Rencontre avec… Pierre-Marie Busi

Pierre-Marie Busi, vous avez publié chez Edilivre L’anglais, ça danse ! , un ouvrage abordant un thème assez original. Je vous laisse le soin de l’exposer à nos lecteurs… En effet, j’ai publié ce livre avec la première intention de promouvoir la langue anglaise auprès de nos jeunes collégiens, lycéens, étudiants mais aussi leurs parents et quiconque désireux d’en savoir un peu plus sur cette langue, son évolution, son devenir ainsi que son enseignement. Au cours de mes sept premières années d’enseignant, j’ai souvent entendu les mêmes remarques de la bouche de mes élèves, petits et grands, à propos de l’anglais. Ce sont précisément ces idées préconçues et récurrentes qui font l’objet d’un chapitre à chaque reprise, et qui sont commentées, critiquées et discutées à la lumière de mon vécu, de mon ressenti et de mes convictions. Le ton est parfois léger mais toujours sérieux et vrai. Les pages sont agrémentées d’anecdotes pertinentes et vécues visant à illustrer mon propos. Chaque chapitre peut se lire indépendamment. Comme je le disais en début d’interview, ce livre est avant tout un hommage à ma passion dont j’ai fait mon métier : la langue anglaise. Quels sont les différents évènements qui vous ont poussé à écrire ce livre ? Ma récente affectation dans le supérieur, à l’institut des sciences et techniques de l’université de Valenciennes, m’a amené à me retourner sur mes années passées à enseigner dans le secondaire, que ce soit en collège, en lycée ou même en école primaire ou auprès des classes SEGPA. Beaucoup d’images, de situations liées à la vie de classe, des moments d’échanges avec mes élèves, mais aussi des réflexions, des remarques, des attitudes, ou encore des réussites ou échecs pédagogiques me sont revenus à l’esprit. J’ai souhaité alors les matérialiser par écrit afin que d’autres puissent bénéficier de ma modeste expérience et rebondir sur mes réflexions. Comment expliquez-vous cette passion et dévotion pour la langue anglaise ? Oh, la raison est toute simple à mon sens. J’ai toujours eu, au cours de ma scolarité, des professeurs eux-mêmes passionnés, compétents et amoureux de la langue anglaise. Ils ont su me transmettre leur dévotion et m’éveiller aux richesses de cette langue. Une seconde raison est liée à la musique, elle aussi une grande passion chez moi : la langue anglaise a une étendue acoustique semblable à la tessiture des instruments. Cette langue me procure bien des plaisirs et des satisfactions. Selon vous, qu’est-ce qui différencie la littérature française de la littérature anglaise ? La langue anglaise a cette incroyable faculté à dépeindre des endroits, des atmosphères, des intérieurs, à brosser des portraits de personnages avec une précision savoureuse et avec relativement peu de mots. Le français, lui, délaye plus et utilise davantage de périphrases pour transcrire ces mêmes situations. La langue anglaise est plus verbale, donc plus dynamique et est lexicalement très riche du fait de ses nombreuses influences dont le latin, le scandinave… d’où une littérature très dense sous les plumes de grands écrivains tels Dickens, Shakespeare, Hemingway, Wilde et combien d’autres encore…  La littérature française est elle aussi riche et variée à n’en point douter, mais elle a une tendance à la nominalisation, d’où cet aspect statique ou théorique. A qui est destiné ce livre ? Vraiment, il est destiné à tous, petits et grands, des collégiens aux étudiants, des novices aux fins connaisseurs de l’anglais, des débutants aux bilingues… Chacun, je pense, y trouvera son compte et saura profiter de ces quelques chapitres. C’est dans cet esprit que je l’ai écrit… Votre première passion se porte pour l’anglais ou l’écriture ? Sans hésiter pour l’anglais… Ce n’est que très récemment que l’envie d’écrire s’est imposée à moi. J’y ai pris du plaisir mais je ne dirais pas qu’écrire est une passion. En revanche, partager ma passion est en une, et il se trouve qu’une telle entreprise se réalise ici par l’écriture. C’est un bel outil d’échange assurément. Bientôt un second ouvrage dans la bibliothèque d’Edilivre? Et pourquoi pas… ? J’ai bien quelques pistes en tête toujours dans cette idée de mettre en avant la langue anglaise et d’alimenter certaines réflexions, mais rien de bien concret encore. To be continued, comme l’on dit…  

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