Rencontre avec Patricia Kleiner

  Patricia Kleiner, le jour où mon cœur s’est brisé est le premier ouvrage paru chez édilivre. Je vous laisse le soin de nous exposer votre histoire en quelques mots.  Ce livre raconte le drame de ma vie : En effet le 27 janvier 2008 ma fille Marie Anne 23 ans a mis fin à ses jours par défenestration en emportant son bébé de deux ans dans ses bras. Le lendemain du drame, je commençais à écrire les événements tel qu’ils se sont passés ainsi que ce que mes proches et moi même avons  ressentis pendant cette période. J’ai essayé d’analyser les raisons probables de son geste ainsi que ce qui peu amener une si jeune femme et maman de surcroît vers la dépression. Je parle de la résilience, des méfaits des anti-dépresseurs. Des poésies agrémentent mon livre qui est bouleversant. En préface Didier Daeninckx a mis en lumière ma douleur de maman et mamy.  En postface, mon frère qui est naturopathe nous donne quelques pistes pour prévenir la dépression et les maladies contemporaines. Pourquoi avoir choisi l’écriture pour relater ce que vous avez vécu ? Écrire a été pour moi un acte libératoire. Je m’explique : J’ai ressenti le besoin impérieux de noter de suite tous ce qui c’était passé ainsi que mes sentiments . Au fur et à mesure , l’idée de  partager avec des lecteurs proches de moi ou des inconnus est devenu indispensable. afin  de transmettre, d’aider des personnes ayant vécus la perte de leur enfant ou d’un de leur proche. J’ai souhaité aussi dire mon désarroi et ma résilience, c'est-à-dire que malgré cette douleur extrême qui est mienne j’ai réussi à reprendre goût à la vie et à continuer à partager avec autrui…. De plus pour moi qui étais si proche de mon enfant et de mon petit fils c’est un témoignage d’amour maternel à partager avec les lecteurs. A travers ce livre, quel message souhaitez vous délivrer aux lecteurs ? Avant tout je cherche à prévenir le mal-être des jeunes, à ne  pas le prendre « à la légère » et à reconnaître les symptômes de la dépression. Également à dire que même une personne qui à vécu un drame terrible peut continuer à vivre malgré des moments de tristesse et d’abattement, malgré de forts sentiments d’incompréhension et de culpabilité….La vie peut continuer,on doit faire face et la foi en Dieu peut aussi nous aider. Lorsque que le livre a enfin été publié, quels sentiments avez-vous éprouvé? Tout d’abord, je tiens à remercier Edilivre qui, quinze jours après l’envoi de mon manuscrit, m’a contacté par mail afin de me dire que celui ci  avait retenu l’attention du service éditorial et me proposait un contrat « coup de cœur » Je me suis donné un mois de réflexion puis j’ai signé un contrat d’édition avec Edilivre. La période d’attente entre le moment ou on signe le contrat et ou on attend le premier exemplaire est en fait comme si on attendait la naissance de son bébé !  Oui, j’avoue que c’est peu être exagéré mais symboliquement, c’est un peu ça. On est impatient et en même temps on a un peu peur. J’étais contente d’avoir mené à bien cette aventure (écrire et réussir à être publié) et en même temps j’avais peur de la réaction des lecteurs et du fait que je dévoile certaines choses personnelles de ma vie qui entoure le jour fatidique. Le plus grand choc émotionnel, je l’ai ressenti quand j’ai  été cherché les trente premiers exemplaires, je n’ai d’ailleurs pu ouvrir de suite le carton, étant très émotive de nature. De plus le fait d’avoir choisi comme couverture de mettre une photo de ma fille et de son bébé était comme une lame qui me transperçait  le cœur à nouveau car il m’est difficile de regarder leur photos sans que ne resurgisse tout ce qui c’est passé ce jour là. Votre livre est un beau et courageux combat. Avez-vous d’autres projets en cours pour pouvoir le continuer ?  Oui bien sur,  les droits d’auteurs seront versés intégralement à une association que j’ai crée en souvenir de mes enfants et qui permettra d’aider les enfants des pays du sud souffrant de malnutrition  grâce à la culture d’une algue microscopique la spiruline et  également à la culture des baies de goji. Par ce biais  mes enfants pourront aider indirectement des enfants des pays en voies de développement. J’ai aussi plusieurs projets en cours dans des actions de santé mentale afin de témoigner et de donner des conseils pour prévenir la dépression et les maladies mentales. Concernant l’écriture, j’ai déjà écris des nouvelles que je dois rassembler afin de les proposer dans un manuscrit que je soumettrais bien sur à la lecture d’édilivre qui m’a fait confiance pour l’édition de : LE JOUR OU MON CŒUR S’EST BRISE.  

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