Rencontre avec Nick Gardel, auteur de  » Une question de principes « 

Nick Gardel, présentez-nous votre ouvrage Une question de principes ?
C’est mon troisième roman policier et un peu un aboutissement. Même si l’histoire est complètement indépendante, j’y retrouve quand même le personnage principal de Julia Bastélica, ma commissaire.

Pourquoi avoir écrit ce roman ?
Je voulais faire la chronique « de l’intérieur » d’un tueur compulsif. Essayer de trouver les ressorts qui amènent une personne à tuer ses contemporains.  J’ai toujours eu beaucoup de mal à trouver le ton juste pour mener mes enquêtes, alors je voulais que les deux points de vue (ceux de l’assassin et de l’enquêteur) se déploient en parallèle. L’un à la première personne, l’autre en tant que récit à la troisième personne.

D’où vous vient votre inspiration ?
Mes romans sont souvent des prétextes. J’essaye de mettre le plus en avant possible l’histoire, mais je peaufine réellement mes lieux et mes personnages secondaires. J’essaye d’avoir une écriture la plus cinématographique possible, pour que le lecteur soit au cœur du récit. Les lieux sont des mélanges d’endroits que je connais par cœur, tout comme les personnages. Dans ce roman, j’ai créé des clones de personnages réels, dont certains sont vraiment odieux ou attachants. Je n’ai même pas eu à grossir le trait dans certains cas. Par exemple, le personnage de Nestor existe réellement, j’ai beaucoup d’affection pour lui.

Parlez-nous de votre personnage principal Maximilien Pijon ?
Il m’a fallu longtemps pour le définir. Comme je le disais, je voulais explorer le moteur d’un assassin. Voir un peu ce qui se passe sous le capot. Maximilien est un esprit brillant, finalement très imbu de sa personne même s’il passe pour quelqu’un de modeste et de posé. Cette image de vieux sage lui pèse, car il n’y entend que l’adjectif « vieux ». Il a un esprit très logique et s’est mis à se poser des questions saugrenues comme : « est-ce que je peux tuer ceux qui me dérange ? ».  Dans le roman, il commet plusieurs crimes sans jamais éprouvé le moindre remord. Le jeu avec les enquêteurs est aussi une part importante de sa psyché.

Pourquoi avoir choisi ce style d’écriture ?
Je ne sais pas écrire autre chose que des histoires policières. Néanmoins, j’essaye d’affiner toujours mon écriture. Dans mon premier roman, j’utilisais la première personne uniquement pour donner un effet de « témoignage » au récit. Le second avait une structure plus classique avec une énigme posée dès le début et le déroulement de l’enquête. Une question de Principes est une construction croisée. Un peu comme un Colombo où on connaît l’assassin dès le départ et où l’intérêt réside dans les péripéties de l’enquête. Le lecteur en sait plus que les personnages, ça lui donne une position de force en apparence alors qu’il se fait guider en sous-main. C’est très jouissif comme sentiment.

A quels types de lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mes romans sont des policiers classiques. Ni gore, ni thriller. Il y a des personnages solides et un fond bien en place. J’essaye aussi de mettre pas mal d’humour, surtout dans les dialogues.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Je viens de terminer un autre roman policier Nevermore. Pour une fois, j’y mêle une autre passion : la musique. Le rock progressif pour être exact.

Un mot pour vos lecteurs ?
J’espère que ce roman leur donnera l’envie de découvrir mon univers. J’adore dissimuler des détails et des petites perles dans mon écriture. J’en dévoile quelques-unes sur mon site, pour ceux qui voudrait aller plus loin dans la lecture. Mais, je n’ai pas fini d’écrire, il me reste plein d’histoires dans la tête.