Rencontre avec Sophie Dinh, auteure de «La cage d’escalier du 50»

Sophie_Dinh_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Ce recueil réunit cinq portraits instantanés d’hommes et de femmes ordinaires. Saisis à une croisée de chemins, ils s’apprêtent à faire un choix, sans certitude ni garanties sur l’avenir.

Pourquoi avoir écrit ce recueil de nouvelles ?
J’aime observer les gens, je me demande toujours ce qu’on pourrait trouver derrière les apparences, la première impression… J’ai eu envie d’inventer ces moments charnières de l’existence de mes personnages et de croquer des traits insoupçonnés de leur caractère.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Je pense que cet ouvrage touchera des lecteurs qui s’intéressent aux personnes, à leur richesse intérieure et à leur complexité. Des lecteurs qui me ressemblent, peut-être, et voient dans les préjugés une clé permettant de comprendre l’autre.

Quelles sont les qualités de votre ouvrage ?
De mon point de vue, la principale qualité de cet ouvrage est qu’il brosse des portraits de situations et de personnes de façon à la fois sobre et précise. Je l’imagine comme un dessin au fusain dont les grands traits suggèrent puissamment tout ce qui n’est pas explicitement représenté.

Comment avez-vous construit ces personnages si attachants ?
Probablement parce que je me suis moi-même attachée à eux, même aux moins sympathiques… Je me suis efforcée de faire transparaître ce bon côté, ce joyau d’humanité qui existe en chaque être et que des apparences rébarbatives nous masquent parfois.

Quels sont les thèmes qui vous inspirent le plus ?
La vie, les gens, leur caractère, et tout ce qui peut se cacher derrière une personnalité que l’on a parfois tendance à juger et classer trop rapidement dans une catégorie. Dans notre société, je trouve qu’il est très facile et souvent tentant de porter un jugement sur les autres, en se fondant sur quelques faits, quelques traits. J’aime essayer de pointer des indices qui peuvent expliquer des comportements autrement que ce que l’on imagine au premier regard. Dans ce domaine, le champ des possibles me semble infini.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai un roman en cours, une histoire de vie, triste comme sait l’être la vie, mais dont les personnages ne se résignent pas et composent, cherchent à comprendre ce qui leur est arrivé et à tirer parti de leurs douleurs et de leurs erreurs, pour vivre mieux.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Merci ! C’était un véritable plaisir d’imaginer et d’écrire ces histoires « pour moi » en quelque sorte. Mais la jubilation que je ressens devant vos commentaires et votre intérêt est une tout autre dimension. Vous me faites un très beau cadeau !