Rencontre avec Victoria Ashley, auteur de  » Sombres réminiscences « 

Victoria_Ashley_EdilivreVictoria Ashley, pouvez-vous nous parler de votre ouvrage Sombres réminiscences ?
C’est un roman que j’ai écrit il y a fort longtemps, qui m’a été inspiré d’une part par l’idée que ce devait être terrible d’enquêter sur un méfait dont on est soi-même coupable  et d’autre part par la rencontre d’une personne qui portait en elle à la fois les personnages d’Yvanne et de Richard.

Pouvez-vous nous présenter Adrien ?
Adrien est un personnage que le roman a fait naître tardivement, un peu sans me demander mon avis… C’est le style de personnage qui me fascine et que j’aime bien avoir dans mes romans : un peu un porteur de lumière, un être pur, dont la sensibilité le conduit au-delà des apparences. C’est un personnage à la fois bien ancré dans la réalité concrète mais aussi en marge de celle-ci, à la frontière entre l’ici et l’ailleurs.

D’où vous vient votre passion pour l’écriture ?
Je n’ai pas de réponse cohérente à cette question. Mon premier souvenir concernant le désir d’écrire remonte à l’âge de 9 ou 10 ans. Je me souviens avoir acheté un cahier en me disant je vais écrire un roman. D’où est venue cette idée, alors qu’autour de moi rien ne laissait présager un tel désir ? Bien sûr je n’ai pas écrit de roman sur ce cahier, mais j’ai commencé à écrire une histoire inspirée du club des cinq, collection dont j’étais une grande lectrice. J’écrivais pendant les cours d’histoire, cachée dans le fond de la classe et à la récréation je lisais mes histoires à mes copines. J’ai ainsi eu le droit à l’admiration de mon professeur d’histoire qui pensait que je prenais des notes ! Je suis donc nulle en histoire… Je crois que déjà, à notre naissance, certaines de nos aspirations sont ancrées en nous.

Quels sont, selon vous, les ingrédients d’un bon roman policier ?
Chaque personne a sa notion d’un bon roman policier : certains vont aimer l’action, d’autres les romans violents, d’autres les policiers à l’ancienne etc… J’ai aimé Agatha Christie et Sherlock Holmes, des énigmes sans profusion excessives de sang, des histoires qui rapportent le côté sombre des hommes, où le crime s’explique par la souffrance et non par la cruauté pure : du suspense, ( qui a tué et pourquoi ?), un peu d’amour, une histoire qui nous plonge dans un univers historique, un univers éloigné de notre quotidien ou un peu irréel, qui malgré sa part d’irréel a un déroulement logique. Mais ce n’est pas parce que l’on a défini quels sont les bons ingrédients d’un roman policier que l’on va forcément être capable de les insérer dans le roman que l’on écrit ! Je suis souvent étonnée de constater que le roman, une fois ébauché va commencer à s’affranchir et s’affirmer.

Souhaitez-vous délivrer un message à travers cet ouvrage ?
Je ne l’ai pas écrit dans le but de délivrer un message, cependant en le lisant une fois terminé, je constate que la lumière y a une place importante et que justement comme je le disais plus haut, je suis persuadée que nous naissons avec un passé qui nous conditionne et nous conduit si l’on ne prend pas la peine de s’interroger sur nos actions et nos penchants.

Quels sont vos auteurs de référence ?
Agatha Christie, Arthur Conan Doyle, Tony Hillerman , Frank Tallis, Peter Tremayne, J.C. Sansom, P.D.James, Elizabeth George… Mais si je ne devais en citer qu’un seul, ce serait : Arturo Perez Reverte.

Avez-vous d’autres projets littéraires ?
J’ai toujours des projets littéraires. J’ai écrit d’autres romans déjà terminés et j’ai toujours un chantier en cours…

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
J’espère leur avoir offert un délicieux moment de détente. C’est, selon moi, ce que doit être un roman.