Interview écrite


20 juin 2018
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec Sylvie Ferrando, auteur de « Les Nouveaux Mondes – Livre III »

Présentez-nous votre ouvrage

« Les Nouveaux Mondes » est une trilogie dont le Livre III est paru à l’automne 2017. C’est une saga familiale autour de trois générations : Marie et Charles à partir des années 1960, Mathilde, Vincent et Léonard dans les années 1970-80 et 90, puis Elsa qui apparaît en 1997 et qui poursuit sa route. La famille est parisienne, avec un ancrage en Normandie, mais certains membres s’expatrient. Le volume II était tourné vers les Etats-Unis, Nouveau Monde depuis le XVe siècle de Christophe Colomb, et le volume III s’oriente plutôt vers l’Asie, qui me semble être un terrain de géopolitique plus actuel, avec des puissances émergentes comme les Emirats Arables Unis et la Chine.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écrit ce livre dans la continuité des volumes un et deux, qui portent respectivement les sous-titres de « Chronique de la vie antérieure – Les années du bonheur » et « Jour après jour – Les années denses ». Ce troisième tome est en partie un peu plus sombre, comme l’indique le sous-titre : « Les années désastre – Les années espoir ». Mais comme je n’aime pas les fictions tristes et larmoyantes, j’ai orienté le roman dans une perspective de progrès et d’ouverture, centré sur un personnage de femme dynamique.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Ce roman intéressera tous les lecteurs qui aiment Paris, la Normandie et plus spécifiquement la côte fleurie (entre Cabourg et Deauville) et qui aiment les voyages : dans ce troisième tome, il s’agit surtout du Moyen Orient et de l’Extrême-Orient (Abu Dhabi, Bangkok, Taïpeï). Bien sûr, les lecteurs des volumes précédents s’intéresseront encore plus à Elsa, dont ils connaissent l’ascendance, sa grand-mère Marie et sa mère Mathilde, mais ce roman peut se lire à part, comme le destin d’une jeune femme moderne.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Ce roman est le troisième tome d’une histoire de famille. Il est tourné vers la troisième génération, incarnée par Elsa, une petite fille indépendante et mûre qui devient une femme autonome qui s’accomplit professionnellement dans son métier d’avocate et qui défend les droits des femmes dans le monde. En même temps, elle a, ancré en elle, ce rêve d’être écrivain et elle se donnera sans doute les moyens par la suite de le devenir. C’est donc un roman de l’épanouissement, de la transmission des clefs de la réussite, de l’accomplissement et de la filiation.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Je puise mon inspiration dans ma vie de tous les jours, dans mes voyages, dans mes souvenirs, dans ma mémoire sensorielle et dans tout ce qui me maintient en prise directe avec le monde. Je suis également professeur de français et j’aime lire les rédactions de mes élèves, des collégiens dont certains ont un vrai talent d’évocation, d’imagination et d’écriture. Je suis seulement capable d’écrire des textes un tout petit peu plus longs et plus construits que les leurs. J’imagine et j’espère que mes lecteurs trouvent le même plaisir à lire mes pages que celles que j’ai à lire celles de certains élèves.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je suis en train de terminer un recueil de nouvelles de genres et de thématiques très variés, nouvelles que j’ai écrites entre 1998 et 2018. Il s’agit, pour certaines, de nouvelles de voyages, qui explorent des pays du continent américain, mais aussi de nouvelles policières et de nouvelles qui portent sur un moment de la vie de certains peintres contemporains ou du XXe siècle, que j’admire beaucoup, comme Diego Rivera, Georgia O’Keeffe ou David Hockney. J’ai aussi inclus dans ce recueil des « Portraits », inspirés de ceux de La Bruyère, descriptions un peu satiriques de professions typifiées ou de statuts sociaux que je connais et/ou que j’ai un peu fréquentés dans le monde de l’édition et/ou dans celui de l’Education nationale. D’autres nouvelles enfin sont des nouvelles réalistes, qui prennent place dans une région de France ou à Paris.
J’ai en tête un roman d’enquête biologique sur fond de mondialisation, mais j’en ai reporté l’écriture car je prépare des concours de la fonction publique qui me prennent pas mal de temps.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Toujours lire, pour se cultiver, pour s’informer, pour se distraire, pour maintenir son esprit en alerte. C’est vital.