Interview écrite


Mohamed_Feraoun_Edilivre
17 décembre 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Mohamed Feraoun, auteur de « Le Secret de l’apprentissage »

Mohamed_Feraoun_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Tout d’abord, je vous remercie de m’avoir accordé cette opportunité de me faire connaître à travers cet ouvrage qui est finalement un petit secret ancré au fond de moi-même depuis mon jeune âge en l’occurrence, d’écrire un livre sur l’école, donc, sur ma deuxième maison d’enfance. C’est un ouvrage qui reflète presque tous les facteurs qui influent le monde de l’apprentissage, il est en deux parties. J’ai écrit un ouvrage qui marie deux littératures différentes, à savoir un texte de recherche et un texte romantique. J’ai un peu romancer une recherche pour argumenter la présence de ses acteurs clef du processus d’apprentissage, secundo, pour offrir aux lecteurs et lectrices, un ouvrage qui s’approche un peu de leurs attentes en matière de romance envers le monde de l’apprentissage, leurs donnant ainsi ce sentiment d’appartenance. Donc, l’acte 1 décrit non seulement les acteurs qui influent, mais aussi les actions mutuelles avec les bienfaits et les méfaits. Tous cela, se traduit dans un monde schématisé ou caricaturé. L’acte 2 est un ouvrage très peu romantique, en faisant le soin de faciliter sa compréhension. Dans cette partie, mon étude me donne très peu de place au goût de romance sans que je me rende compte. J’ai ciblé les aspects clefs du processus d’apprentissage (le savoir-être et le savoir-faire). Beaucoup de gens ignorent l’importance et le rôle qui peuvent jouer dans le processus d’apprentissage. Donc, c’est un ouvrage qui a finalement caricaturer l’apprentissage, en terminant par la fameuse pyramide d’apprentissage découlant de mon étude.

Pourquoi avoir écrit un livre sur l’école ?
Comme je l’ai dit dans ma lettre aux lecteurs et lectrices, c’était mon petit secret d’enfance, vous savez, mes amis avait peut-être plus de chance que moi, ils avaient trois maisons dans leur quotidien à savoir ; la maison des parents, l’école et la rue, que j’appelle l’école de la rue. Quant à moi, j’avais bien entendu deux grandes maisons, mes parents et l’école. L’école est devenue pour moi, une dette donc, une hypothèque que je dois rembourser à la fin de ma carrière professionnelle ou ma vie active. Sorte de service rendu, pour ce qui est de mes passions, de ma curiosité pour divers sujets. Donc, tous ce qui touche l’école me touchait profondément.

Quelle est votre propre expérience du système éducatif ?
À vrai dire, j’ai eu cette chance d’avoir deux expériences. Mon père était enseignant et directeur d’une école primaire, ça m’a permis de prendre acte de sérieux ce monde magique, qui paraissait complexe pour les autres, contrairement à moi c’était un monde merveilleux, me donnant cette idée paradoxale, (l’école n’aura pas lieu sans ma présence), du faite que mon père était directeur. Donc, j’ai eu cette première expérience de contact avec le monde de l’apprentissage dès l’âge de 5 ans. Puis j’ai travaillé plus de 20 ans auprès des adolescents en Algérie, à ce jour je demeure encore dans le domaine. Vous savez, les années ne se ressemblent pas donc, les défis aussi ne se ressemblent pas, à chaque événement découle une nouvelle situation parfois difficile à gérer. On a aussi ces dérapages, ces exigences socio-politiques qui entravent parfois le monde de l’apprentissage, donnant naissance à des situations difficiles à gérer. En tout, le grand perdant de la situation c’est toujours l’apprentissage donc, l’apprenant.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Quand j’écris, je pense à mes désirs, à mes souhaits et surtout à ce message parfois caché au fond de moi, me faisant souvent du mal, je me dis, il est temps de le faire sortir donc, j’écris pour écrire et non pour séduire. Je ne peux choisir ou séduire mes lecteurs, c’est à eux et à nous de faire ce lien recherché pour divers causes. Je reviens à votre question, mes deux ouvrages peuvent être lu par tout le monde, commençant par ces parents soucieux de comprendre le monde de l’apprentissage, passant par la famille de l’éducation, aux futurs enseignants en particulier, aux universitaires, sans oublier nos amis chercheurs, trouveront idées d’une nouvelle vision du système éducatif mondiale.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Le message est clair, sauvons notre apprentissage des intérêts autres que l’apprentissage, et faisons donc, une vraie mission d’apprentissage, qui est : apprendre pour servir le bien être de l’humanité et non pour servir une idéologie ou politique donnée. Je voulais à travers ces deux ouvrages exprimer mon inquiétude, me donnant idée de faire une pensée profonde sur les différents modèles de sociétés qui ne cessent de se balancer entre ces différentes idéologies, amenant ainsi à mettre en otage ces différents modèles éducatif, se retrouvant parfois étouffé et dépourvue d’une vraie mission d’apprentissage au profit d’une politique donnée.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Ici, je me retrouve entre deux pôles l’un, je suis un auteur œuvrant de sa propre littérature donc, indépendant des autres, prouvant ainsi ce lien entre la romance et la recherche, tel évoqué dans le premier ouvrage. L’autre, vous pouvez évoquer ce lien héréditaire qui est parfois caché sans que je me rendre compte, du moment que mon oncle paternel était un ancien écrivain bien connu à travers la planète, suite aux succès de ses ouvrages.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Présentement, je me suis mis à écrire un roman sur l’immigration, là aussi j’ai un autre message à transmettre au sujet de ce rêve du siècle. J’ai d’autres projets pour l’école, mais j’attends d’abord l’évolution de cette école qui se cherche.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
C’est un ouvrage qui va vous entraîner dans un long voyage, en commençant par la visite de ses acteurs qui influent l’apprentissage. Vous allez sans doute non seulement découvrir ces liens cachés qui s’influent mutuellement, sans que le monde éducatif intervienne, mais aussi goûter au secret de cette merveilleuse profession.