Interview écrite


22 mai 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Virginie Bégaudeau, auteure de « Mademoiselle Elisabeth – Tome 1 et 2 »

Virginie_Bégaudeau_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« Mademoiselle Elisabeth » est une saga historique sur la recherche d’un héros, sur le besoin de réconfort que l’on espère à l’adolescence. Elisabeth a 15 ans le jour où son ami d’enfance quitte le continent. Le premier abandon est comme le premier chagrin d’amour : c’est le plus marquant. Ainsi, elle rencontre Jean-Jacques, un homme de 20 ans son aîné, qui deviendra au fur et à mesure, l’image parfaite du sauveur. C’est aussi une idylle impure entre ces deux personnages qui n’étaient pas destinés à se trouver. Les questions sur l’absence et la consolation, l’intimité et l’avenir sont très présentes à cet âge-là que nous soyons en 2014 ou en 1868 !

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
C’est avant tout un roman tourné vers un public adolescent mais beaucoup de mes lecteurs ne sont pas concernés par cette tranche d’âge. Je pense que chaque livre nous apporte une leçon à un moment donné de notre vie. Qu’il soit destiné aux plus jeunes ou à un lectorat plus âgé et hétéroclite n’a pas d’importance.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
C’est avant tout un livre qui parle d’émotions empreintes d’une certaine réalité. J’ai choisi de l’écrire sur une toile 19ème pour lui offrir cette intemporalité qui nous permet de nous projeter, qui nous ôte toutes comparaisons avec notre quotidien. L’esprit romanesque est essentiel lors de la rédaction. Je suis une femme qui clame haut et fort : « C’était mieux avant ! » et même si ce n’est pas forcément le cas, je suis convaincue qu’il est plus beau de rêver dans un monde auquel nous n’avons plus accès.



Quels sont les thèmes qui vous ont le plus inspirée dans l’écriture de votre œuvre ?
L’obsession du héros. Plus jeune, j’ai cherché un héros pour me protéger d’une société que je ne comprenais pas vraiment. Un mentor. J’ai eu la chance d’en trouver un et c’est cette histoire particulière qui m’a inspirée « Mademoiselle Elisabeth ». Les émotions sont concrètes mais le reste n’est qu’un fantasme. Le rapport presque malsain qu’entretiennent Elisabeth et Jean-Jacques aurait pu même être psychiatrisé !

Quels sont vos auteurs de référence ?
Je suis une très grande admiratrice de Margaret Mitchell et de Coleen Mc Cullough. Le roman de Coleen McCullough, « Les oiseaux se cachent pour mourir » illustre lui aussi une relation ambiguë entre le Père Ralph de Bricassart et Meggy Cleary. C’est cette notion d’attachement qui me fascine et si vous avez aimé ce roman, vous aimerez « Mademoiselle Elisabeth. »

En tant qu’auteure, quelles retombées souhaiteriez-vous avoir suite à la publication de votre ouvrage ?
Cette saga avait déjà trouvé un public lors de sa première parution, il y a presque 6 ans. Aujourd’hui, je l’ai faite grandir, mûrir un peu. J’aimerais qu’elle rencontre de nouveaux lecteurs. « Mademoiselle Elisabeth » ne rentre pas dans la ligne de mes autres ouvrages mais c’est celui qui a une plus grande valeur à mes yeux. C’est le premier, écrit avec toute la force dont j’étais capable à cette époque-là. Sa réédition est une seconde naissance. J’en suis très fière.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je termine un cinquième ouvrage, destiné lui aussi à la jeunesse. Un roman entièrement 19ème qui nous parle de psychiatrie…

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Au risque d’être peu originale, je remercie mes lecteurs d’être là au quotidien, de suivre mon avancée et de prendre le temps de me guider. Vous êtes de plus en plus nombreux à me lire et votre soutien est inestimable !
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