Interview écrite


22 février 2018
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec Colette Edelbourg, auteur de « À en perdre le souffle »

Présentez-nous votre ouvrage

Mon livre retrace le parcours chaotique d’une enfant confrontée à la dureté du monde qui l’entoure dans les années cinquante, une époque où la psychologie enfantine n’avait pas encore atteint les relations parentales, ni même les milieux médicaux. A force d’humour, de jeux de mots, d’espiègleries, la petite fille réussit à se ménager des espaces de joie, de bonheur et de poésie, porteurs d’espérance et d’avenir : le goût de la nature, l’initiation à l’écriture, les amitiés…

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai voulu montrer comment dès ses plus jeunes années, un enfant est conditionné par la société dans laquelle il évolue et combien sa vie est impactée par tous les courants de pensée opposés qui marquent son temps. Ainsi dans les années cinquante : les souvenirs de la « guerre de quarante » et ses séquelles sous forme de crise du logement, les échos de la guerre d’Indochine, les « événements » d’Algérie, la colonisation puis la décolonisation, la lutte entre école publique et école privée, le pouvoir de la religion et de la médecine…

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

À tout lecteur de 7 à 77 ans et plus. À tous ceux qui veulent se souvenir ou découvrir la vie des années cinquante dans les milieux populaires ou dans les « pensionnats ».
À ceux qui affrontent ou ont affronté la maladie dans leur enfance avec une pensée particulière pour ceux qui ont connu les sanatoriums et leurs méthodes thérapeutiques musclées. Accessoirement, aux médecins qui ont oublié ce qu’était la tuberculose, et qui en viennent à confondre séquelles cicatricielles et traces de cancer du poumon. Je parle d’expérience !

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

J’ai voulu rendre hommage à tous les enfants victimes de maladie ou de maltraitance, à leur infini courage, à leur fausse ingénuité, à leur redoutable lucidité, à leur force de survie, à leurs capacités d’adaptation.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Toutes proportions gardées, dans l’écriture de John Irving, dans celle de Romain Gary, façon Emile Ajar, dans Garcia Marquez et le « réalisme-magique » latino- américain.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je vais soumettre au comité de lecture un témoignage sur mon année scolaire en tant qu’intervenante en chant dans un institut accueillant des d’adolescents déficients intellectuels. J’ai également en projet un roman épistolaire.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Merci