Interview écrite


Viriginie_Rouquette_Edilivre
12 octobre 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Virginie Rouquette, auteur de « Et Rose vit ce qu’a vécu Rosette l’espace d’une vie… »

Viriginie_Rouquette_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Mon ouvrage est une nouvelle intitulée Et Rose vit ce qu’a vécu Rosette l’espace d’une vie, elle met en scène Rose, une dame de quatre-vingt-dix ans atteinte de la maladie d’Alzheimer, placée dans un institut qui redevient Rosette chaque fois qu’un élément de sa journée la replonge dans ses souvenirs d’enfance.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Ce livre est une promesse. La dame en photo sur la couverture est Julia, à qui le livre est dédié. Julia était la grand-mère de mon premier mari avec qui nous sommes restés très proches. J’ai rencontré « Mémé » à l’âge de quinze ans et cette dame a énormément compté pour moi, elle me parlait de son enfance, de sa jeunesse et j’étais convaincue qu’elle était hors du temps, elle était un modèle d’émancipation féminine, fière de ses convictions et de ses actes. Julia n’avait pas la maladie d’Alzheimer mais elle a été l’actrice de toutes les anecdotes arrivées à Rose. Je lui avais promis qu’un jour j’écrirai un livre sur tout ce qu’elle me racontait, aujourd’hui, elle n’est plus là pour le voir mais ma promesse a été tenue.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Cet ouvrage s’adresse à tout le monde car de nos jours, qui n’est pas concerné par la maladie d’Alzheimer qui fait des ravages. J’ai moi-même ma belle-mère qui en est atteinte et c’est très difficile pour l’entourage familial. Ce livre est une lueur d’espoir car ces « Alzheimeriens » même s’ils peuvent être des fardeaux pour la famille vivent dans leurs souvenirs, ils revivent leurs meilleures années.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
C’est un message positif que j’ai voulu transmettre à travers ce livre ; Rose continue à être proche de Jérôme, son petit-fils malgré sa maladie et ça, c’est très important. Son corps est là mais ses pensées sont ailleurs, pourtant, elle n’est pas totalement hermétique à ce qu’il se passe dans ce monde où elle n’est plus que spectatrice.

Où puisez-vous votre inspiration ?
L’inspiration pour ce livre a été puisée dans mon vécu puisque Julia, le personnage de Rose a beaucoup compté pour moi et que la maladie d’Alzheimer est présente dans mon quotidien puisque ma belle-mère en est atteinte. J’ai ressenti le besoin de transmettre cet ouvrage, de partager mon expérience pour les aidants familiaux pour qui la gestion de la maladie est très difficile.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Pour l’avenir, j’ai un autre projet d’écriture, un roman qui ne tardera pas à voir le jour. Il ne traitera pas de la maladie d’Alzheimer, il traitera des relations humaines, de la vie qui n’épargne aucun d’entre nous.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
J’espère que ce livre aidera les lecteurs à mieux appréhender la maladie d’Alzheimer et surtout à continuer à vois les « Alzheimeriens » comme ils l’ont toujours été et non pas en les réduisant à ce qu’ils ne sont plus, que des spectateurs du théâtre de la vie.