Tag Archives: Amélie Nothomb


Rentrée littéraire 2017 : les 5 meilleures ventes

En ce début d’année 2018, nous vous proposons de revenir sur les meilleures ventes de la rentrée littéraire. Parmi les 581 romans proposés, seulement 5 d’entre eux ont dépassé les 80 000 exemplaires vendus selon le classement établi par l’institut de sondage GFK et le magazine Livres Hebdo en décembre dernier. Les voici :

L’ordre du jour – Éric Vuillard

À la première place de ce classement, on retrouve « L’ordre du jour », le roman d’Éric Vuillard récompensé du prix Goncourt. Dans ce récit historique, l’auteur revient sur le rôle des industriels allemands dans les agissements nazis et retrace l’arrivée au pouvoir d’Hitler. L’ouvrage s’est vendu à plus de 176 000 exemplaires.

 

 

 

 

 

Frappe-toi le cœur – Amélie Nothomb

Qui dit rentrée littéraire dit Amélie Nothomb. Son nouveau roman, « Frappe toi le cœur », publié par les éditions Albin Michel, occupe la seconde place de ce classement. Son titre est emprunté à une citation d’Alfred de Musset : « Frappe-toi le cœur, c’est là qu’est le génie ». Cette fois, la romancière a décidé de traiter d’un thème qu’elle juge trop rarement abordé en littérature, celui de la jalousie d’une mère pour son enfant.

 

 

 

 

La disparition de Josef Mengele – Olivier Guez

Ce roman historique relate la fuite du médecin tortionnaire nazi Josef Mengele entre l’Allemagne et l’Amérique latine, jusqu’à sa mort en 1979 sans avoir été jugé. Pendant 34 ans, il échappa aux juges et mena une vie presque normale. Le prix Renaudot lui a été attribué en novembre 2017.

 

 

 

 

Bakhita – Véronique Olmi

Autre roman historique, « Bakhita » de Véronique Olmi retrace la vie de la sainte Joséphine Bakhita. Cette ancienne esclave, originaire du Darfour et née en 1869, était devenue religieuse après être passée entre les mains de maitres successifs. Elle fut déclarée sainte par le pape Jean Paul II après sa mort.

 

 

 

 

L’Art de perdre – Alice Zeniter

On termine ce classement avec le livre d’Alice Zeniter, « L’Art de perdre » qui totalise, pas moins de 82 000 ventes. L’auteur raconte le destin, entre la France et l’Algérie, des générations successives d’une famille, prisonnière d’un passé tenace. Elle répare par la même occasion une injustice en donnant la parole à ceux qui ne l’avaient jamais prise. Le prix Goncourt des lycéens lui a été attribué en novembre.

Ces livres qui nous font réfléchir

Qui n’a jamais été touché par la lecture d’un livre ? Certains nous émeuvent, nous font rire ou nous dérangent . . . Ce qui est sûr, c’est que certains romans ne nous laissent pas indifférents. Aujourd’hui, nous vous proposons un petit florilège d’ouvrages qui vous invitera à réfléchir sur le sens de la vie et de notre société.

 

 

Dieu est un pote à moi, Cyril Massarotto

CV-DieuNewCV:Mise en page 1

Un titre qui annonce la couleur. Premier d’une longue série d’ouvrages, « Dieu est un pote à moi » narre l’histoire peu banale d’un jeune trentenaire dont l’existence va basculer avec l’arrivée d’un nouvel ami hors du commun : Dieu. Une suite de péripéties entre humour et tendresse. Malgré un roman à l’apparence légère et humoristique, l’histoire invite toutefois le lecteur à réfléchir sur des sujets plus profonds tels que le décès ou la vie en général. Un concentré d’émotions pures qui ne vous laissera pas indifférent.

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans nouvelles de Gurb, Eduardo Mendoza

gurb

Là encore, l’histoire prête à sourire. Gurb est un extraterrestre qui va débarquer sur terre avec une mission particulière : étudier les hommes. Problème, il va malencontreusement perdre la trace de son subalterne, déambulant dans la ville sous les traits de Madonna pour « se fondre dans la masse ». S’ensuivra alors une série d’aventures désopilantes en plein cœur de Barcelone. Loin d’être uniquement humoristique, « Sans nouvelles de Gurb » est avant tout une satire de notre société moderne. L’occasion de réfléchir sur nous-mêmes . . .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cosmétique de l’ennemi, Amélie Nothomb

Cosmetique-de-l-ennemi

Malgré un rythme soutenu d’un livre publié par an, Amélie Nothomb arrive encore à nous surprendre. Ce fut notamment le cas en 2003 avec « Cosmétique de l’ennemi ». L’histoire se passe dans un aéroport. Alors qu’il s’apprêtait à embraquer, Jérôme (homme d’affaires un peu blasé), va se retrouver prisonnier d’un individu qui va bouleverser sa vie. Mais alors, qui est donc cet inconnu au nom étrange (Textor Textel) qui semble tout connaitre de ses pensées les plus sombres ? Une réflexion sur le rapport à l’autre (et à soi). Un huis clos captivant que vous ne pourrez pas lâcher.

 

 

 

 

 

 

 

 

Entre chiens et loups, Malorie Blackman

entre-chiens-et-loups,-tome-1---entre-chiens-et-loups-46253-264-432

Callum et Sephy sont deux adolescents amis depuis toujours. Malheureusement, dans le monde où ils vivent, leur amitié est vue d’un mauvais œil. En effet, Sephy fait partie des Primas, communauté noire riche et puissante. Callum quant à lui appartient à la communauté Nihils, des blancs opprimés et méprisés par les Primas. Parviendront-ils à s’aimer malgré tout et vaincre la haine qui les entoure ? Une histoire d’amour bouleversante combinée à une profonde réflexion sur les classes sociales et les inégalités. Best-seller à sa sortie en 2001 au Royaume-Uni, « Entre chiens et loups » est le premier tome d’une tétralogie.

 

 

 

 

 

 

 

 

Huis clos, Jean-Paul Sartre

783280

C’est certainement l’une des pièces de théâtre les plus connues de Jean-Paul Sartre. À l’origine de la fameuse citation « L’enfer c’est les autres », l’intrigue se passe en enfer. On y fait la connaissance de trois personnages : Garcin, journaliste perfide et hautain ; Inès, lesbienne suicidaire et Estelle,  mondaine meurtrière et menteuse. Au fil de l’action, les personnages vont se rendre compte que leurs histoires sont intimement liées les unes aux autres. Sartre interroge ici le rapport à l’autre, pensée analogue au mouvement littéraire existentialiste.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et vous, quels sont les livres qui vous ont marqués ?

L’auteur de la semaine : Amélie Nothomb

Cette semaine, nous vous proposons de découvrir l’auteure : Amélie Nothomb. Cette écrivaine contemporaine des plus énigmatiques est née le 13 août 1967 à Köbe au Japon.

Amélie fait partie d’une famille d’aristocrates notables dont les ancêtres se sont d’ailleurs distingués dans la vie politique et culturelle belge. Son père, le baron Patrick Nothomb, est ambassadeur de Belgique, ce qui a valu à la jeune fille de voyager à travers le monde dès son plus jeune âge. Le Japon, notamment, la marquera profondément. Elle, qui considérait sa gouvernante japonaise comme sa seconde mère, voit son départ du « pays de la beauté » pour la Chine, « pays de la laideur », comme une punition.

A 17 ans, les Nothomb déménagent et Amélie découvre enfin la Belgique pour y entamer une année de droit peu glorieuse qu’elle abandonne d’ailleurs, pour se tourner plutôt vers des études de philologie romane. Étudiante réservée et solitaire, elle commence à trouver refuge dans l’écriture. Une fois son diplôme en poche, elle regagne le Japon où elle décroche un métier d’interprète au sein d’une entreprise nippone.

Après avoir travaillé à Tokyo pendant une année, elle publie son premier roman Hygiène de l’Assassin en 1992. A caractère autobiographique, ce premier livre au style si singulier la distingue immédiatement sur la sphère littéraire et est très rapidement adapté sur grands écrans. Nothomb se consacre alors à l’écriture de romans basés essentiellement sur ses expériences personnelles, au fil de ses boulots dans le pays du Soleil Levant et de ses nombreux voyages autour du globe. En 1999, elle enflamme les librairies françaises avec Stupeurs et Tremblements, primé au Grand Prix du Roman par l’Académie française, dans lequel elle raconte le calvaire vécu dans une entreprise japonaise. Le roman sera une nouvelle fois adapté au cinéma, avec Sylvie Testud en rôle-titre. Dès lors, l’écrivaine sort de nouveaux romans chaque année, dont Métaphysique des tubes en 2000, Robert des noms propres, en 2002 ou encore La Nostalgie Heureuse en 2013, qui rencontrèrent chacun un vif succès.

Malgré tout, le triomphe si soudain d’Amélie Nothomb dans l’univers très fermé de la littérature est souvent sujet à controverse. Si certains l’adorent pour son style original et anticonformiste, d’autres lui reprochent son excentricité trop marginale… Pour autant, son public ne cesse de l’idolâtrer et elle accumule les prix littéraires. Le Prix Jean Giono qu’elle s’est vue attribuée en 2008 a d’ailleurs couronné de succès l’ensemble de ses œuvres. Et aujourd’hui, c’est dans une quarantaine de langues que ses romans sont traduits… Et le phénomène Amélie Nothomb n’est pas prêt de s’arrêter en si bon chemin !

Auteur_de_la_semaine_Edilivre

Le top des ventes de la rentrée littéraire

Le palmarès L’Express/Tite-Live dévoile les meilleures ventes du 26 août au 1er septembre. Les œuvres de la rentrée littéraire de 2013 y figurent en bonne place.

Rentrée_littéraire_2013_EdilivreUn mélange France et Etats-Unis
Deux ouvrages évoquant le passé prennent les rênes de la rentrée littéraire. Jean d’Ormesson et son dernier ouvrage, Un jour je m’en irai sans avoir tout dit, enthousiasment la critique…mais aussi les lecteurs ! Il trône en haut des ventes en compagnie de la célèbre belge Amélie Nothomb et son livre sur le Japon, La Nostalgie heureuse.
Les lecteurs français ont offert une place de choix aux auteurs américains pour cette rentrée 2013. D’un côté Canada de Richard Ford, qui évoque la fuite d’un jeune homme en Amérique du Nord. De l’autre, Laura Kasischke et son Esprit d’hiver, un conte de Noël inquiétant. En clôture du top cinq des meilleures ventes, on trouve le roman de Pierre Lemaitre sur les Gueules Cassées de 14/18, Au revoir là-haut.

Des habitués des têtes de ventes
Les meilleures ventes de la rentrée littéraire ne comptent pourtant pas que des nouveautés. L’américaine Sylvia Day s’installe en sixième position des ventes avec le dernier tome de sa trilogie Crossfire : Enlace-moi, suivi du roman érotique d’E.L. James, Cinquante Nuances de Grey
Trois auteurs de la rentrée littéraire 2013 ferment ce top 10 Rentrée_littéraire_2013_Edilivre des ventes entre le 26 août et le 1er septembre : Marie Darrieussecq, une habituée du top, ainsi que l’auteur algérien Yasmina Khadra et Eric-Emmanuel Schmitt. Un ouvrage de la rentrée 2012 figure dans les vingt meilleures ventes : Joël Dicker et La Vérité sur l’affaire Harry Quebert, preuve que la rentrée littéraire peut connaître le succès sur la durée.

Avez-vous déjà lu des ouvrages de cette rentrée littéraire ? Les avez-vous appréciés ?

Article écrit avec la participation d’Audrey

Ce qu’il s’est passé à la Foire du Livre de Bruxelles 2013

Le pays de Tintin a accueilli en sa capitale, Bruxelles, la célèbre Foire du livre pendant cinq jours, du 7 au 11 mars 2013. Evènement littéraire incontournable depuis plus de 40 ans, celui-ci a recensé plus d’un millier de maisons d’édition.

Foire_du_Livre_de_Bruxelles_EdilivreLes temps forts de cette saison 2013
La Foire du Livre de Bruxelles s’est divisée en trois moments thématiques majeurs. La bande-dessinée a tout d’abord retenu l’attention grâce à la mise en place de l’imaginarium, espace créatif et multi-sensoriel qui a souligné tous les ressorts de ce genre littéraire.

Le roman policier s’est imposé quant à lui comme le thème de l’année à travers l’intitulé « écrits meurtriers », décliné en 2 temps : « écrits meurtris » et « écrits meurtrissures » qui nous plongent dans la noirceur du monde et de l’Histoire ainsi que dans les tourments identitaires. Chaque année depuis 1998, un sujet fort était mis à l’honneur. Les « cuvées » précédentes avaient pour sujets centraux  2000, vision du futur, 2002, métissage en Europe, 2008, les mots en colère.
Enfin, l’Espagne fut le pays mis à l’honneur cette année, permettant de rendre Cervantès et Borgès plus accessibles et de faire connaître nombre d’auteurs hispaniques. Grâce à la mise en place d’un club littéraire, d’une librairie et d’une exposition, la patrie de Don Quichotte n’avait plus de secrets pour les visiteurs du Salon.

Acteurs, visiteurs et chiffres-clés !
Quoique moins étendue et moins fréquentée que son homologue français, la Foire du Livre bruxelloise a néanmoins attiré de nombreuses personnalités du monde littéraire et quelques « people » cette année. Parmi, les célébrités, on comptait notamment Amélie Nothomb, éternelle auteure  d’Acide sulfurique, Marc Levy, et David Foenkinos, romancier à succès de La Délicatesse.  Cependant, l’évènement ne recensait pas que des hommes
et des femmes de lettres. Divers acteurs du monde artistique se sont par ailleurs pressés sur les stands. Toutefois, outre les écrivains, de célèbres personnalités du monde artistique étaient présentes. Francis Huster, comédien du répertoire classique français, est notamment venu visiter la Foire.

Si les visiteurs connus se sont précipités lors de cette rencontre, les anonymes étaient Amélie_Nothomb_Edilivretoutefois moins nombreux que l’an passé. 60 000 personnes se sont rendues à la manifestation entre le 7 et le 11 mars, contre 70 000 l’an dernier ! Le public présent, venait des quatre coins de la Belgique mais aussi d’Europe.

Avez-vous assisté au Salon du livre de Bruxelles ? Qu’en avez-vous pensé ?

Article écrit avec la participation de Camille

Athénaïs Debove dans le journal La Voix du Nord pour son ouvrage  » Essence humaine « 

 

logo_la_voix_du_nord_EDILIVRE

 

 

Athénaïs_Debove_La_Voix_Du_Nord_Edilivre