Rencontre avec Mélanie Ego, auteure de  » Voyage poétique  » et de  » Dans ma bulle… « 

Mélanie_Ego_EdilivrePouvez-vous nous introduire vos ouvrages en quelques lignes ?
Dans ma bulle et Voyage poétique sont deux recueils publiés en février 2013. Tous deux comportent des poèmes divers et variés, le premier est un peu plus centré sur les émotions notamment les sentiments que l’on ressent lors de la mort d’un proche. J’ai perdu mon grand-père, l’être le plus cher que j’avais, j’ai couché les mots sur papier pour exprimer ce que je ressentais, le deuxième est un peu plus centré sur la nature et les paysages.

On peut ressentir beaucoup d’émotion à la lecture de ces deux œuvres, quel sentiment avez-vous éprouvé en mettant sur papier tout ce que vous ressentiez ?
Comme je l’ai dit, j’ai perdu mon grand-père dont j’étais très proche, la relation que j’avais avec lui était presque « fusionnelle » alors quand il est mort j’étais désemparée, j’avais l’impression d’être vide, de vivre sans vraiment vivre. Il m’a fallu du temps pour l’accepter et l’écriture m’a fait avancer. Et puis quelques mois plus tard j’ai rencontré mon compagnon, lui aussi m’a beaucoup aidé, mes poèmes se sont faits plus « joyeux » et j’ai écrit sur le thème de l’amour. Aujourd’hui cela fait 2 ans que j’ai perdu un être cher et que j’en ai rencontré un autre, mes poèmes en parle toujours avec des mots plus doux !

Pourquoi avoir choisi la poésie pour faire passer vos émotions?
C’est une bonne question ! Je ne le sais pas moi-même, le premier texte que j’ai écrit dédié à mon grand-père, je l’ai écrit comme ça, et j’ai remarqué que ça rimait alors je l’ai mis en vers, et puis j’aimais bien ça alors j’ai continué !

Si vous deviez définir la poésie en quelques vers…
En quelques vers ça va être dur, mais je dirai juste que la poésie, pour moi, c’est l’art qui est capable de faire voyager, de faire sourire et même pleurer le lecteur, juste avec des mots…

A l’intérieur de vos ouvrages, vous parlez d’auteurs tels que Verlaine, Rimbaud, Baudelaire ou encore Racine. Sont-ils vos auteurs de référence ?
Bien sûr, je les admire tous, Les Fleurs du Mal de Baudelaire est une œuvre magnifique, je l’ai lu et j’ai pris une claque, c’est tellement beau… Rimbaud m’impressionne de par son imagination immense… Ils sont tous de grands poètes et je les admire. 
Apollinaire, c’est vraiment celui que j’admire le plus, je m’inspire beaucoup de son modèle, de ses œuvres, c’est ma référence.

Publier deux ouvrages à seulement quinze ans, pensez-vous que ce sera pour vous le début d’une grande carrière d’écrivain ?
Je ne le pense pas, je l’espère !! Malgré mon jeune âge c’est un « rêve d’enfant » qui se réalise, et je compte bien le réaliser longtemps !

Quels sont vos projets d’écriture ?
Je travaille sur un conte enfant, j’ai également mon troisième recueil en cours d’écriture, j’ai beaucoup de projets avec la jeunesse en tête, je suis jeune, j’ai le temps de tout essayer !

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Je dirais cette phrase d’Apollinaire : «  Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi, qui suscitant en nous le pouvoir créateur, nous met tout proche de la divinité… »