Interview écrite


21 juin 2018
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec Patrick Lagneau, auteur de « Tu ne tatoueras point »

Présentez-nous votre ouvrage

« Tu ne tatoueras point » est un roman policier à suspens dont l’intrigue commence en Occitanie (Argelès-sur-Mer et à Port-Vendres, tiens donc !), avant de se perdre dans les arcanes d’une enquête qui va emporter le lecteur en Normandie (Le Havre), à Nancy et ses environs, et à Paris.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

D’abord, le suspens est un des éléments que j’affectionne particulièrement et qui me permet de tenir le lecteur en haleine jusqu’à la chute de l’histoire. Mais au-delà de la machinerie littéraire, des leviers et des rouages de l’enquête policière, j’ai voulu aborder un phénomène social contemporain : le tatouage.
L’élément déclencheur, et vous le découvrirez précisément dans mon roman grâce à l’un de mes personnages, a été une rencontre sur une plage, il y a plus de quarante ans, avec un type dont le tatouage sur le ventre à tendance sexuelle témoignait si ce n’est d’un niveau d’intelligence bien en dessous de la moyenne, au moins d’un degré de bêtise absolue.
J’ai voulu creuser ce phénomène qui s’est propagé depuis une vingtaine d’années en s’échappant des milieux marginaux dont le tatouage était le privilège. Je me suis appuyé pour cela sur un mémoire de thèse d’une démographe, Laetitia MILVAUX, avec son accord, bien sûr, intitulé « Qui sont les tatoués d’aujourd’hui ».
Et pour étayer l’art du tatouage en lui-même, j’ai été invité à ma demande par le directeur de l’ENSAD (École Nationale Supérieure d’Art et de Design de Nancy) à échanger avec des professeurs et assister à leur cours auprès des étudiants. Les explications techniques d’un tatoueur professionnel dans son studio ont été aussi fondamentales.
La richesse des informations engrangées m’a permis de construire une intrigue qui, bien que fictionnelle et pleine de surprises et de rebondissements, n’en pourrait pas moins être réelle.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Toute personne sensibilisée par le tatouage, que ce soit pour ou contre, et peu importe l’âge. Mais pas seulement. Les amateurs d’enquêtes policières ardues, de psychologie, seront emportés, page après page, par un suspense diabolique jusqu’au dénouement final.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Les tatouages, tels qu’ils sont présentés et analysés dans mon roman, depuis les coutumes ancestrales et tribales jusqu’à nos jours, au-delà de l’effet de mode et de la symbolique, devraient faire réfléchir le lecteur sur son impact social et l’image qu’ils renvoient.

Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans mon imagination à partir d’un élément déclencheur. L’idée de base parcourt un long chemin dans mon esprit avant que commence le travail préparatoire pendant plusieurs mois : le tissage du fil conducteur, la vision du dénouement, la trame de l’histoire, le contenu scénarisé de chaque chapitre, la conceptualisation des personnages, de leur caractère, de leur passé, de leur vécu.
Alors seulement démarre l’écriture, le premier jet. C’est la phase la plus jouissive. C’est là que l’auteur, emporté par sa propre créativité, découvre pour la première fois l’histoire qu’il invente…

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Mon prochain livre, en cours d’écriture, est un suspens fantastique.
Un romancier français s’exile dans les Rocheuses canadiennes, après le décès et l’enterrement de son père, pour écrire son dernier roman. Dans le chalet que met à sa disposition un ami québécois, président de son fan-club à Montréal, se trouve un très, très vieux téléphone, une pièce de musée, objet de décoration murale. Un soir, le téléphone qui, bien sûr, n’est relié à aucun réseau téléphonique se met à sonner…
Scoop : il s’appellera « Salut mon pote » !

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Mon moteur, en plus du plaisir évident d’écrire, ce sont vos retours. N’hésitez pas à me laisser des commentaires sur mon site www.patrick-lagneau.com sur lequel une page est consacrée à chacun de mes romans.