Interview écrite


11 juin 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Nina Ibriche, auteur de « 2092 »

Nina_Ibriche_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
C’est un roman de science-fiction, on peut aussi parler d’anticipation, qui se déroule en l’an 2092 et qui se veut appelant à la paix. Ce fut un choix cornélien que de savoir si j’allais ou non écrire sur la paix entre les religions, car c’est un sujet assez sensible, mais je me suis lancée. Je suis très heureuse que mon ouvrage ai été lu par un si grand nombre, ce succès me touche.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Je voulais trouver un ennemi commun et surtout réel aux trois principales religions monothéistes, qui sont celles qui se font actuellement la guerre, et cet ennemi commun est le fascisme. Quand je parle de fascisme, je parle bien évidemment de tous les fascismes. Il ne faut pas seulement voir le fascisme au sens propre, et matérialiser cette idée par de grands blonds aux yeux bleus, ce serait une grave erreur. Actuellement, le fascisme prend plusieurs formes.

À quel lecteur s’adresse cet ouvrage ?
À tous. Tout le monde peut avoir du plaisir à lire mon livre.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Un appel à l’unité. Il faut cesser de se diviser pour des raisons X ou Y, et voir où est le réel danger, déterminer la responsabilité de l’humanité concernant les épicentres, trop peu encadrés, de clivages inter-religieux.

Où puisez-vous votre inspiration ?
La question ne devrait-elle pas être « d’où ne puisez-vous pas votre inspiration ? ». Car l’inspiration est partout. Tout d’abord, je ne puisse certainement pas mon inspiration de la vie de tous les jours, car je ne suis pas entourée de gens qui se font des guerres de religions (et heureusement ! ). Je tire mon inspiration simplement de ce que je peux voir du présent, de l’histoire passée, et de l’histoire à venir, que je ne fais qu’anticiper. Ma vision du futur est si émétisante que je me sens obligée de « tirer l’alarme » en quelque sorte.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’en ai énormément ! Mais je pense que je me lancerai dans les romans d’amour. Je parle trop peu d’amour et je suis encore une jeune fille, mes écrits sont trop noirs, il faut que je sois un peu optimiste, bon sang ! (rires)
Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je ne détiens pas la clef de tout, je n’ai pas la science infuse. «2092» est avant tout un paradigme, ce n’est qu’une histoire imaginée. J’ai écrit cet ouvrage en toute humilité et en toute, peut-être naïveté. Juifs, musulmans, chrétiens, athées, bouddhistes, nous sommes tous égaux. C’est très cliché, mais il faut le clamer encore et encore.