Rencontre avec Gilbert MICHEL, auteur de « Les Muletiers du sel – En l’an 1565 »

Michel_Gilbert_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
C’est un roman d’aventures qui fleure bon le terroir… L’histoire se déroule au XVIème siècle. Les principaux personnages, orphelins de quinze et quatorze ans, voyagent avec les muletiers qui conduisent le sel depuis les salins d’Aigues-Mortes jusqu’au Puy-en-Velay.
Le pays qu’ils traversent est en proie aux guerres de religion qui ont débuté depuis déjà trois ans, en 1562. Denis et Delphine cheminent par la petite Camargue, les Cévennes, le sud de la montagne Ardéchoise et les pays du Velay.

Pourquoi choisir de parler de la route du sel ?
En effectuant des recherches de généalogie, j’ai découvert que les deux héros ont réellement existé ! Denis Ayglon et Delphine Maurin sont mes aïeux. Denis était muletier sur l’une des routes du sel… D’où le fil conducteur du roman.

Vous avez déjà rédigé « Je sais des histoires – Une enfance nîmoise de 1946 à 1967 », pourquoi opter pour le genre roman d’aventures aujourd’hui ?
Mon premier ouvrage est un récit sur les vingt années d’après-guerre. Il restitue mes souvenirs d’enfant et d’adolescent à Nîmes et sa Région. Le travail d’écriture que j’en ai fait appelait un roman.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Le lecteur amoureux des récits du terroir y trouvera son comptant. Pour d’autres, l’aventure riche en rebondissements sera au cœur de son intérêt. Enfin, les données historiques sur le milieu du XVIème siècle nourrissent de bout en bout et en tous domaines ce récit.

Quelles difficultés avez-vous rencontrées lors de la rédaction de ce roman ?
L’exigence venait justement des données historiques que je me suis efforcé de restituer. Ce travail a été aussi long que l’écriture proprement dite. Mais les difficultés se sont effacées devant les joies de la découverte.

Quel message avez-vous voulu partager avec les lecteurs ?
Cet ouvrage est à multiples tiroirs. J’ai voulu mettre en avant 3 choses :
– L’intolérance religieuse, mais aussi les ponts entre catholiques et protestants.
– L’enfance de deux orphelins et la découverte de l’autre sexe.
– Les sentiments de vie et de mort. De violences et de générosités.

D’où vous vient votre inspiration ?
Vaste question. Je vous disais plus haut les hasards du point de départ : un ancêtre muletier. Ensuite… Le récit m’échappe ! Ce sont les personnages qui m’habitent et s’imposent. Il ne me reste plus qu’à leur être le plus fidèle possible.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Un nouveau roman qu’il ne reste qu’à finaliser. « Les voiles du désert, en l’an 1585 –de Sète au désert Marocain ».  En cette année 1585, la France connaît sa huitième guerre de religion. Denis et Delphine se sont installés à Sète, avec leur ami Simon, marin pêcheur. Mais ils doivent s’exiler au Royaume Shérifien du Maroc, après avoir vengé les parents de Delphine. La sœur de cette dernière, Jeanne, les accompagne.
Au Maroc Ahmed al-Mansur est le sixième sultan de la dynastie Saadienne. Son règne correspond à une renaissance culturelle, artistique, économique, politique et militaire du Maroc. Mais dans les provinces le terrorisme est omniprésent, il n’épargne ni le peuple ni les gouvernants. Denis et Delphine vont avoir fort à faire pour préserver leur couple des pièges de l’argent, du pouvoir, du sexe et même de la mort.

Un dernier mot ?
Mon souhait est qu’arrivé au mot « fin » le lecteur désire connaître ce qu’il va advenir à Denis et Delphine. Ce sera le gage de leur satisfaction.