Rencontre avec Maryse Yoteau, auteur de «Le Jean et la Soie»

Maryse Yvoteau EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Le jean et la soie c’est une errance devenue un chemin de vie entre réalité et rêve, entre tessons et paillettes, entre raison et délire. Ce sont les mots qu’on n’entend jamais et qu’on veut désespérément entendre, qu’on va chercher là où ils sont pour s’apaiser, ne pas haïr, ne pas maudire. Pour passer du fusain au pastel, pour mettre de la couleur. Absolument.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’écris, comme beaucoup de monde je crois et depuis très longtemps, des émotions, des ressentis. J’ai commencé à l’adolescence, pour crier sans faire de bruit. Pour dire l’indicible. Et j’ai continué. Pas tous les jours. Lorsque l’émotion débordait. Mais finalement elle débordait assez souvent. J’ai rarement partagé mes mots sauf quelques poèmes lorsqu’ils pouvaient être offerts… Et puis l’envie est venue d’essayer de construire une histoire de bout en bout. Je l’ai fait et cette fois j’ai eu envie de partager…

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
À toutes les femmes de mon âge ou plus qui comme moi en sont encore à se demander ce qu’elles feront quand elles seront grandes ! À toutes les filles qui pensent qu’une femme n’est femme, séduisante,  attirante que lorsqu’elle est jeune. Gardez espoir les filles, le chemin est long et plein de surprises… À tous les hommes enfin qui ont le courage de se demander ce qu’il peut bien y avoir dans la tête et dans le cœur d’une femme… Lors d’une ballade dans le ravissant village de Pézenas (34), j’ai trouvé dans une boutique dont les propriétaires rivalisaient de convivialité et d’humour, un livre posé sur le comptoir. Le titre était je crois : « Tout ce que les hommes savent des femmes ». Ce qui était troublant, c’était que le livre soit aussi gros !  Je l’ai donc saisi et il s’est ouvert sur… une succession de 300 pages blanches !!! Mettons que mon roman serait l’une de ces pages… Mettons aussi qu’un livre nommé « Tout ce que les femmes savent des hommes » contiendrait au moins autant de pages blanches…

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Pas de message. Juste une traversée, quelquefois par grand vent, quelquefois avec des accalmies, mais sans jamais perdre de vue l’étoile qui brille, au-dessus…

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans la vie, la mienne et celle des autres et notamment celle d’un homme dont la course météorique continue de me fasciner…

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Ce ne sont encore que des projets et pour une fois, j’ai envie de vivre le moment présent, l’aventure de ce premier roman.

 Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je voudrais partager avec celles et ceux qui ne s’autorisent pas à rêver parce qu’ils ont une vie à vivre, parfois difficile, parfois douloureuse, parfois simplement trop routinière et encombrée de courses, de couches, de devoirs à faire ou à remplir, de combats douloureux à mener contre des enfermements (hôpitaux,  prisons, deuils…). Avec celles et ceux qui, comme je l’ai fait, ont construit des barrières toujours plus hautes pour rendre inaccessible ce qui est souvent à portée de mains, superposé des masques pour cacher tout ce qu’ils n’aiment pas d’eux et qui les rend pourtant tellement attachants !