Interview écrite


18 mars 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec STR, auteur de «Amour et Pouvoir»

STR_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Alors, on est dans le futur, et il s’agit d’une nouvelle relatant l’histoire d’une jeune-fille née dans une société ou le rouge est interdit. Hélas, le rouge est une couleur qui a été interdit dans ce siècle, sous peine de lourdes sanctions. Donc sa vie elle-même est hors-la loi, et sa mère a du l’élever en bravant les interdits, par amour. La loi d’une société parfois peut être contre toutes nos convictions, ou contre ceux qu’on aime. L’histoire nous l’a déjà prouvé.
Donc voila, si vous voulez savoir pourquoi ses cheveux sont rouges ; allez-y, lisez.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’ai commencé ce livre lors du concours, écrire en 48 heures, organisé chez Edilivre. Le thème, c’était le rouge, tout simplement. Et ce thème m’a parlé. Quand je pense à mes croyances religieuses, tout ce que le rouge peut m’inspirer c’est l’amour, la passion, le sacrifice. J’étais obligée de rebondir, je ne pouvais pas laisser passer ça. En plus, notre société, manque parfois d’amour, elle confond, la passion avec l’amour, ce sont deux choses différentes. Elle confond, guerre et sacrifice. Elle confond, loi et grâce. Elle confond, bêtise, manipulation et liberté. Moi j’avais envie de parler ce que pouvait être un choix juste, fait quand toute une société se lève contre nous. La majorité, n’a pas toujours raison. Et je remercie Edilivre, d’avoir sélectionnée cette nouvelle, malgré, le fait qu’elle n’a pas été la gagnante. L’important parfois n’est pas de gagner, mais d’avoir fait partie de la course. Merci beaucoup.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Cet ouvrage s’adresse à tous, à tous ceux qui savent lire. A ceux qui ont de l’imagination, un peu de foi, l’esprit ouvert. Qui ont envie de se poser des questions ou d’entrevoir d’autres univers. Basés un peu plus sur du réel. Souvent on crée des choses inimaginables sans savoir que parfois on a copié le réel. Maintenant à vous de distinguer (de quoi je parle).

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Je pense que beaucoup trop de personnes sont conditionnées par ce qu’on leur dit à leur naissance. On est formatés ou par la religion, ou par l’éducation, ou par un mode de vie, sans parfois distinguer le vrai du faux, le mal du bien… Mon message dans cette histoire, est que l’on peut changer les choses. Ce qu’on vous dit, n’est pas forcément ce qui est juste. On peut être aveugle et voir, et voir sans discerner quoique ce soit. J’ai voulu créer un personnage comme nous ; c’est à dire faible et fort, car il ignore tout de ses forces. On peut chercher un million de choses, mais l’amour est le plus grand des pouvoirs.

Où puisez-vous votre inspiration ?
D’abord je la puise de Dieu, car c’est Lui qui me rend capable d’inventer, d’entrevoir des choses de manières illimitées. C’est lui qui me donne la capacité, le faire et le vouloir.
Ensuite, étant enfant, j’étais une gourmande de livres, je me demande si je n’ai pas lu tous les contes possibles et imaginables : Andersen, Grimm, Afrique, contes de la forêt, contes d’univers en tout genres. La bibliothèque était ma 2e maison. J’ai aussi grandi avant que les séries ne soient à la mode, dans les séries, et les films. Je peux vous raconter ce que j’ai vu à l’âge de 5 ans, m’en souvenant encore, et donc j’ai vu les 1eres versions, les 2e versions, les réadaptations multiples. Comme quoi il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Je ne le fais pas exprès, je m’en souviens simplement. Et ensuite, j’aime les gens, j’ai eu une vie riche en rebondissements, aussi bien en mal qu’en bien. Donc observer les autres, écouter, vous apprend beaucoup. Souffrir et se relever, vous apprend encore plus. Voila, le «melting-pot de mon imagination».

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je suis en train de finir un roman et un autre recueil, mais j’aimerais faire aussi une pièce de théâtre. J’y réfléchis beaucoup. C’est clair que je ne m’arrêterais pas là. J’écris aussi beaucoup de chansons de gospel, donc parolière aussi me plairait. Il faut voir comment commencer, à qui s’adresser… Car c’est souvent cela le plus difficile, le début. Mais une fois que c’est parti, c’est parti. Vous avez déjà vu un enfant qui apprend à marcher ? C’est pareil, au début, il va faire un pas, un pas, et quand il se met réellement debout et qu’il a compris le mode de fonctionnement de la marche, il ne s’assoit plus jamais. C’est un peu la même vision.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Hum je vous dirais de ne pas suivre la foule sans réfléchir. Dans tout ce que vous faites, soyez-vous, mais restez en paix, restez dans l’amour, ne privilégiez pas vos propres convictions au dépens des autres. Surtout, si cela inclut de graves conséquences. Et lisez, ça fait du bien aussi, pas trop de télé, mais de la lecture. Pour les flemmards qui disent, «oh ce livre est trop long». Pas le mien, et il est cool, il s’adapte à tous. Lisez mon livre !