Rencontre avec Olivier Theralus, auteur de  » Conjugaison « 

Olivier_Theralus_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
« Conjugaison » est une réaction. Une réaction face au silence. Nous sommes dans un monde où le silence est dépourvu de toute sagesse. Nous sommes dans un monde de silence complice. Un monde de silence traître. Il ne sert à rien de se taire. Il faut parler. Dénoncer le silence comme le plus grand des crimes. Je sais que chacun de nous à quelque chose à dire et à partager. Avec « Conjugaison », je partage avec d’autres des sentiments personnels et collectifs.

Quels thèmes avez-vous privilégié dans ce recueil de poèmes et pourquoi ?
Je privilégie particulièrement le temps. Ce temps qui court et après qui nous courons. Ce temps qui file et qui se faufile. J’essaie de lier notre amour du temps au temps de nos amours. Le monde d’aujourd’hui est celui de l’accaparement du temps et de l’espace. Nous ne savons plus à quel moment et à quel lieu se conjugue le verbe.

Comment définiriez-vous votre poésie ?
Je crois qu’il est urgent de donner la parole au verbe. Il faut laisser et faire parler les mots. Je crois que la poésie doit être dans un langage simple sans être simple. Comment poétiser avec les mots de tous les jours ? Comment poétiser dans la monotonie du quotidien sans être monotone ? Je suis assailli par ce genre de questionnement. Ma poésie est une tentative de réponse.

Quel texte ou auteur a pu vous donner envie de vous attaquer à la poésie ?
Il n’y a ni un texte ni un auteur en particulier. Je lis monsieur-tout-le-monde et je dévore les monstres qui me plaisent. J’apprécie Eluard, Prévert, Brecht, Castera, Davertige, Carl Brouard et tant d’autres encore.

Vous êtes poète et également parolier. Quelle place l’écriture et la création prennent-elles dans votre vie ?
J’aime écrire et j’aime les jeux de mots. Parler pour écrire et écrire pour parler sont l’essence même de mon existence. Je passe mon temps à écrire, à effacer et à réécrire. Il y a des choses que l’on ne peut apprécier que lorsqu’elles sont écrites ou dites. Je ne sais pas si je suis poète, je ne sais pas si je suis parolier ; mais, je sais que j’étais père avant même d’avoir été pubère, à force d’écrire.

Y-a-t-il d’autres genres qui pourraient vous intéresser pour de futurs projets littéraires ?
Je suis tenté par la nouvelle et le roman. Et je travaille très dur pour devenir nouvelliste et romancier.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
J’attends vos commentaires, chers lecteurs.