Rencontre avec… Sandra Bollini

"Étincelle d'une vie obscure", Mélusine

"Étincelle d'une vie obscure", Mélusine

Edilivre : Mélusine, « Extraits de vie » est le deuxième opus de « L’Etincelle d’une vie obscure ». Pouvez-vous nous replonger dans cette œuvre poétique?

Sandra Bollini

Sandra Bollini

Étincelle d’une vie obscure est un recueil entièrement consacré à la poésie, ma passion première. Ce livre représente une grande partie de ma vie, mes hauts, mes bas, le tout écrit sous forme de poésies classiques et libres. Quant à Extraits de vie, je dirais que c’est plus une biographie, regroupant quelques petites nouvelles relatant des faits marquants de ma vie, et de la poésie toujours très autobiographique. Ce dernier se veut plus personnel, plus entier, il est sans tabou, sans barrière. Je parle librement de ma tentative de suicide, de la mort, mon sujet de prédilection…Je m’interroge, interroge le lecteur sur la vie, son déroulement, la mort qui suit ce passage sur terre. Je dirais que ce livre a évolué avec moi, il m’a accompagné durant une longue période douloureuse et pour terminer je dirais que je suis ressortie plus forte de toutes ces expériences. Ces écrits sont un exécutoire à mes yeux.

Edilivre : Pourquoi avoir jeté votre dévolu sur ce thème et pas un autre?

Pour commencer je ne vais pas vous cacher que j’ai encore du mal à écrire autrement qu’en vers, qu’en rimes…et j’ai encore bien du mal à parler de sujets qui ne me concernent pas, peut être est-ce un peu par égoïsme, ou tout simplement dois-je en passer par là, mieux me connaître, reconnaître mes faiblesses pour pouvoir écrire sur d’autres personnes, ou sujets. Jusqu’à aujourd’hui je n’ai pas vraiment su écrire sur des sujets qui ne me sont pas personnels.

Edilivre : Y a-t-il un message particulier que vous voudriez délivrer à travers ce livre?

Oui, je parle de la mort, de la perte de contrôle de soi, de la dépression…en fait je voudrais dire à tous ceux qui vont mal, qui pensent ne plus pouvoir refaire surface, qu’il y a toujours un espoir de revoir le soleil, même si l’on a touché le fond de tout son corps et son âme. La vie est belle malgré tout, il faut garder espoir malgré ce qu’elle peut nous infliger.

Edilivre : Quelle est la fonction première de l’écriture selon vous?

Je dirais que l’écriture est un remède naturel qui guérit les maux en tous genres, elle permet de mettre à plat nos douleurs, nos peurs nos peines… Et d’en prendre conscience, de mieux les analyser, d’en tirer des leçons de vie. Et c’est aussi transmettre des pensées, afin que les lecteurs puissent y puiser des solutions, puissent y trouver une aide aussi infime soit elle.

Edilivre : L’art de la poésie inclut des règles assez spécifiques d’écriture. N’est-ce pas paradoxal avec l’idée que l’écriture est avant tout une expression libre?

Oui, c’est paradoxal quelque part, mais en règle générale, là je parle pour moi, je pars d’une idée, j’écris comme ça me vient et ensuite je tente de calculer les pieds, de réfléchir aux rimes… En essayant de garder mon idée première, de ne pas trop la dénaturer. Je pense, qu’il est important d’avoir des bases poétiques et ensuite il nous faut trouver notre propre façon d’écrire de la poésie. Il y a de très beaux poèmes écrits en vers libres, qui sont bien plus intenses que ceux écrits en respectant les règles de la poésie classique. En fait, une fois qu’on a acquit les bases, il nous faut trouver « notre poésie » les vers qui nous sont propres et l’assumer!

Edilivre : Exercez-vous l’écriture à travers d’autres genres littéraires ou la poésie est votre thème de prédilection?

Depuis peu, je me suis mise à écrire des courtes nouvelles, j’aime aussi cette façon de s’exprimer. Mais j’avoue encore avoir du mal à décrocher de la poésie. Je m’essaye à d’autres techniques d’écritures poétiques qui là aussi sont très personnelles. J’aime la magie, et je m’amuse à écrire des textes sous formes de sortilèges, voilà ma dernière grande innovation… (rires). A part ça, j’ai toujours en tête le projet d’écrire un conte pour adultes mais là encore je ne pense pas y être prête. J’ai la trame mais je n’arrive pas à développer. Le moment n’est pas encore venu pour moi d’écrire ce genre de chose, mais il arrivera bien un jour. Je pars du principe qu’il ne faut pas forcer les choses… Donc j’attends que l’heure soit venue.

Edilivre : Connaissez-vous déjà le sujet de votre prochain livre?

Oui mais tout n’est pas encore en place dans ma tête… Depuis un certain temps j’ai pris conscience de bien des choses, j’ai retrouvé la foi, que j’avais perdue il y a bien des années. Donc le prochain sera mystique, plus en lien avec ce nouveau « moi ». Il y aura ces fameux poèmes écrits sous forme de sortilèges. Je pense qu’il sera moins sombre aussi. En fait il sera comme est mon état d’esprit actuel. J’ai déjà une petite idée du titre mais bon… Je laisse le temps au temps. J’aimerais qu’il ressemble un peu à un grimoire magique. Voilà, c’est tout ce que je peux vous dire pour le moment car je n‘en sais encore pas plus.

Je tiens à vous remercier pour cette interview et j’espère avoir répondu à vos questions.

Féeriquement.

» Voir les ouvrages de Sandra Bollini