Interview écrite


14 octobre 2016
Posté par
Guillaume

Rencontre avec William Drewitsh, auteur de « L’Arcane d’Eden »

William_Drewitsch_EdilivreOù habitez-vous ?
Je suis originaire des Ardennes qui m’ont vu grandir, mais c’est la Moselle qui m’a
accueilli les bras ouverts depuis mes 19 ans.

Présentez-nous votre ouvrage
L’élaboration de cet ouvrage a débuté en 2008, il se compose de 5 parties qui replacent
l’homme à sa juste place, c’est-à-dire au centre du monde, pas comme un dominateur mais un être dépendant de toute chose et pourtant ne se rendant compte de rien. Ces parties mettent en relation l’évolution du monde et celle de l’homme qui sont connectées et agencées de la même manière : l’enfance (naissance de l’univers et accouchement), état de nature (A la manière de Hobbes, c’est-à-dire comme un monde régi par l’instinct, l’enfant découvrant le monde et ne répondant à ses besoins primaires), la société (apparition de la sédentarisation et de l’état, les responsabilité du jeune homme), la mort (fin d’une civilisation, fin d’un Homme), et légendes (la seule chose qu’il reste des civilisations après leur disparition, des bris de souvenirs, même chose pour l’Homme).

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
L’Arcane d’Eden se doit d’agir comme un exutoire, Par la dénonciation des maux et
des peurs, il est un appel à l’action, ce n’est pas une doctrine Nihiliste, mais un moyen
d’atteindre un idéal. Au théâtre, la tragédie avait ce rôle de catharsis, les gens entraient,
pleuraient, ressortaient. A l’instar de la tragédie antique, je veux que les gens pleurent,
réfléchissent, agissent pour qu’il puisse rire et vivre mieux.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Il s’adresse à ceux qui ne voient en demain que le néant, à ceux qui sont névrosés et
qui ne peuvent agir, à ceux qui crient « No Futur », les sans abris, ceux qui ont tout perdu, les suicidaires, les chômeurs,… Je veux que tous ceux qui ont perdu espoir puisse à nouveau sourire.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Je suis Epicurien, je pense que tout est histoire de calcul, si l’homme se rend compte
de ce qui se passe et qu’il agit, à cours terme, il souffrira, devant combattre les idées
auxquelles il s’oppose voir ses propres idées. Mais sur un long terme, il peut retrouver un état stable et ordonné, un équilibre au sein du monde, ce n’est pas une utopie, c’est juste un effort à faire.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Baudelaire, HP Thiéffaine, Lautréamont, Nietzsche, ma vie, la votre.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Ce recueil est le premier d’un triptyque dont le prochain devrait être achevé l’année
prochaine. Je travaille également à une édition augmentée de ce présent recueil avec des
illustrations indépendantes de moi qui illustrerait la vision qu’ont les lecteurs de chaque
poème. Je montrerai mon livre à différents dessinateurs de mon entourage ou autre et
donnerai carte blanche à leur création sans contraintes ni interaction de ma part, mais ce n’est encore qu’un projet, un projet auquel je compte joindre des copies de mes brouillons pour montrer l’élaboration de mon travail et les changements apportés.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Vivez heureux, la vie est trop courte pour ne pas tout essayer, tester.
Le monde est un laboratoire, il ne doit pas être une prison.