Interview écrite


14 octobre 2016
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Patrick Lagneau, auteur de « Page blanche pour roman noir »

Patrick_Lagneau_EdilivreOù habitez-vous ?
Je réside dans la région Grand Est, plus précisément à Bar-le-Duc dans le département de la Meuse.

Présentez-nous votre ouvrage 
« Page blanche pour roman noir » est mon neuvième roman édité chez Edilivre. C’est un polar qui se situe dans le milieu littéraire, le monde de l’édition. Et pour une fois, je n’ai pas fait appel au fantastique. Je reste malgré tout attaché au suspense et ravi d’avoir ficelé une intrigue qui devrait, encore une fois, tenir le lecteur en haleine.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Chez moi, écrire est un plaisir, une passion, une drogue. Quand un de mes romans est publié, je planche déjà sur le suivant. Mais pour « Page blanche pour roman noir », j’ai séché. Mes idées me semblaient creuses, vides, banales. Un écran noir. Il m’a bien fallu admettre l’inadmissible : j’étais confronté à la page blanche. Et à l’angoisse qui en découle. Ma passion de l’écriture allait-elle donc se fracasser sur la page virtuelle affichée sur mon écran d’ordinateur dont seul le curseur s’obstinait à clignoter et semblait me dire : « Bon, je suis prêt ! On y va quand tu veux… ». L’horreur !
Et puis, non, je n’allais pas baisser les bras. À force de fixer le curseur, l’idée est venue. Eh oui ! Comme ça ! Une ouverture qui m’affranchissait de la page blanche et libérait ma créativité. Toute bête, comme le sont parfois les idées qui surgissent d’on ne sait où : j’ai fait un transfert sur un écrivain qui, par chance, est publié par une grosse maison d’édition et récompensé par le prix du Polar de Cognac. Alors que son éditeur lui consent une avance sur le prochain roman, il va être confronté à l’angoisse de la page blanche. Et comme le suggère la quatrième de couverture de mon roman, pour retrouver l’inspiration, il va devoir se mettre dans la peau d’un assassin. Et pour cela, peut-être devenir assassin lui-même…

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Adulte et adolescent.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Comme je l’ai dit plus haut, j’ai placé l’intrigue dans le monde de l’édition. Au-delà du polar, j’ai voulu faire comprendre comment fonctionne le processus de créativité, comment les rouages sont de mieux en mieux huilés, ce que ressent l’auteur dans ce processus et ces rouages, comment naît une histoire, comment évoluent les personnages, comment l’auteur se met à leur place, comment il vit leur action, leurs objectifs. Autrement dit, ses petits bonheurs et ses souffrances intellectuelles.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Bonne question ! C’est celle que me posent souvent mes lecteurs après avoir lu mes romans. Victor, le personnage principal de « Page blanche pour roman noir » s’inspire par les gens qu’ils croisent et le lecteur assiste au plus près à la conception d’une scène.
Pour moi, l’inspiration peut naître d’une rencontre, d’une observation, d’une lecture. Et quand elles deviennent un tremplin qui me propulse dans une histoire, il ne me reste plus qu’une chose à faire : travailler.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je suis en préparation de mon dixième roman. Un tournant ? Peut-être ! En tout cas, « Page blanche pour roman noir » a ouvert une porte par laquelle je m’engouffre avec délectation. Ce sera également un polar, dont le thème sera « les tatouages »… Des inconscients, des psychopathes, des névrosés, des flics et aussi des gens « normaux » (quand même !) seront les acteurs d’une intrigue à donner la chair de poule…

Un dernier mot pour les lecteurs ?
J’espère que vous prendrez du plaisir à vous faire piéger…