Rencontre avec Sylvain Moraillon, auteur de « Comment rater sa vie de couple en 10 leçons »

Présentez-nous votre ouvrage.

Comment rater sa vie de couple en 10 leçons est le second volume de la collection « Les Chroniques de Piaffeur ». Cette fois-ci, Piaffeur, l’oiseau moqueur, s’attaque au thème ô combien universel de l’amour, en racontant comment il a saboté les romances de ses victimes. Dix nouvelles histoires, intégralement vraies, de cinq hommes et de cinq femmes qui, en écoutant les maudits conseils de Piaffeur, ont réduit tous leurs espoirs d’avoir une vie amoureuse épanouie à néant. Naturellement, Piaffeur nous présente leurs mésaventures avec l’humour décapant qu’on lui connaît, et cette fois, au lieu de leur accorder des noms de divinités, il a préféré utilisé des noms de couples célèbres pour préserver l’anonymat des protagonistes. On y retrouve donc John et Jackie, Michelle et Obama, Jacques et Bernadette, etc.

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Au cours de notre vie, nous sommes tous, à un moment ou à un autre, en proie aux tourments du chagrin d’amour, aux fausses rencontres, aux unions improbables. Les gens sur lesquels s’acharnent Piaffeur sont les gens de notre quotidien, qui font partie de notre entourage proche, parfois nous-mêmes. Lorsqu’on pose un regard extérieur sur les couples, on est très souvent étonné de voir autant de personnes si mal assorties ensemble, mais, bien pire, rester malgré tout dans le malheur ou la souffrance de leur échec amoureux. L’un sera victime d’un(e) pervers(e) narcissique, l’une épousera un homme qui n’a rien à faire d’elle ou ne lui correspond pas du tout, un autre encore passera sa vie à supporter une femme qui le martyrise ou le déshonore. Et tous sont enfermés dans l’idée que c’est de l’amour, justifiant ainsi de continuer à s’infliger leur martyr. En réalité, avec un peu de recul, on s’aperçoit que les échecs amoureux sont le résultat de problématiques personnelles non résolues, qui nous conduisent à faire de mauvais choix dès le départ, mauvais choix que l’on a tendance à répéter tout au long de sa vie si l’on ne fait pas un minimum d’effort pour travailler sur soi. Ce livre est une manière d’aider les gens à ne plus se laisser embarquer dans n’importe quelle aventure de cœur, à être plus vigilant sur leurs choix et leurs décisions amoureuses, à s’accorder le droit au bonheur juste en s’assumant et s’appréciant tels qu’ils sont eux-mêmes.

 

À quel lecteur s'adresse votre ouvrage ?

En particulier à tous ceux qui recherchent l’amour, ainsi qu’à tous ceux qui se demandent pourquoi ils ne trouvent jamais la bonne personne, et enfin à ceux qui sont malheureux en couple et se croient obligés de le rester parce que leurs saboteurs, personnifiés en Piaffeur qui est en chacun de nous avec plus ou moins de présence et de férocité, les en ont persuadés. Comment rater sa vie de couple en 10 leçons, c’est, évidemment, « pour ne pas faire pareil », comme l’indique le sous-titre, et ce livre peut être également salvateur pour beaucoup d’adolescents et de jeunes adultes qui en sont encore à découvrir l’amour et à faire leurs premiers choix : inutiles de répéter les erreurs de leurs familles ou de leurs aînés, la force du contre-exemple, mise en exergue par Piaffeur, ne fera que les inciter à faire preuve d’une plus grande intelligence émotionnelle.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Dans le premier volume des Chroniques de Piaffeur, « Comment foutre sa vie en l’air en 10 leçons », le propos était d’expliquer que le meilleur moyen de rater sa vie est de passer à côté de soi-même, en répondant à des carcans culturels ou sociaux qui ne nous correspondent pas du tout en réalité. Dans Comment rater sa vie de couple en 10 leçons, les mini biographies racontées par ce maudit Piaffeur démontrent que ceux qui ratent leur vie de couple sont essentiellement des gens qui font des mauvais choix dès le départ, et parfois les répètent toute leur vie, mais cette fois pour des raisons qui leur sont personnelles, voire intimes. La mauvaise décision amoureuse est rarement dictée par l’extérieur, mais très souvent par nos propres préjugés sur nous-mêmes et sur ce que l’on croit qu’il convient de faire. On ne choisit pas l’autre pour ce qu’il est, mais pour ce que nous voulons nous faire croire à nous-mêmes que nous sommes. Ce décalage entre notre propre image et ce que nous sommes réellement nous conduit à des impasses amoureuses récurrentes. On ne peut aimer personne si l’on ne s’aime pas soi-même, mais encore pour s’aimer soi-même faut-il avoir appris à se connaître et s’être débarrassé de son Piaffeur.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Le plus souvent, je m’inspire de mes rencontres personnelles. J’ai un sens de l’observation assez aiguisé, et je devine rapidement les failles des uns ou des autres. Pour les Chroniques de Piaffeur, j’évoque à la fois des histoires de gens que j’ai connus au fil de ma vie et d’autres que l’on m’a racontées pour faire ces livres. Plus généralement, tout m’inspire. Je me nourris de l’actualité, je suis un grand consommateur de documentaires et de reportages, mais le cinéma et la littérature continuent bien entendu de m’enrichir. Pour autant, ils ne remplacent jamais l’expérience du vécu ni les rencontres humaines, d’où je puise ma principale richesse créatrice.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’achève actuellement l’écriture de mon prochain roman, Les barbares, un thriller fantastique. Je prépare également un ouvrage sur la protection de l’enfance, tiré de mon expérience associative, et surtout, pour l’année prochaine, la suite des Chroniques de Piaffeur avec Comment se faire avoir par un pervers narcissique en 10 leçons !

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Accordez-vous le droit de réussir, dans la vie comme en amour, et ne laissez surtout pas Piaffeur décider de ce que vous devez faire à votre place !


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