Interview écrite


26 juin 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Timothée Lasfargues, auteur de  » Hitchcock et la production « 

Timothée_Lasfargues_EdilivreTimothée Lasfargues, présentez-nous votre étude Hitchcock et la production ?
Hitchcock et la Production est mon mémoire de fin d’études en Audiovisuel sur les rapports entretenus entre le Maître du Suspens et ses différents producteurs, tout au long de sa carrière, de ses débuts à son décès. L’ouvrage a clôturé trois années d’études supérieures à l’ESRA (Ecole Supérieure de Réalisation Audiovisuelle) ; mon maître de mémoire qui en avait suivi l’évolution,  Monsieur Vincent Amiel (Docteur ès Cinéma, critique, essayiste et théoricien du cinéma, de l’image et des médias) l’avait alors apprécié et l’avait gratifié d’une note de 15/20, mentionnant l’originalité de mon approche et  la qualité des informations fournies. J’ai alors eu l’idée de le proposer à Edilivre, afin de partager le fruit de mon travail. Hitchcock et la Production est aujourd’hui dans la collection ‘Universitaire’ et j’espère qu’il pourra, à sa manière, encourager lecteurs et spectateurs à (re)découvrir ce cinéaste de renom.

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire sur Alfred Hitchcock ?
Je suis un inconditionnel d’Hitchcock depuis de nombreuses années. Son œuvre m’a toujours fasciné. Des films comme Vertigo, North By Northwest, Psycho ou The Birds sont autant de chefs d’œuvres du cinéma. Qu’il s’agisse de son parcours ou encore de sa personnalité plus complexe qu’au premier abord, il s’en dégage une richesse et une profondeur marquantes. Ainsi, lorsqu’il m’a fallu choisir un thème pour mon mémoire de fin d’études, le choix s’est rapidement porté sur le Maître du Suspens. Et comme je me suis spécialisé en Production, je me suis davantage intéressé à son parcours de ce point de vue.

Que pouvez-vous nous révéler sur ce réalisateur reconnu ?
Je n’ose en dire trop de peur de trahir l’ouvrage ! Mais j’y ai découvert un homme complexe et fragile, au fort sens du marketing. Il est amusant de constater que son image de gros monsieur (celle qui le complexait tant !) a été l’un de ses plus importants arguments de ventes. Il s’amusait à entretenir un humour noir grinçant qui l’a rendu indissociable de son personnage. Cela plaisait à son public et a largement contribué à son succès mondial.

Avez-vous l’intention de réaliser d’autres écrits sur Hitchcock ?
Pas de sitôt ! Je pense avoir dit ce que j’avais à dire, et, de plus, il existe tellement d’ouvrages et de documentaires sur Hitchcock ! Mais je continue de suivre les actualités le concernant. Par exemple, je suis allé voir le film Hitchcock qui se penche sur le tournage de Psycho, avec Anthony Hopkins dans le rôle-titre. Je l’ai trouvé très bon et très fidèle à la réalité.

Quels sont vos influences dans vos écrits ?
Pour ce livre, les films d’Hitchcock ont été ma première source d’inspiration, bien sûr. Ils sont révélateurs de sa personnalité, de sa vision des choses, d’un point de vue artistique et personnel. Mais je me suis aussi beaucoup documenté dans les bibliothèques. J’ai beaucoup lu et visionné pour être le plus complet possible. J’ai découvert sur Internet beaucoup d’interviews pour la TV. L’œuvre d’Hitchcock ne se limite pas non plus à ses 53 films : il a aussi été écrivain pour adolescents, il a eu ses propres séries télévisuelles…  A la fin de l’ouvrage, d’ailleurs, l’on peut trouver une page dédiée aux références fournies.

Avez-vous l’intention de réaliser d’autres études sur des cinéastes ?
Oui, pourquoi pas. Beaucoup d’artistes m’inspirent, aussi bien des cinéastes que des écrivains, des peintres ou des chanteurs. Je crois que les originaux m’inspirent, en fait.