation houleuse entre la romancière et le papa de Mickey. Houleuse, oui, car les deux artistes sont tout bonnement incompatibles : elle est froide et psychorigide, il est agréable et fantaisiste. Les acteurs Emma Thompson et Tom Hanks incarnent à merveille ces deux antagonistes.


Vingt ans de réflexion
En réalité, les deux génies peinent à trouver un terrain d’entente pour adapter ensemble « Mary Poppins », à tel point que le « supercalifragilisticexpialidocious » apparaît comme le comble du ridicule aux yeux de la romancière. Consciente d’avoir les cartes en main, elle énumère des interdits à la troupe de Disney en ce qui concerne l’adaptation de son œuvre, à commencer par bannir toutes chansons et dessins-animés. Courtisée pendant 20 ans par Walt Disney, Pamela Travers accepte finalement à regret l’adaptation de son livre phare en 1961, pour régler des soucis d’argent.

Un outrage au roman
Finalement, la romancière détesta le film, au point qu’elle serait sortie en larmes lors de la première projection. Selon elle, son œuvre était censée s’adresser aux adultes tandis que celle de Disney lui a semblé enfantine, et son héroïne trop excentrique.  A sa mort, en 1996, l’auteure a laissé un testament plutôt catégorique : plus question de céder les droits à un quelconque réalisateur et plus jamais d’adaptation de son œuvre !

Comment réagiriez-vous si votre roman était adapté au cinéma ? Souhaiteriez-vous tenir les rênes ou seriez-vous ouvert à une éventuelle relecture de votre œuvre ? 

Sélection de livres sur le cinéma

La 70ème édition du Festival de Cannes commence !

 

Il est aujourd’hui l’événement culturel et cinématographique le plus prestigieux et le plus médiatisé dans le monde. Le Festival de Cannes a ouvert ses portes pour la première fois il y a 70 ans, en 1946.

Aujourd’hui encore, il a pour vocation de mettre en avant des œuvres de qualité et de favoriser de développement du 7ème art. Le Festival vise également à révéler des réalisateurs prometteurs.

 

 

 

Pour célébrer la 1ère journée du Festvial, nous vous proposons une sélection de livres sur le cinéma, disponibles aux formats papier et numérique.

 

 

 

Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_Edilivre

Les meilleurs adaptations de livres sur le grand écran

Faire vivre sur le grand écran nos personnages de romans préférés n’est pas chose facile. Lorsque l’on se lance un tel défit cela peut parfois donner un résultat décevant. Nous allons détailler ici pour vous ce que l’on pense être le top 10 des meilleures adaptations cinématographique.

Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_EdilivreLes liaisons dangereuses de Choderlos de Laclos
Un couple d’acteurs époustouflants permet à cette œuvre immensément célèbre de revivre et de connaître une nouvelle jeunesse. Pour toute une génération, Valmont aura toujours les traits de John Malkovitch. Stephen Frears réussit à mettre en scène les trahisons et les jeux pervers de la marquise de Merteuil et de ce Valmont au profil psychologique très intéressant.

Gatsby, le magnifique de Francis Scott Fitzgerald Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_Edilivre
Avant sa sortie, le film avait suscité beaucoup d’interrogations. Serait-il à la hauteur de cette œuvre qui décrit si bien l’univers richissime des années 20 ? Eh bien oui, le pari est réussi ! Les décors sont flamboyants et fastueux, les sentiments sont parfaitement décrits et DiCaprio interprète à merveille le rôle de ce milliardaire qui peut tout acheter, sauf l’amour de sa vie.

Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_EdilivreLe Guépard de Giuseppe Tomasi di Lampedusa
Plongez au cœur de la Sicile en compagnie du prince don Fabrizio Salina pour assister à la fin de l’aristocratie italienne ! Don Fabrizio a peur de cette nouvelle situation mais il est rassuré par son neveu Tancrède, qui lui est prêt à tirer avantage de ce tournant de l’histoire. Et qui mieux que le jeune Alain Delon pour jouer ce représentant de la nouvelle noblesse italienne ? Personne apparemment puisque le film a obtenu la Palme d’Or du Festival de Cannes en 1963.

Le Nom de la rose d’Umberto Eco Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_Edilivre
Le livre, publié en 1980, est adapté par Jean-Jacques Annaud dès 1986. Ce roman, considéré comme un policier médiéval, est fondé sur la division de la chrétienté, en 1327 entre le pape et l’empereur. Une série de meurtres est perpétrée et l’enquête commence. Le film, servi par un casting de rêve, notamment grâce à Sean Connery dans le rôle du moine franciscain Guillaume de Baskerville, nous plonge dans l’ambiance monastique des abbayes du Moyen-Âge, tout en restant très moderne grâce à un suspense haletant.

Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_EdilivreCharlie et la Chocolaterie de Roald Dahl
Un peu de douceur dans ce classement ne peut pas faire de mal ! Les lecteurs de Charlie et la Chocolaterie s’imaginaient-ils Willy Wonka sous les traits de Johnny Depp ? Dans tous les cas, il joue ce rôle à la perfection. Mi-chocolatier, mi-savant, ce génie donne toute sa saveur au film. Les décors acidulés et colorés construits par Tim Burton sont fidèles au roman et nous font voyager dans un univers de sucreries et de chocolat.

Je vais bien, ne t’en fais pas d’Olivier Adam Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_Edilivre
Tout en douceur, Je vais bien, ne t’en fais pas nous dévoile le quotidien d’une jeune fille, Lili, dont le frère jumeau a quitté le domicile familial sans raison apparente, et ne donne depuis plus signe de vie. Lili plonge dans une profonde dépression, jusqu’à ce qu’elle reçoive un jour une carte de lui, lui demandant de ne pas s’inquiéter. Elle reprend alors goût à la vie, et décide de partir à sa recherche. La caméra de Philippe Lioret filme avec bienveillance le parcours de Lili, qui lutte pour retrouver son frère.

Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_EdilivreL’Écume des jours de Boris Vian
L’univers décalé de Boris Vian méritait un talent hors du commun pour mettre en images les inventions les plus folles de Colin. Le monde du cinéma l’a trouvé en la personne de Michel Gondry, déjà remarquable pour ses histoires loufoques dans ses films précédents comme Soyez sympas, rembobinez ! Le réalisateur rend parfaitement à l’écran les décors poétiques de L’Écume des jours, et tout sonne juste dans cette histoire d’amour éternelle entre Colin et Chloé.

Le Seigneur des anneaux de J. R. R.Tolkien Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_Edilivre
Les fans ont eu peur, très peur, de l’adaptation au cinéma de cette trilogie considérée comme une œuvre majeure. Même si certains puristes sont mécontents de cette version sur écran géant, la plupart des lecteurs de J. R. R. Tolkien s’accorde à dire que la transposition est réussie. Heureusement, puisqu’il s’agissait d’un des projets les plus ambitieux de l’histoire du cinéma, avec un budget de 285 millions de dollars.

Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_EdilivreNe le dis à personne… d’Harlan Coben
Lorsqu’on lit les romans d’Harlan Coben, on a l’impression qu’ils sont faits pour être adaptés au cinéma. Le suspense est à son comble à chaque chapitre et les dialogues fusent. Pour sa première réalisation, Guillaume Canet a fait fort. Il obtient d’ailleurs le César du meilleur réalisateur en 2006 pour ce film à couper le souffle, à la fois thriller et histoire d’amour bouleversante.

Le pianiste de Władysław Szpilman Top_10_des_meilleures_adaptations_cinématographiques_de_roman_Edilivre
Roman autobiographique, Le pianiste a pour cadre le ghetto de Varsovie pendant la Seconde Guerre mondiale. Le jeune pianiste juif Władysław Szpilman tente d’échapper aux lois nazies. C’est sa passion pour la musique qui va de nombreuses fois le sauver de la volonté d’extermination des allemands. Roman Polanski signe avec Le pianiste un film bouleversant. Adrien Brody joue le rôle de ce pianiste prêt à tout pour s’en sortir et nous emmène avec lui dans cette quête d’humanité.

Pensez-vous que ce soit une bonne idée d’adapter un roman au cinéma ? Quelle est selon vous l’adaptation cinématographique la plus réussie ?

EDITO

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Des scénaristes en panne d’inspiration ?

Lorsque l’on observe le nombre croissant d’adaptations cinématographiques de nos livres favoris, la question peut effectivement se poser.

Sur la dernière semaine, pas moins de 3 adaptations ont vu le jour dans les salles obscures : « La fille du train » (Paula Hawkins), « Réparer les vivants » (Maylis de Kerangal) et « Mal de pierres » (Milena Agus).. Si les deux premières proposent respectivement une adaptation américaine d’un auteur américain et une adaptation française d’un auteur français, « Mal de pierres », lui, est une adaptation Franco-Belge d’un auteur italien.

Ces différents exemples permettent de montrer que les adaptations cinématographiques ne sont pas destinées uniquement à la littérature anglophone, mais que nous sommes bien en face d’un phénomène mondial voué à prendre un peu plus d’ampleur année après année.

Si littérature et cinéma entretiennent un lien si étroit, c’est avant tout grâce au coté « bankable » de certaines licences.

Aujourd’hui, adapter des sagas telles que « Harry Potter« , « Le Seigneur des Anneaux » ou encore « 50 nuances » c’est l’assurance d’une base de fans déjà conquis qui se rendront à coup sûr dans les salles obscures. De même, l’adaptation d’ouvrages d’auteurs célèbres tels que Stephen King ou encore Dan Brown assure un succès immédiat.

Pour autant, la principale critique qui revient sempiternellement après le visionnage de ces films est identique :

illustration 1

Mais si la version papier est généralement privilégiée à son homologue du grand écran, pourquoi voit-on apparaître chaque année par dizaines des adaptations parfois creuses d’ouvrages à succès ?

La réponse est plutôt simple, et tient elle aussi sur une feuille de papier :

illustration 2

Avec une prise de risque minime, on dégage un bénéfice maximal. Pourquoi les réalisateurs et scénaristes devraient s’employer à créer un nouvel univers quand tout leur est servi sur un plateau avec quelques coups de téléphone ?

 

La vie en rose 

Pour autant, tout n’est pas noir !

Par exemple, suite à sa découverte cinématographique, une personne pourtant réfractaire à la lecture aura peut-être envie par la suite de se plonger dans l’oeuvre originale. Des films au succès critique et commercial indéniables tels que « American Psycho » ou encore « Shinning » en sont la parfaite illustration : ils ont su convaincre un public nouveau de leur intérêt après leur diffusion en salle.

À plus grande échelle, une licence aussi forte que « Harry Potter » a pu pousser des enfants à découvrir le plaisir de lire et le charme du papier, eux qui sont pourtant exposés à de multiples écrans depuis leur naissance et qui voyaient jusqu’alors le support papier plus proche de la corvée et des devoirs que du divertissement.

Le cinéma rend donc à César ce qui appartient à César : l’industrie cinématographique est une vitrine géante pour des auteurs perpétuellement en manque de reconnaissance.

Pour une oeuvre passée de papier à imagée, lorsque la littérature lui apporte de la qualité d’écriture, le cinéma lui offre du dynamisme. Ce que le livre apporte en profondeur, le long-métrage le transforme en spectaculaire.

Ne serait-ce pas là finalement le parfait exemple d’une complémentarité tirant aussi bien le 7ème art que la littérature vers le haut, et ce pour le plus grand plaisir du lecteur, du cinéphile, mais surtout du roi : le consommateur.

Bande-annonce de «Une vie parmi tant d’autres» de Daniel Saint-Bonnet

bande_annonce_une_vie_parmi_tant_d_autres_EdilivreNous avons le plaisir de vous présenter la bande-annonce de Une vie parmi tant d’autres  aux Éditions Edilivre.

 

 

 

 

 

 

 

 

[youtube= »https://www.youtube.com/watch?v=nJCdMbRep0Y&feature=youtu.be »]

 

 

– Détails sur le livre :
. Format : 13,4X20,4
. Nombre de pages : 196
. Date de publication : 4 mai 2016

– Résumé du livre :
Écrire, c’est comme partir à l’aventure, un voyage dont les étapes restent inconnues. Né le 1ermai 1951, le destin de l’auteur allait le pousser sur scène dès l’âge de 8 ans pour un remplacement dans la publicité. À 12 ans, il participe à un roman-photo dans Cinémonde. En 1963, il rencontre Brigitte Bardot et à 16 ans, il tourne dans La Boniface avec Alice Sapritch. En 1969, il est invité par Jean Marais et Madeleine Sologne. En 1972, il est convoqué par Gérard Oury. En 1974, il participe au casting pour Les Valseuses. Quelques années après (un de ses plus beaux souvenirs), il est invité à Biarritz par une amie du couple mythique Sophia Loren/Carlo Ponti, rencontré à 25 ans. Parallèlement, il ouvre un cabinet de parapsychologie à Châteauroux, puis un bar-restaurant à Pau en 1979 et un bar à cocktails en 1983. En 2003, il termine sa généalogie avec d’illustres ancêtres.

– Biographie de l’auteur :

Autres publications de l’auteur :
Le Combat du scorpion
Jésus
Ma rencontre du 3èmetype
Une femme nommée Marylin
Paradis sans amour
Souvenirs d’outre-tombe
Le grimoire de Joana

 

 

Découverte de livres autour de Christopher Lee

Des millions de fans pleurent aujourd’hui la disparition du grand Christopher Lee. L’illustre acteur vient de nous quitter à l’âge de 93 ans. Ce monstre sacré du cinéma laisse derrière lui ses plus grands rôles et une carrière exemplaire. Découvrez ou redécouvrez quelques livres retraçant le parcours de ce dandy au charisme exceptionnel.

Christopher_Lee_EdilivreDes premiers rôles à Dracula
Si on lui prête aujourd’hui l’une des carrières les plus impressionnantes du 7e art, rien ne laissait présager au jeune Christopher les rôles qu’on lui connaît aujourd’hui. Avec son sombre visage latin et du haut de son mètre 96, il est écarté de tout rôle significatif tant les réalisateurs craignent qu’il fasse de l’ombre aux vedettes…
L’ouvrage de Laurent Aknin sobrement intitulé Sir Christopher Lee revient justement sur 60 ans de cinéma et de télévision. Un ouvrage doté de solides analyses qui jette un œil critique sur la construction du mythe Christopher Lee. Du monstre de Frankenstein au légendaire Dracula, le cinéma d’horreur a finalement fait passer Lee de l’ombre à la lumière. Encore aujourd’hui, son nom est indissociable du célèbre vampire. Mais Aknin le confirme dans son ouvrage : au-delà de l’épouvante, Lee est un artiste polyvalent Dans un cinéma populaire britannique d’après-guerre, de l’âge d’or du cinéma européen à son déclin en passant par l’apogée hollywoodienne, l’acteur a fait des merveilles partout où il s’est imposé.

Autre livre à découvrir, celui de Nicolas Stanzick, intitulé Dans les Griffes de la Hammer, dans lequel l’auteur apporte du sang neuf au sujet du cinéma d’épouvante de l’une des plus grandes sociétés de production britannique. Eternel passionné de Lee, Stanzick revient sur le mythe Dracula de Stocker au grand écran et comment Lee a su s’approprier le rôle du vampire transylvanien, sans que personne n’ait un jour l’audace de le détrôner.

Le dandy se raconte
Christopher Lee se met à nu dans son autobiographie Le Seigneur du Désordre, un Découverte_de_livres autour_de_Christopher_Lee_Edilivreouvrage qui permettra aux fans de replonger avec lui dans le passé, au fil d’une vie aussi extraordinaire que sa carrière n’a pu l’être. Issu d’une famille de la noblesse italienne, Lee étudie dans les écoles les plus prestigieuses d’Angleterre avant de s’engager pour la Desert Air Force, se confrontant alors aux horreurs de la guerre. Ce n’est qu’après la Seconde Guerre mondiale qu’il enchaîne les triomphes cinématographiques. Idolâtré pour son talent, le respect qu’il impose et le charisme qu’il dégage, Lee est très rapidement repéré par les plus grands réalisateurs. Et l’après Dracula, c’est aussi La Vie privée de Sherlock Holmes, The wicker Man, Sleepy Hollow ou encore plus récemment Star Wars et Le Seigneur des Anneaux. Un ouvrage authentique au style imparable !

Êtes-vous un fan de Christopher Lee ? Que pensez-vous de son parcours ? Avez-vous l’un de ces films ?

Article écrit avec la participation d’Alicia

Découverte_de_livres_autour_de_Christopher_Lee_Edilivre

Les adaptations au cinéma à venir

Beaucoup de livres sont aujourd’hui adaptés au cinéma, avec plus ou moins de réussite. «Le Seigneur des anneaux», «Ensemble, c’est tout», «Harry Potter», «Autant en emporte le vent» ou encore «Gatsby le magnifique», tous ces films avaient pour origine un roman. Nous allons ici vous présenter les adaptations de livres qui sortiront bientôt dans les salles obscures. Vous aurez ainsi le temps de lire l’ouvrage en question si vous ne l’avez pas déjà fait.

Les_adaptations_au_cinéma_à_venir_EdilivreLe Petit Prince
Cette version cinématographique sortira le 29 juillet prochain en tant que film d’animation. Le chef d’œuvre de Saint Exupéry est le livre le plus vendu au monde et le plus traduit après la Bible. Ce film retrace l’histoire d’une petite fille intrépide, d’un aviateur excentrique et du petit prince qui les réunira pour vivre une aventure extraordinaire. Ce conte poétique et philosophique sous l’apparence d’un conte pour enfants est une allégorie de la vie. Florence Foresti, André Dussollier, Marion Cotillard et Vincent Cassel prêteront leur voix aux personnages du film. Le film a été présenté à Cannes hors compétition.

Bridget Jones 3Les_adaptations_au_cinéma_à_venir_Edilivre
Créé par Helen Fielding, Bridget Jones apparaît en 1996 dans le roman «Le Journal de Bridget Jones». L’auteur s’est inspirée pour son intrigue du célèbre roman de Jane Austen, «Orgueil et Préjugés». Dans ce 3e film consacré à Bridget, celle-ci angoissée par la quarantaine, décide d’avoir un enfant avant qu’il ne soit trop tard. Colin Firth et Renée Zellweger à nouveau réunis, cela promet beaucoup de rire et d’amour. À ce jour, aucune date exacte de sortie n’est annoncée.

Les_adaptations_au_cinéma_à_venir_EdilivreHunger Games La Révolte Partie 2
La dernière partie du célèbre roman jeunesse écrit par Suzanne Collins sortira le 18 novembre 2015, pour le plus grand bonheur des adolescent(es). Au moment de la sortie de l’adaptation cinématographique du 1er livre en 2012, les livres s’étaient déjà vendus à plus de 26 millions d’exemplaires. Dans cette dernière partie, Katniss devra mettre un terme à la révolte contre Le Capitole. Des épreuves difficiles, au-delà de ce qu’elle a déjà dû affronter dans l’arène des jeux de la faim, l’attendent dans ce dernier volet.

007 SpectreLes_adaptations_au_cinéma_à_venir_Edilivre
Le célèbre héros de Ian Fleming, créé en 1953, nous ravira de ses charmes le 11 novembre 2015. Si les romans ont été d’immenses succès internationaux, ce sont ses 25 adaptations cinématographiques qui en ont fait un mythe contemporain. Dans «007 Spectre», un message cryptique venu tout droit de son passé pousse l’agent secret à enquêter sur une sinistre organisation. Alors que M affronte une tempête politique pour que les services secrets puissent continuer à opérer, Bond s’échine à révéler la terrible vérité derrière le Spectre. Avec Daniel Craig, Christoph Waltz et Léa Seydoux au casting, le film sera sans doute une réussite.

Les_adaptations_au_cinéma_à_venir_EdilivreJurassic World
Beaucoup ne le savent peut-être pas mais «Jurassic Park» est à l’origine un roman de science-fiction écrit par Michael Crichton et publié en 1990. Dans ses livres, Crichton met en garde le lecteur contre les dangers des manipulations génétiques et la violence d’une nature pouvant reprendre ses droits à tout instant. Steven Spielberg adaptera le best-seller au cinéma en 1993. Ce 10 juin, c’est l’Indominus Rex, un dinosaure génétiquement modifié qui sèmera la terreur dans le fameux parc d’attraction. Les espoirs de mettre fin à cette menace se portent sur le dresseur de raptors, Owen Grady. En bonus, nous aurons le plaisir de retrouver l’acteur français Omar Sy dans cette superproduction américaine.

La bataille de la montagne du tigreLes_adaptations_au_cinéma_à_venir_Edilivre
Inspiré du monument de la culture populaire chinoise «Tracks in the snowy Forest» de Qu Bo, «La bataille de la montagne du tigre» sortira ce 17 juin. Le film débute en 1946, après la capitulation japonaise, en pleine guerre civile chinoise. Des bandits en profitent pour occuper le nord-est du pays. Une unité de l’armée de libération traverse cette région lorsqu’elle tombe sur des hommes en train de piller un village. Le capitaine décide alors de rester et de combattre ces hors-la-loi. Un film où actions et Histoire se mêlent pour notre plus grand bonheur.

Les_adaptations_au_cinéma_à_venir_EdilivreLoin de la foule déchaînée
Ce 3 juin sortira l’adaptation cinématographique du célèbre roman de Thomas Hardy. Cet auteur est connu pour ses récits sur les désordres que l’amour peut provoquer et ses transgressions des codes moraux. L’ouvrage, osé pour l’époque, reste anonyme lors de sa publication en 1874. Il est l’auteur de «Tess d’Uberville» dont Roman Polanski a tiré l’un de ses films les plus célèbres. Dans ce film, une jeune héritière doit diriger la ferme léguée par son oncle. Belle et libre, elle veut s’assumer seule et sans mari, ce qui n’est pas au goût de tous. Elle se fait courtiser par 3 hommes, un berger, un riche voisin et un sergent. Un film historique et passionnel.

Et si les adaptations cinématographiques de livres vous passionnent, nous vous invitons à découvrir notre top 10 des adaptations cinématographiques de roman.

Irez-vous voir ces films au cinéma ? Préférez-vous lire les livres ou aller voir les adaptations cinématographiques de ceux-ci ? Pensez-vous que les adaptations sont parfois meilleures que le livre d’origine ?

Article écrit avec la participation de Marine.

 

Les_adaptations_au_cinéma_à_venir_Edilivre

 

Rencontre avec Adrien Marquez-Velasco, auteur de « Théorie de la deuxième école cinématographique »

Adrien_Marquez_Velasco_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
« La Théorie de la deuxième école cinématographique » est un manifeste contre le cinéma vulgaire. Il présente une autre manière de concevoir le cinéma et apporte des clés d’analyse à un collectif appelée la deuxième école qui a pour but de proposer une vision beaucoup plus artistique et libre que le cinéma d’aujourd’hui.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Aujourd’hui, il n’a jamais été aussi facile de produire un film, pourtant, le cinéma ferme de plus en plus ses portes aux nouveaux réalisateurs, mais surtout, le cinéma s’uniformise de plus en plus. À ce titre, j’ai l’impression que le septième art est en train de disparaître laissant petit à petit part à du divertissement se rapprochant beaucoup trop de la vulgarité et de la facilité de la télévision. Qui peut prétendre apporter quelque chose de singulier maintenant ? Pas grand monde, mais c’est ce que s’efforce de proposer le Collectif de la deuxième école et de rares autres réalisateurs en France.

Pouvez-vous nous citer des exemples de films du Collectif de la deuxième école ?
Je peux vous citer des films de la deuxième école comme « Le Rêve » qui a eu le prix international du meilleur film expérimental à Paris en 2013, ou « Fire Walk With Me » qui est un clin d’œil à David Lynch qui a eu le prix international du meilleur film poétique en 2014. Cependant, je vous invite à voir et surtout ressentir toute la spécificité des films de la deuxième école sur www.adrienmarquezvelasco.book.fr. Dans ce contexte, des images parlent plus que des mots.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
C’est un ouvrage tout public. Malgré le titre qui peut paraître pompeux, je l’ai fait lire à plusieurs personnes qui m’ont assuré que ce livre ne présentait aucune difficulté particulière de lecture. C’est ce que je voulais, car je souhaitais rendre le plus clair possible la définition et les objectifs de la deuxième école.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Ce livre est un appel à tous les réalisateurs à plus de singularités et plus de qualités artistiques. Il n’est pas intéressant de reproduire les centaines de milliers de films déjà produits, il faut d’apporter une réelle plus-value au cinéma.

Où puisez-vous votre inspiration ?
L’inspiration de ce livre a été complètement naturelle, car je suis moi-même réalisateur depuis cinq ans. Je suis aussi quelqu’un qui aime la différence et je vous l’accorde j’ai un petit côté révolutionnaire.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Tout d’abord, mon livre « Si nous étions vraiment libres, nous ne saurions pas quoi faire : Théorie de la liberté absolue » devrait sortir prochainement chez la même maison d’édition Edilivre. Ce livre, pour un public un peu plus ciblé, propose une autre version du libre arbitre. Toutefois, c’est de la philosophie qui reste accessible contrairement à la plupart des écrits que nous pouvons lire actuellement et qui ne s’adresse qu’à une élite. J’ai fait le choix de rendre publics les débats philosophiques et mes autres collègues devraient en faire tout autant. Cette stigmatisation d’une grande partie de la population m’horripile.
Ensuite, je finalise un projet de livre d’économie intitulé « Politique et économie : Théorie de la croissance absolue ». C’est un livre qui propose une réelle solution à la crise d’aujourd’hui, car je pense sincèrement que les dirigeants politiques font de mauvais choix et qu’il est temps de révolutionner les choix économiques. D’ailleurs, pour ne citer qu’eux, je reprends souvent Alternatives Économiques, les Économistes Atterrés et le Collectif Roosevelt qui sont de grosses organisations qui s’adressent à toutes les personnes insatisfaites des politiques économiques actuelles. Vous verrez que la solution à la crise n’est pas si éloignée que ce qu’on veut vous fait croire. Il suffit juste d’une volonté politique forte et de prises de positions citoyennes. Je cherche actuellement un éditeur.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
À tous les lecteurs curieux de nouveaux horizons, je vous invite à lire et à partager ce manifeste pour qu’un autre cinéma soit possible. Vous ne serez pas déçus !

 

Les héros Marvel

Demain sort le nouveau film Marvel : « Les Gardiens de la Galaxie 2 ». Ces blockbusters ont énormément de succès, que ce soit auprès des petits mais aussi des grands. Depuis quand Marvel existe-t-il et qu’est-ce que c’est exactement ? Nous vous proposons un tour de cet univers et les raisons de son succès.

Tour_d_horizon_des_héros_Marvel_EdilivreMarvel Entertainment
La société Marvel Entertainment comprend 2 entités : Marvel Comics et Marvel Studios. Marvel Studios est une société de production créée en 1996 qui adapte en majorité des comics Marvel. Tandis que Marvel Comics est une des principales maisons d’édition américaines de bandes dessinées dites comics-books. En 2009, Marvel Entertainment a été rachetée par Disney, mais l’entreprise jouit d’une certaine liberté artistique.

Marvel Comics : toute une histoire
Fondée en 1939, la maison d’édition s’appelait alors Timely. Elle fut créée pour concurrencer et profiter du succès de Superman (édité par DC Comics, le principal concurrent de Marvel). Jusqu’à la naissance de Captain America en 1940, les ventes n’étaient pas au rendez-vous. À cette époque, les américains idolâtrent les héros patriotiques, d’où son succès. Toutefois, les années 50 vont s’avérer difficiles. Mais de 1961 à 1973, les héros phares tels que Spider-Man et Iron-Man vont booster les ventes. La société deviendra officiellement la Marvel Comics en 1989. Elle fait faillite en 1996 pour être rachetée en 1998 et devenir Marvel Entertainment associée à Marvel Studios. S’il n’y a que 3 noms à retenir à son sujet, ce sont ceux des 3 créateurs de plus d’une centaine de super-héros Marvel : Stan Lee, Jack Kirby et Steve Ditko.

Marvel VS DC Comics : le matchTour_d_horizon_des_héros_Marvel_Edilivre
Marvel a la particularité de chercher à descendre ses héros de leur piédestal. Les créateurs les rendent plus humains afin que les lecteurs s’identifient plus facilement à leurs héros préférés. Certains personnages sont plein d’humour, d’autres patriotiques ou encore caustiques. Cette particularité est spécifique à Marvel, alors que DC se forme dans des univers plus sombres et des thématiques plus adultes. Pour finir, Marvel a su créer tout un univers fictif dans lequel la plupart des personnages évoluent et interagissent ensemble. Par exemple, c’est le père de Tony Stark (Iron-Man) qui a créé Captain America. Les histoires se déroulent plus ou moins sur la Terre telle que nous la connaissons, par ailleurs des univers parallèles ainsi que des planètes fictives existent. Marvel aime beaucoup jouer sur ces dimensions, bien plus que DC Comics.

Les héros Marvel incontournables
Au total, Marvel a créé plus de 644 personnages (super-héros mais aussi super-méchants). Impossible de tous vous les présenter, voici une sélection des plus incontournables.

Tour_d_horizon_des_héros_Marvel_Edilivre– Ant-Man ou l’homme fourmi
Commençons par un héros méconnu en France. Ant-Man peut changer de taille, communiquer avec les insectes, augmenter sa force et il est doté d’un casque cybernétique. C’est un brillant scientifique qui créa la substance permettant de changer de taille et devint grâce à celle-ci le premier Ant-Man. Il partagea sa découverte avec sa petite amie, qui grâce à lui devint The Wasp (La Guêpe). Ensemble, ils fondèrent les Avengers. Créé par Stan Lee, Larry Lieber et Jack Kirb, Ant-Man apparut pour la 1ère fois en 1962. Son ennemi le plus connu est le Dr. Pernell Solomon. À sa suite, 2 autres hommes prirent l’identité d’Ant-Man (le plus souvent après avoir volé son «super-costume»). La première adaptation sur grand écran de ce héros hors du commun sortira le 14 juillet 2015 au cinéma.

– Les Avengers
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Les Avengers ne sont jamais seuls et nous prouvent que l’union fait la force. Cette équipe a été créée suite au succès de «La Ligue des justiciers» de DC Comics. L’équipe originelle comprend Hulk, Thor, Iron-Man, Ant-Man, Captain America (qui n’apparaît qu’au 4e épisode) et The Wasp. Tous ont été créés par Stan Lee et Jack Kirby dans les années 1960. Même s’il y a toujours un méchant, l’histoire tourne essentiellement autour des problèmes personnels des héros. Des personnages secondaires ont été ajoutés et retirés au fil des années pour éviter que les lecteurs ne se lassent. Au point qu’au milieu des années 80, l’équipe se scinde en 2 : une sur la côte Est et l’autre à l’Ouest des États-Unis. En 1995, un numéro sera consacré à la mort de tous les membres du groupe dans le but de lancer un nouveau volume des Avengers. Suite à cela, le nouveau volume n’avait pas conquis le public et ne rencontra pas le succès espéré. Il faudra attendre le volume 3 et de nouveaux concepteurs pour que Marvel se réconcilie avec son public. L’histoire des Avengers est très complexe et varie beaucoup au fil du temps. C’est l’ensemble de ces éléments qui constituent la force de ce groupe mythique.

Tour_d_horizon_des_héros_Marvel_Edilivre– Spider-Man
Créé par le scénariste Stan Lee et le dessinateur Steve Ditko, l’homme araignée apparaît pour la 1ère fois en 1962. Après avoir été mordu par une araignée radioactive, Peter Parker développe des pouvoirs : agilité, réflexes accélérés, précognition, force surhumaine et endurance. Ses principaux ennemis sont le docteur Octopus, le lutin vert et Venom. Cet adolescent mal dans sa peau a bien du mal à gérer l’opinion publique, la police, son travail en tant que journaliste indépendant sans-le-sou, sa petite amie, sa tante cardiaque et les criminels qu’il doit affronter. Bourré d’humour et très humain, ce personnage est un des héros inoubliables de Marvel.

Êtes-vous un fan de comics-books ? Que pensez-vous de l’univers Marvel ? Êtes-vous allé voir le dernier Avengers ? Qu’en avez-vous pensé ?

Rencontre avec Stéphane Mourey, auteur de «Le Rêve du cinématographe»

Stéphane_Mourey_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Voici l’histoire : un grand réalisateur parvenu à la vieillesse regarde un film muet dans lequel joue son père, alors jeune homme plein d’avenir. De là, il se remémore l’histoire de la vie de son père, rival jaloux de Chaplin à ses débuts à Hollywood. Puis, il s’endort et le voilà pris dans un cauchemar qui le met face à ses contradictions avec violence : une poursuite avec des personnages impossibles s’achevant… mais je ne peux pas en dire plus.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’avais envie d’explorer ce que j’avais à dire sur le cinéma et d’observer comment tout cela pouvait s’articuler en une histoire. Il y a longtemps que le cinéma me fascine : son évolution technique, ses rapports avec l’histoire globale, ses techniques narratives, la situation du spectateur, son influence sur le paysage urbain. J’avais envie d’explorer tout cela et un rêve m’a fourni l’occasion de le faire sur le terrain intime, et donc au plus profond de notre être. J’ai en effet réalisé que l’histoire du cinéma n’était pas si longue et que, sans forcer, on pouvait en couvrir presque l’intégralité en deux générations à peine. On peut donc se placer sur le terrain de la filiation, ce qui permet de donner toute sa profondeur au sujet.

Comment mêle-t-on fantastique et psychanalyse ?
Tout d’abord, « Le Rêve du cinématographe » ne relève pas du genre du fantastique. Bien que la seconde partie se déroule tout entière dans un univers onirique, dans un rêve, celle-ci n’est jamais affirmée comme étant réelle. Le genre du fantastique se distingue justement par cela : l’affirmation de la réalité d’un élément irrationnel. Évidemment, il y a des passerelles nombreuses entre onirisme et fantastique, car, au fond, le contenu émotionnel au travail dans les deux cas est le même : c’est notre fond d’angoisses et de fantasmes. Ce fond, la psychanalyse s’y intéresse, c’est son matériau premier dans sa recherche de compréhension de l’esprit humain. Ainsi, aujourd’hui que la psychanalyse a pénétré si profondément notre culture, les auteurs oniriques ou fantastiques qui réfléchissent à leur pratique d’écriture en viennent naturellement à suivre certains des parcours qu’elle a explorés, sans pour autant l’avoir étudié. Pour ma part, je n’en ai qu’une connaissance lacunaire, ne l’ayant abordé qu’en marge de mes études de philosophie. En écrivant « Le Rêve du cinématographe », je n’avais pas la psychanalyse à l’esprit ; ce n’est qu’après coup que j’ai réalisé qu’il y avait une confrontation entre un père et un fils. Impossible dès lors de ne pas penser à Œdipe, bien sûr. Mais ici le père est déjà mort, même si son spectre paraît bien plus jeune et vivant que son fils. Le fils qui paraît alors ici ne serait pas « Œdipe-Roi » mais « Œdipe à Colone », un Œdipe vieux, fatigué, usé, repenti et aveugle. Il ne cherche plus à tuer le père, mais à se réconcilier avec sa mémoire, à se pardonner lui-même sa faute, à expier.
Donc, pour revenir à votre question, psychanalyse, onirisme et fantastique se mêlent très naturellement les uns aux autres car ils plongent tous les trois vers le fond de notre esprit et y travaillent la même matière, les symboles par lesquels notre inconscient s’exprime.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Ce livre peut intéresser plusieurs lecteurs : le cinéphile qui retrouvera de vieilles connaissances ; l’amateur de psychanalyse, qui dans la confrontation du père et du fils trouvera sans doute bien des choses intéressantes à dire sur mon compte ; le passionné de fantastique sera captivé au moment où le récit bascule dans l’onirisme.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Sa principale qualité tient à la façon dont il parvient à mêler histoire récente, histoire du cinéma et onirisme. L’aspect psychologique est intéressant également dans la mesure où un fils devenu vieux se trouve confronté à l’image de son père encore jeune. Sans voyage dans le temps, ce n’est pas courant. Mais ne dites pas que c’est moi qui l’ai écrit.

D’où vous viennent toutes ces connaissances ? Toute cette passion ?
On ne se documente jamais assez quand on écrit sur un sujet. Pour ma part, plus j’apprends, plus j’ai le sentiment de mon ignorance : mes lacunes me sont à chaque fois plus évidentes, plus palpables. Alors quand vous me demandez d’où viennent toutes ces connaissances, j’ai envie de demander : «Quelles connaissances ?». Vous ne croyez pas ? La question vous semble rhétorique. Elle ne l’ai pas. Laissez-moi vous donner un exemple. Il y a au moins un passage du « Rêve du cinématographe » que j’ai envie de réécrire un jour. Il s’agit du passage où je parle des clowns et de leur adaptation au cinéma. Allez savoir pourquoi, je ne m’étais pas renseigné sur les clowns tant ils me semblaient relever d’une tradition ancestrale, comme s’ils avaient toujours été là. Il se trouve qu’il n’en est rien. Ils sont bien sûr issu d’une tradition ancienne du spectacle, mais l’apparition du clown dans sa forme moderne est contemporaine et concomitante à celle du cinéma. Du coup, la question de la transposition du clown à l’écran, si elle est pertinente, prend la forme d’un dialogue au présent entre deux formes de spectacles qui s’inventent parallèlement, et non, comme je l’ai présenté, un dialogue entre une forme naissante de spectacle avec une autre, plus mûre, voire légèrement archaïque. Du coup, j’ai un peu le sentiment d’avoir commis une «gaffe», du fait de mon ignorance. Je profite de cette interview pour corriger un peu le tir dans l’esprit des lecteurs. Je m’en voudrais de propager des idées fausses…
Sinon, je multiplie les occasions d’apprendre : en voiture, sur les petits trajets, j’écoute France Culture, sur les trajets plus longs, j’écoute des livres audio ; chez moi, lorsque je fais le ménage, je mets des documentaires à la télévision ; tous les soirs, je lis, souvent des livres empruntés à la Médiathèque Municipale ; et, bien sûr, Internet est une mine pour les recherches de tous genres. La connaissance n’est pas innée, elle s’accumule grâce à un esprit curieux et volontaire.
Quant à la passion, elle est première. Elle était là de tout temps, et j’ai réussi à faire en sorte que personne ne la gâche, j’ai su la préserver. J’imagine que pour d’autres, cela peut venir comme une révélation, un coup de foudre, comme on tombe amoureux, suite à une rencontre avec une personne, une idée, un livre. Ce n’est pas mon cas.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Il y a longtemps que je ne cherche plus à transmettre de message lorsque j’écris. En effet, chacune de nos lectures est filtrée par nos opinions acquises, ainsi protégées. Le texte lu est automatiquement rapproché d’idées déjà connues et sera utilisé pour approfondir ce que l’on pense, mais sans modifier réellement notre position, sauf exception. Il peut arriver qu’un texte change radicalement votre vision du monde : c’est déjà une chose rare et précieuse ; mais qu’un texte écrit pour transmettre un message y parvienne serait plus surprenant encore. Qu’on me comprenne bien : il y a des livres éblouissants qui émeuvent profondément et jettent un éclairage lumineux sur des idées jusque là à peine formulées ; pour autant, le fond de votre pensée restera le même. Évidement, il se peut que le texte vous apporte une information nouvelle accompagnant le message, information qui peut vous faire changer d’opinion, éventuellement.
Pour moi, le texte parfait, le texte idéal, est celui qui bouleverse tout homme qui le lit, à tel point que toute sa vie en est changée, qu’il ne peut plus continuer à la mener ainsi qu’il l’a fait jusque-là. Cet idéal d’écriture, ce n’est pas en ayant un joli message bien emballé qu’on peut s’en approcher. L’écriture ne peut alors être qu’une confrontation aux mots. Le premier à devoir être bouleversé par cette écriture est celui qui écrit. Chaque mot que je couche sur le papier vise d’abord à cela : faire s’effondrer tout ce qui, en moi, relève de l’idée préconçue, du déjà pensé, du rassurant. L’inquiétude est le premier moment, le premier mouvement vers le bouleversement.

J’écris pour m’inquiéter d’abord, puis vous inquiéter, en espérant un jour aller au-delà. Un message, même terrifiant en son contenu, a quelque chose de rassurant parce qu’il vient clore une question. C’est dans la direction exactement opposée que je travaille, « Le Rêve du cinématographe » est une petite pierre sur ce chemin.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Pour « Le Rêve du Cinématographe », j’ai été d’abord inspiré par deux rêves faits à plusieurs années d’intervalle. Le premier a servi pour la seconde partie du cauchemar du personnage principal, il s’agissait d’un procès se déroulant dans un décor de cinéma, mais où il n’y avait pas de caméra, où les protagonistes n’étaient pas des acteurs. Pour le second, je l’ai quasiment retranscrit à l’identique dans la première partie du cauchemar.
Enfin, mon autre source d’inspiration, je l’ai puisée dans l’histoire du cinéma, depuis son invention et les premières stars, jusqu’aux conséquences du maccarthysme. La figure de Chaplin y est incontournable.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je travaille en ce moment à un roman fantastique plus ambitieux, qui place une machine à écrire d’antiquaire au cœur de l’intrigue, véritable cauchemar d’écrivain.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Retrouvez-moi sur mon site : http://impossible-exil.info, suivez-moi sur Facebook en allant ici ou Twitter en cliquant là.

 

Rencontre avec Harold Barbé, auteur du «Guide de la comédie américaine – Volume I»

Harold_Barbé_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Le «Guide de la comédie américaine» est une sorte d’encyclopédie répertoriant toutes les comédies américaines sorties entre 1990 et 2010.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Je me suis essayé à la scène et au cinéma, il ne me manquait plus que la littérature ! Plus sérieusement, je mets toujours énormément de temps à décider ce que je vais regarder comme film. Un jour je me suis dit : «Il faudrait un livre pour chaque genre comme ça quand je ne sais pas quoi regarder je l’ouvre au hasard et on n’en parle plus ! Hey…». En plus, avec Netflix ou Canal Play ce livre est l’outil idéal. La plupart des films du livre sont disponibles sur ces plateformes.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
C’est vraiment tous publics ! Les films recensés ne le sont peut-être pas tous, mais le livre lui peut être mis entre toutes les mains.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Le guide est indexé, fouillé et a été travaillé pendant plusieurs années. C’est réellement très complet. De plus, les illustrations à l’intérieur du livre, grâce à l’utilisation du personnage de Sàräzoo, rendent la lecture extrêmement ludique. Vous avez la possibilité de donner vos propres notes aux films et ça c’est vraiment cool. D’un certain sens, ça me rappelle les «livres dont vous êtes le héros» que je lisais adolescent. Comme dirait les américains «It’s good stuff ! ».choisir un

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Honnêtement, Ce n’est pas vraiment un livre où l’on délivre un message. Si je devais essayer de faire passer quelque chose cela serait plutôt cet amour que j’ai pour le cinéma. Que ce soit là, pour la comédie, ou à travers ses autres genres. Je suis un dingue de films. Enfant, je regardais parfois le même film trois fois de suite. Pour certains, j’étais même capable de donner le générique de fin.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans la musique essentiellement, je n’écris pas un seul de mes projets sans avoir mes écouteurs sur les oreilles. D’un point de vue cinématographique, je suis un grand fan de Dennis Hopper et du nouvel Hollywood. J’apprécie également énormément le travail de Tim Burton. « Pee Wee’s Big Adventure » et « Mars Attacks » sont exceptionnellement drôles.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Et bien Sàräzoo et moi allons continuer d’explorer le cinéma à travers ses différents genres. Nous venons de faire le premier volume de la comédie américaine. Avant d’attaquer le deuxième, on s’attardera peut-être sur l’exploitation de l’«horreur» dans le cinéma entre 1970 et 1990. Et j’aimerais bien développer quelque chose autour de Sàräzoo, à voir… En parallèle, je continue mes spectacles de stand up et le développement de ma nouvelle série.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Merci ! Un grand merci à vous d’avoir acheté ce livre, d’avoir lu cette interview jusqu’au bout et de m’accompagner dans cette belle aventure. Cela n’a pas grand intérêt d’écrire si il n’y a personne pour lire. J’espère avoir l’occasion d’échanger avec vous. Grâce aux réseaux sociaux maintenant c’est finalement assez simple.

 

Le Club des Cinq serait de retour au cinéma !

Ils ont marqué des générations par leur courage et leur audace, les quatre détectives en herbe et leur fidèle toutou pourraient bien reprendre du service sur grands écrans, et ce pour notre plus grand plaisir !

Le_Club_des_Cinq_serait_de_retour_au_cinéma_EdilivrePlus de 70 ans et toujours au top
La nouvelle est tombée dernièrement : la société de production britannique Working Title a acquis les droits de toute la saga des Famous Five signée Enid Blyton et parue pour la première fois en 1942. Un challenge de taille pour des scénaristes qui se voit confier là un projet colossal qui vise à retranscrire les aventures de nos cinq acolytes pour une toute nouvelle génération de fans. L’occasion de prouver que malgré les années passées, le Club des Cinq n’a pas pris une ride ! Notons par ailleurs qu’il a déjà connu deux adaptations télévisées dans les années 1970 puis 1990, ainsi que deux longs métrages en 1957 et 2012 !

Vers une version plus moderne Le_Club_des_Cinq_serait_de_retour_au_cinéma_Edilivre
C’est auprès de la maison d’édition Hodder, titulaire de l’oeuvre depuis 2012, que Working Title a pu racheter les droits de ce grand classique du patrimoine littéraire de jeunesse. Tony Summerfield, responsable de la Enid Blyton Society depuis sa fondation en 1995, se réjouit d’avance pour ce merveilleux projet qui vise à redonner vie aux récits de la romancière, décédée en 1968. Néanmoins, Summerfield émet tout de même quelques réserves, particulièrement concernant le choix de l’époque où évolueront les personnages : des années 40 à notre cher 21ème siècle, le fossé est grand, tout comme le dilemme auquel sont confrontés les scénaristes… Une affaire à suivre ! En attendant, il s’agit d’une merveilleuse nouvelle qui prouve, une fois de plus, que les piliers de la littérature ayant marqué une époque, sont tout bonnement intemporels. Pour découvrir une sélection de livres qui ont réussi leur passage à l’écran, allez sur ce lien.

Et vous, que pensez-vous de cette adaptation ? L’attendez-vous avec impatience ? Etes-vous un fan du Club des Cinq ?

Article écrit avec la participation d’Alicia

Les 10 livres les plus vendus au monde

Une nouvelle de Stephen King adaptée par un cinéaste français ?

En mars dernier, Stephen King avait fait une surprise de taille à ses fans français et allemands en publiant sa nouvelle inédite Sale Gosse exclusivement chez eux. Et une énième histoire du maître de l’horreur pourrait bientôt rejoindre les salles de cinéma…

Stephen_King_EdilivreStephen King a écrit Sale Gosse tout spécialement pour les lecteurs de France et d’Allemagne afin de les remercier de leur accueil chaleureux en novembre dernier lors de sa venue en Europe. L’histoire ? Celle d’un « gamin diabolique qui provoque immanquablement la disparition de vos proches »… Aujourd’hui, c’est un cinéaste français qui souhaite remercier King pour cette nouvelle inédite : Laurent Bouzereau, cinéphile passionné, aurait en effet posé son option pour une future adaptation du Sale Gosse en question.

Si son nom ne vous dit rien, Laurent Bouzereau n’est pourtant pas inconnu au Une_nouvelle_de_Stephen_King_adaptée_par_un_cinéaste_français_Edilivrebataillon dans le milieu du septième art. Spécialisé dans les making-of de films, notamment de titres signés Spielberg ou encore de Taxi Driver, le cinéaste n’est pas en reste en ce qui concerne l’univers de King puisqu’il avait déjà écrit et mis en scène en 2011 un documentaire sur l’écrivain, intitulé A Night at the Movies: The Horrors of Stephen King. Bref, si les rumeurs sont fondées, Sale Gosse est entre de bonnes mains !

Rappelons que Stephen King est sans doute l’écrivain le plus adapté sur grands écrans. Après les livres adaptés tels que Dead ZoneThe Shining, Misery ou les moins réussis Ca voire Les LangoliersSale Gosse s’inscrirait dans une belle lignée de longs-métrages légendaires qui font de Stephen King un génie incontesté de l’épouvante.

Que pensez-vous des adaptations des romans de Stephen King ? Laquelle avez-vous le plus aimé ?

Article écrit avec la participation d’Alicia

Star Wars, un nouvel épisode et de nouveaux livres

Alors qu’on célébrait dimanche la journée Star Wars à travers le monde, l’arrivée de l’Episode VII en 2015 suscite l’enthousiasme mais surtout l’impatience au sein de la communauté des fans. En livrant la licence de la saga la plus célèbre du monde, George Lucas a également remis à Disney de nouveaux projets littéraires pour la nouvelle trilogie !

Star_Wars_EdilivreStar Wars Expanded Universe, de l’histoire ancienne
En reprenant le flambeau Star Wars, la troupe Disney se doutait qu’elle devrait satisfaire des milliers de fans dans le monde. Et chez Disney, on ne fait pas les choses à moitié. Pour repartir sur de bonnes bases, la compagnie de Mickey a décidé qu’un tout nouveau départ s’imposait, notamment en faisant table rase du passé, à commencer par la littérature ! Ainsi, les 17 000 livres, comics et récits constituant « Star Wars Expanded Universe » ne font désormais plus partie de la galaxie… Ou du moins, plus de l’histoire officielle de la Guerre des Étoiles.

Quatre livres inédits
Rebaptisés « Star Wars Legend » ces anciens livres ouvrent par conséquent le champ libre aux nouveaux auteurs mais surtout aux scénaristes. En effet, Disney a souhaité s’approprier la planète Star Wars au cinéma tout comme dans les livres. Dans un communiqué, l’entreprise a donc annoncé la publication de 4 livres inédits basés sur la trilogie originale. Toujours édité par la maison Del Rey, le premier livre sera donc intitulé « Les aventures de Luke Skywalker, chevalier Jedi » et sortirait en octobre. Scénarisé par Tony Diterlizzi, ce premier livre sera suivi de trois autres récits, tous illustrés par Iain McCaig, le graphiste officiel de Star Wars.

Quand Disney cherche à redorer son image Star_Wars_Edilivre
Alors que les fans incontestés digèrent mal la vente de Star Wars aux studios Disney, avec ces nouveaux comics, l’entreprise compte bien raviver l’intérêt des jeunes générations pour la saga juste avant la sortie de l’épisode VII à IX, dont le prochain sera en salle en décembre 2015. Par ailleurs, ces films ne seront donc plus basés sur « Star Wars Expanded Universe » mais ils raconteront une toute nouvelle histoire afin d’instaurer des événements inédits. Disney tient néanmoins à préciser que les scénaristes pourront toujours avoir accès aux vestiges des nombreuses merveilles issues de l’« Expanded Universe » afin d’y retrouver certains éléments fondamentaux…

Et vous, attendez-vous ces livres avec impatience ? Que pensez-vous de cette nouvelle ère littéraire pour la saga Star Wars ?

Article écrit avec la participation d’Alicia

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L’auteur de la semaine : Jean Cocteau

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteur : Jean Cocteau.

Clément Eugène Jean Maurice Cocteau naît le 5 juillet 1889 à Maisons-Laffitte dans une famille bourgeoise. Son père, notaire et peintre amateur, se suicide en 1898.

A quinze ans, Cocteau quitte sa famille et entre au lycée Condorcet. Mais le jeune homme goûte peu aux études et est renvoyé en 1904 pour indiscipline.

Quelques années plus tard, alors qu’il a seulement 20 ans, il publie à compte d’auteur son premier recueil de poésie, « La lampe d’Aladdin », inspiré des Mille et Une Nuits. L’année suivante, il en publie un deuxième, « Le prince frivole », nom dont on l’affuble dans les cercles de poètes qu’il fréquente. En 1914, Cocteau est réformé du service militaire mais veut tout de même participer au conflit. Il s’engage comme ambulancier, fait la rencontre de l’aviateur Roland Garros avec qui il fera quelques vols mais est rapidement démobilisé à cause de sa santé fragile. Après sa guérison, il écrit l’un de ses meilleurs romans, « Thomas l’imposteur » (1923).

En 1918, Cocteau rencontre le jeune Raymond Radiguet, auteur prometteur avec qui il se lie très rapidement d’amitié. Il s’arrange pour faire publier les œuvres de son ami mais la mort soudaine de Radiguet en 1923 (à 20 ans) est un coup terrible. Déprimé, Cocteau quitte Paris avec le maître de ballet russe, son ami Serge de Diaghilev, pour Monte-Carlo. En 1929, après sa rencontre avec Jean et Jeanne Bourgoint -et le suicide de cette dernière- Cocteau écrit un de ses plus célèbres romans « Les enfants terribles », inspiré de leur histoire (Jean-Pierre Melville l’adaptera au cinéma en 1950, sur un scénario de Cocteau). L’année suivante, il réalise son premier long-métrage, Le Sang d’un poète (1930).

Pendant la guerre, Cocteau conservera une position ambiguë. Accusé de collaboration, notamment pour avoir accueilli le sculpteur officiel du IIIème Reich, Arno Breker, lors d’une exposition en 1942, il comparaît à la Libération devant le Comité national du cinéma et le Comité national des écrivains, qui l’acquittent.

Après guerre, Cocteau signe d’immenses succès notamment le film La Belle et la Bête (1946) avec Jean Marais. Il devient un incontournable, préside le Festival de Cannes en 1953 et 1954, tourne en 1960 Le Testament d’Orphée sous l’égide financière de François Truffaut.

Le 11 octobre 1963, le lendemain de la mort de son amie Édith Piaf, Jean Cocteau est pris d’une terrible crise d’étouffement. Quelques heures plus tard, il meurt d’une crise cardiaque dans sa demeure de Milly-la-Forêt, à 74 ans.

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Gérard Debruge dans Le Parisien pour son ouvrage  » Morts les champions « 

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Ce qu’il ne fallait pas manquer la semaine dernière

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L’auteur de la semaine : Denis Diderot

Déjeunez avec le Directeur d’Edilivre dans votre région !

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Les livres qui ont réussi leur passage à l’écran

Ce_qu'il_ne_fallait_pas_manquer_Edilivre

Les livres qui ont réussi leur passage à l’écran

Quand on est un grand roman, il n’est pas toujours évident de se reconvertir dans le cinéma. Petit panorama non exhaustif et forcément un peu subjectif de quelques-uns de ces livres qui ont su franchir le pas avec brio.

Les_livres_à_l'écran_EdilivreLe Parrain, une offre qu’on ne peut pas refuser
Une des premières adaptations les plus marquantes est incontestablement celle du livre Le Parrain de Mario Puzo par Francis Ford Coppola en 1972. Très fidèle au roman, le film s’est imposé comme un des plus grands classiques du cinéma contemporain grâce notamment à des acteurs exceptionnels (Brando, Pacino, Keaton, Duvall), occultant presque complètement l’oeuvre originale de Puzo. Autre adaptation notable des années 70, celle du roman d’Ira Levin, Rosemary’s Baby par Roman Polanski (1968).

1988, deux chefs d’œuvres pour le prix d’un
Puis viennent les années 80 et avec elles, un lot conséquent d’adaptations cultes, sinon très réussies. Parmi les plus importantes, on citera d’abord Shining, film d’horreur incontournable de Stanley Kubrick et dont le rôle principal colle encore aujourd’hui à la peau de Jack Nicholson. Puis sort Blade Runner de Ridley Scott (1982), adaptation assez libre du roman à priori anodin, Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?, de Philippe K. Dick. Mais l’essence même du livre se révèle sous la caméra de Ridley Scott, qui livre un des films les plus cultes des années 80. En 1986 sort l’excellent Le Nom de la Rose de Jean-Jacques Annaud et avec Sean Connery, tiré du roman du même nom signé Umberto Eco.

Les_livres_à_l'écran_EdilivreL’année 1988 voit la sortie de deux perles. Le tombeau des lucioles, film d’animation d’Isao Takahata et adapté du roman d’Akyuki Nosaka, récit d’un frère et de sa petite sœur, contraints malgré eux à l’errance dans le Japon de la Seconde Guerre mondiale. D’une justesse bluffante, l’animé sublime le texte original déjà très réussi, émeut autant qu’il ravit et offre un réquisitoire bouleversant contre la guerre. Un des plus beaux films consacré au deuxième conflit mondial. Autre sortie de taille en 88, celle des Liaisons dangereuses par Stephen Frears et adaptée du chef d’oeuvre français de Pierre Choderlos de Laclos. Le film de Frears a marqué les esprits et le duo Glenn Close-John Malkovich fait encore aujourd’hui autorité.

Confidentielles années 90
Plus discrètes, les années 90 ont tout de même connu d’excellentes adaptations. On citera d’abord l’angoissant Le Silence des Agneaux, adapté du livre de Thomas Harris en 1991 ou encore le culte Fight Club (1999), où Brad Pitt et Edward Norton donnent vie au texte de Chuck Pahlaniuk. En 1997, Curtis Hanson adapte au cinéma un des romans de James Ellroy (Le Dahlia Noir) : LA Confidential, publié en 1990. Cette sombre histoire de vengeance, mêlé à une enquête sordide, réunit à l’écran Kevin Spacey, Russel Crow et Guy Pearce, trois flics aux méthodes bien différentes, un trio diablement charismatique et efficace. Le livre n’a pas à rougir de la comparaison bien qu’il reste encore aujourd’hui dans l’ombre de son adaptation.

Les_livres_à_l'écran_EdilivreL’adaptation à la mode dans les années 2000
Ces « années d’or » des adaptations de romans ont connu des coups d’éclat cinématographiques. Parmi eux, Mystic River de Clint Eastwood, adapté du roman du même nom de Dennis Lehane (Shutter Island), où trois amis d’enfance se déchirent autour de la mort de la fille de l’un d’entre eux. Un film à déconseiller aux esprits sensibles mais aussi magistral que le roman. On citera également La Route, adaptation du roman The Road de Cormac McCarthy, signée John Hillcoat (2009). Photographie impeccable, ambiance étouffante, acteurs au sommet, la copie d’Hillcoat se rapproche de la perfection. Autre écran cette fois, avec la saison 1 de la série Dexter en 2006, qui adapte le roman Darkly Dreaming Dexter de Jeff Lindsay. Cette saison maîtrisée lance efficacement la série qui s’est achevée en 2013.

Les_livres_à_l'écran_EdilivreAutre petit bijou, le film Morse, sorti en 2008, est un peu passé inaperçu. Adapté du best-seller en Suède Laisse-moi entrer (Låt den rätte komma in en suédois) de John Ajvide Lindqvist, le film de Tomas Alfredson raconte la rencontre entre un petit garçon marginal de 12 ans et son étrange voisine Eli, dans un savant mélange d’angoisse et de poésie. Profitant des superbes ambiances suédoises, Morse redonne au film de vampire ses lettres de noblesse et s’apparente à un des films du genre les plus envoûtants et les plus réussis jamais réalisés. Comment également avoir pu échapper à la trilogie du Seigneur des Anneaux (2001-2003) adapté de la saga de Tolkien ou encore au très bon Casino Royale, adaptation directe du roman de Ian Fleming (2006). Un autre ouvrage de Cormac McCarthy, No Country for Old men a lui aussi fait l’objet d’une excellente adaptation en 2007 (avec un génial Javier Bardem).

Et vous, quelles adaptations de romans au cinéma avez-vous préféré ?

Article écrit avec la participation de Quentin

L’auteur de la semaine : Charles Bukowski

Cette semaine nous vous proposons de découvrir l’auteur : Charles Bukowski

Heinrich Karl Bukowski naît le 16 août 1920 à Andernach en Allemagne, d’un père soldat américain et d’une mère allemande. Alors qu’il est encore très jeune, ses parents décident d’émigrer aux États-Unis, où il prend le nom de Henry Charles Bukowski. Fils unique, il vit sous la coupe d’un père tyrannique et violent qui les bat régulièrement lui et sa mère.

A dix ans, son professeur l’oblige à écrire une rédaction pour la lire devant toute la classe. Son père lui ayant refusé le droit d’assister à la visite du président Herbert Hoover, le jeune Charles invente le récit de toute pièce et se découvre un amour pour les mots. A 17 ans, il rentre saoul d’une soirée arrosée et se dispute violemment avec son père. La querelle devient bagarre, le jeune homme rend les coups et prend le dessus sur son père, le mettant pratiquement KO. Il reste cependant au domicile familial et débute, en 1940, ses études de journalisme.

Il se plonge sans modération dans la lecture et la découverte des grands auteurs qui l’influenceront considérablement (Dostoïevski, Céline, Fante entre autres). Il enchaîne des jobs qui ne lui plaisent pas (fait la plonge, livre des journaux, conduit des camions,…), espérant un jour vivre de sa plume. Devenu facteur, sa santé décline et un ulcère lui interdit la boisson. Il se découvre une autre passion : la course-hippique.

En 1958, son père meurt et Bukowski retourne à Los Angeles pour vendre la maison familiale. Il va y publier certains de ses plus grands succès. Son premier grand recueil de poèmes paraît en 1969 : Journal d’un vieux dégueulasse (tiré à 20 000 exemplaires) où il n’emploie jamais la majuscule. A cette époque, il se déplace pour des lectures publiques où il se fait remarquer par son ébriété, ses déblatérages d’insultes à l’encontre du public mais aussi par sa verve et sa capacité à faire vivre oralement ses propres textes. Alors qu’il commence à se faire un nom, Bukowski boycotte les cercles littéraires qu’il trouve snobs. Sa publication dans The Outsider, revue largement distribuée dans les années 60, lui offre enfin un vrai tremplin et le consacre auprès d’autres auteurs fameux tels Ginsberg, Kerouac et Burroughs. Sa fille Marina, naît en 1964 de son union avec Frances D. Smith, poétesse américaine. Alors qu’il refusait toute paternité, Bukowski se consacre à sa fille, soucieux de lui éviter l’enfance qu’il a connu.

En 1971 paraît son premier roman, Le Postier, qui s’écoule à 2 000 exemplaires. L’auteur gagne progressivement en réputation, vit de ses cachets (il commence à être publié en Europe) et dépense son argent aux courses. 1976 marque sa rencontre avec Linda Lee, de 25 ans sa cadette, qu’il épousera en 1985. Le 22 septembre 1978, invité sur le plateau de l’émission Apostrophes de Bernard Pivot, l’écrivain boit en direct les bouteilles de vin blanc offertes par la production et, ivre, sème la pagaille sur le plateau avant d’être jeté dehors. Paradoxalement, cet incident accroît sa notoriété. Certains de ses romans sont adaptés au cinéma (Marco Ferreri – Contes de la folie ordinaire, 1981) et l’auteur est sollicité pour écrire des scénarios. Il continue également de se consacrer à l’écriture et publie de nombreux autres romans jusqu’à la fin de sa vie. Il meurt d’une leucémie en 1994 à San Pedro (Californie). Fidèle à lui-même, Bukowski fait inscrire sur sa pierre tombale « Don’t try » (N’essaie pas).

Charles_Bukowski_Edilivre

Ce qu’il ne fallait pas manquer la semaine dernière

Retrouvez ci-dessous les actualités de la semaine dernière qu’il ne fallait pas manquer. Bonne lecture !

>>> Actualités Edilivre :

Profitez des SOLDES Edilivre ! -10% sur toute la boutique pendant 3 jours !!!

L’auteur de la semaine : Jean de La Fontaine

2ème rencontre du Club Auteurs Nord-Pas-de-Calais

L’auteur à succès du mois : Guy Marcon

L’opération à succès du mois : 1er Salon du Livre Sous la couverture

> L’expression de la semaine : Faire d’une pierre deux coups

> 2ème rencontre du Club Auteurs Haute-Normandie

> Edilivre, une alternative entre l’édition à compte d’auteur et d’éditeur

> La photo de la semaine

 

>>> Actualités Autour du livre :

Boom des tablettes et liseuses en 2013

Comment réimprimer des livres anciens ?

Découverte des adaptations littéraires les plus attendues au cinéma

Que nous réserve l’arrivée de la nouvelle liseuse de Sony ?

Un Drive de produits culturels en essai à Quimper

Ce_qu'il_ne_fallait_pas_manquer_Edilivre