Rencontre avec Roxane Descombes, auteure de « Médée »

Roxane_Descombes_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« Médée », ma première oeuvre chez Edilivre (qui ne sera pas la dernière) est un mythe antique écrit et réécrit au fil des millénaires par plusieurs auteurs. Le mythe de Médée raconte l’histoire de cette vengeresse qui va abattre sa colère sur la ville de Corinthe pour avoir été abandonnée par son époux Jason, racontée de manières différentes par chaque auteur, dont moi.

D’où vous est venue l’idée de réécrire le mythe de Médée ?
Ayant fait un Bac Littéraire que je viens à peine de passer et ayant toujours voulu écrire, j’ai un jour étudié la pièce de Médée (version de Anouilh) et ai vraiment été inspirée en voyant qu’elle avait été réécrite depuis le début des temps par de grands auteurs ; alors je me suis dit « Pourquoi pas moi ? » ; je voyais cette réécriture comme un bon début pour me lancer dans l’écriture. J’ai commencé à écrire sur du papier, pour passer le temps, puis j’ai eu envie de continuer à l’écrire sur l’ordinateur, aboutir à une œuvre complète et tenter ma chance…

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Aux lecteurs de tous les âges, mais plus particulièrement aux adorateurs de lettres classiques comme modernes, qui connaissent le mythe de Médée et veulent le découvrir sous un autre jour, ou ceux qui ne le connaissent pas mais désirent le connaître.

Quelles sont les qualités de votre réinterprétation du mythe ?
Une nouvelle réécriture d’une célèbre œuvre d’origine (ici d’Euripide) est toujours quelque chose à voir. La mienne est simple à lire, et connait une fin tout à fait différente de toutes les versions après le meurtre des enfants et plutôt inattendue, mais ce n’est pas tout ; il y a un deuxième acte pour de nouvelles péripéties et menant donc à un nouveau dénouement.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
J’ai voulu montrer la dualité de la nature humaine, et démontrer que certains problèmes nous confrontent à des questionnements sur nous-mêmes qui peuvent expliquer pourquoi nous sommes poussés à choisir le bien ou le mal. Derrière cet ouvrage, j’ai voulu prouver que dans notre siècle modernisé la littérature reste bel et bien présente, et que la jeunesse actuelle, dans les bons et mauvais côtés de sa génération dont je fais partie, est toujours capable de réaliser de belles choses. Puis,enfin, j’ai voulu exprimer ma satisfaction d’avoir abouti à mon projet de toujours : l’écriture.

Outre la mythologie, quels sont les thèmes qui vous inspirent le plus ?
Le mélange des genres et tous les thèmes appartenant à la tragédie, dans tous les cas tout ce qui tourne au sombre (il y a de bonnes comédies certes, mais cela ne colle pas avec mon style d’écriture et permet moins facilement de toucher le lecteur) car la joie n’a jamais été un thème inspirant à mes yeux. J’aime beaucoup le style shakespearien en premier, puis ceux de Musset, Hugo, Zola, et bien d’autres…Je suis aussi fan de Rimbaud qui était un auteur audacieux et très moderne pour son époque.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai 18 ans et j’en suis à mes débuts d’auteur, l’écriture étant pour l’instant le seul projet dans ma vie que je suis sûre de vouloir mener. J’ai des projets pleins la tête, mais il n’y en a qu’un que j’ai pu entamer concrètement suite à « Médée », le grand projet d’une nouvelle pièce plus longue et inventée de toutes pièces qui sera un drame romantique et que je devrais aboutir d’ici peu. Par la suite, je souhaiterais éventuellement écrire des romans ou nouvelles de tous les genres mais contenant toujours du tragique. Une chose est sûre ; je suis très loin d’en m’arrêter à « Médée ». J’écrirai encore dans plusieurs décennies.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je remercie ma famille qui seront mes premiers lecteurs et je compte énormément sur mes futurs lecteurs qui auront un rôle déterminant dans le succès de Médée . Dans un dernier temps, je souhaiterais rendre hommage à Pierre Bottero, grand auteur jeunesse de mon village d’origine qui nous a quitté en 2009 et dont le départ nous a tous touché. Il n’est plus là mais il restera dans nos mémoires et toutes ses belles œuvres resteront éternelles.