Rencontre avec Patrick LAGNEAU, auteur de « SALUT, MON POTE ! »


 

Présentez-nous votre ouvrage.

Un livre est un miroir dans lequel chaque lecteur peut se voir, pour autant qu’il soit sensible au reflet. Dans ce drame fantastique à suspense, le héros, Hector Darbeville, écrivain, est confronté au décès de son père. Après l’enterrement à Verdun, en France, il se réfugie dans un chalet prêté par Pierre Falardeau, un ami québécois et président de son fan-club à Montréal, dans les montagnes Rocheuses au Canada pour terminer l’écriture de son huitième roman. Inconsciemment, sans doute pour tenter de ne pas penser au drame qu’il vient de vivre. Parmi les objets hétéroclites de la décoration du chalet se trouve un vieux téléphone mural à manivelle non connecté à un quelconque réseau.
Un soir, contre toute attente, le vieux téléphone sonne. Surpris et après bien des hésitations, il décroche. Affolé, il va rapidement comprendre qu’il est en communication avec son père.
Je ne veux pas déflorer ici l’histoire. Je ne peux vous expliquer ni pourquoi ni comment, mais je peux tout de même préciser que l’aventure « occulte » dans laquelle il est entraîné va le conduire à la fin des années quarante à Verdun, période où la population revit, soigne ses plaies en dansant dans les brasseries et les bars, et assiste à des concerts de jazz donnés par des orchestres de soldats américains.
Mais surtout, Hector va vivre une situation impensable, improbable : il rencontre son père, non seulement en vie, mais au même âge que lui alors qu’ils ont tous deux 17 ans…

 

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Comme cela arrive à tout le monde un jour ou l’autre, j’ai perdu mon père il y a quatre ans. Je lui rends hommage en m’appuyant sur ses souvenirs qu’il m’a rapportés de son vivant.
Je pense que cela donne une histoire poignante et vibrante d’émotion.
Mon père m’a accompagné tout au long de l’écriture.
Je pense qu’écrire ce roman m’a tout simplement permis de faire le deuil.

 

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Un public adulte assurément.

 

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Il faut profiter de ses parents tant qu’ils sont en vie. Ne pas hésiter à leur dire qu’on les aime. Quand ils sont partis, il est trop tard.

 

Où puisez-vous votre inspiration ?

Partout où le vent me mène : les voyages, les rencontres, l’observation de notre société, une photographie, une envie à partager, mes propres expériences de la vie, des phrases entendues autour de moi, des mots qui font tilt… Tout est source d’inspiration pour qui sait écouter, regarder, entendre, observer, sentir.
L’inspiration peut naître aussi d’une violence intérieure, déluge de sentiments sur des faits de société, juste à certains moments, quand le cœur est touché.
La vie qu’on se choisit est la plus grande source d’inspiration.

 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Après ce onzième roman, je me suis accordé une année sabbatique afin d’engranger de nouvelles idées, de voyager, pour revenir avec de nouvelles envies, de nouveaux projets.

 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Je suis heureux d’offrir au lecteur ce roman bouleversant. C’est une nouvelle facette de mon écriture. À travers mes histoires, je cherche toujours à lui apporter du bonheur, de l’exaltation, de la réflexion, de l’émotion, le sourire, à le surprendre.
Le lecteur est un ami.
Salut, mon pote !