Rencontre avec Murielle Lacroix-Jacquot, auteur de « Le Serpent »

Murielle_Lacroix_Jacquot_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
« Le Serpent » est un drame psychologique qui confirme que la malédiction peut être génétique autant que les yeux bleus. C’est un roman sur le deuil, la passation et le lien, à travers les âges, entre une mère et sa fille, qui inconsciemment, va poursuivre le même chemin semé d’aiguilles. Le serpent se profile sournoisement d’un ventre à l’autre par téléportation générationnelle et va aboutir à la même tragédie.

Votre livre nous parle du deuil, cela fait-il écho à votre histoire personnelle ?
Oui, en admettant que chacun a eu dans sa vie à vivre cette expérience.

Pourquoi avoir choisi l’évocation du serpent ?
Le serpent est un animal insidieux et silencieux qui tue par étouffement. L’héroïne peut se sentir étouffée par l’emprise de la malédiction venimeuse de sa mère.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
A toute la grande famille des adultes.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
L’aspect psychologique du personnage, qui dès l’enfance, illustre son incapacité à surmonter le deuil à venir et la transmission des gènes. Le cheminement presqu’irréel des coïncidences qui vont mener l’héroïne à revivre les mêmes drames qu’une mère démissionnaire.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
L’emprise parentale est parfois si redoutable que personne ne peut s’en sortir seul. Tout se transmet immanquablement, c’est indéniable. L’expression du silence n’aboutit à rien, nous avons besoin de l’extérieur pour comprendre qui on est.

Où puisez-vous votre inspiration ?
La vie, les gens, leur comportement et leur volonté furieuse de se complaire dans leur quotidien.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’écris. Je suis enchaînée agréablement à mon clavier. Le titre est encore incertain mais il traitera de perversité narcissique. Tout un programme !

Un dernier mot pour les lecteurs ?
L’histoire est captivante, on devine très tard pourquoi l’héroïne plonge complètement. Son profil psychologique évolue lentement et fatalement. J’aime que chaque lecteur se retrouve en partie dans mes pages et qu’il puisse y trouver un élément déclencheur pour se guérir.