Rencontre avec Yannick Walchy, auteur de « Retrouvailles des cocus »

Yannick_Walchy_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Tout d’abord, je vous remercie de m’accorder cette opportunité de me faire connaître à travers cet ouvrage. J’ai commencé à écrire ces nouvelles en 1996 et en 2000, j’ai fait une rupture pour reprendre en 2012.
Ce recueil réunit 8 récits imaginaires dont les intrigues se déroulent en grande partie à Brazzaville. En voici quelques titres : Pourlécher les babines, Vivre dangereusement, Un avantageux délit, La lune en plein midi, etc.

Pourquoi avoir choisi d’écrire des nouvelles ?
Depuis l’âge de 10 ans j’avais un journal intime où je consignais tous mes secrets et toutes mes frustrations. C’est tout naturellement que je suis venu à l’écriture des nouvelles. Mais j’admets que j’ai été influencé par Nouvelles de Pétersbourg de Nicolas Gogol, Tribaliques d’Henri Lopès, Jazz et vin de palme d’Emmanuel Boundzéki Dongala et Ah ! Les femmes d’Isaïe Biton Koulibaly, tout en me forgeant mon propre style.

Que vous a apporté le 2ème Prix d’un concours de nouvelles ?
À quelque chose, malheur est bon. Le concours pour la renaissance littéraire au Burkina est une initiative des Editions Providence en partenariat avec les éditions Jel, Ceprodif et Azur. Les lauréats (les deux premiers prix des catégories Roman et Nouvelles) devaient bénéficier d’une édition gratuite de leurs œuvres par ces maisons d’édition. Il s’est avéré que la maison Azur Editions qui devait éditer mon œuvre n’a pas pu honorer ses engagements. C’est alors que j’ai soumis mon manuscrit à votre maison d’édition qui a accepté de le publier. Ce prix est pour moi un encouragement à persévérer dans cette voie de la création littéraire où il y a beaucoup d’appelés mais peu d’élus.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
À tout le monde, il n’y a pas de public visé. Toutefois ma préférence s’adresse aux lecteurs de 17 à 77 ans.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Je n’ai nullement la prétention de vouloir transmettre un message, quel qu’il soit. Donc mon livre ne se veut pas moralisateur et n’apporte dans le fond aucun message particulier, mais si les lecteurs en trouvent tant mieux. Mon but est de raconter des histoires. Point barre !

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans la réalité, mais la plus grande source de mon inspiration ce sont les livres. J’ai toujours été passionné par les livres depuis mon enfance. Cela a commencé par les contes, les bandes dessinées puis les romans. C’est pour cela que je me suis forgé le pseudonyme de Walchy pour avoir été hanté par des auteurs qui m’ont marqué dans mon adolescence : W pour Patricia Wentworth, A pour A.D.G. , L pour Auguste Le Breton, C pour James Hadley Chase, H pour Patricia Highsmith et Y pour Margaret Yorke. Bien sûr j’ai connu d’autres auteurs après, mais j’ai conservé mon pseudonyme tel quel.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Ayant joué dans plusieurs films et constaté un grand engouement pour les films au détriment des livres de la part du public. Je suis en train de m’essayer à l’écriture de scénarios. J’ai déjà commencé l’écriture d’un scénario que j’ai intitulé : « Déshabillez-vous ! » où il n’y a aucune scène érotique comme peut le supposer le titre. On devine juste ce qui se passe. . . J’y raconte l’histoire d’une femme battante. En outre, j’ai commencé à rédiger le premier chapitre d’un roman dont le titre provisoire est : « L’homme qui défia le Christ ».

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Tout en les remerciant, je les encourage à acquérir mes histoires, j’espère qu’ils trouveront beaucoup de plaisir à les lire, autant que j’en ai eu à les écrire.
J’espère surtout qu’ils me diront en toute objectivité ce qu’ils en pensent.