Interview écrite


18 juillet 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Maryline Tobal, auteur de  » Dans un tourbillon de dentelles « 

Marilyne_Tobal_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
C’est l’histoire d’une jeune fille qui, suite au naufrage du Titanic, doit s’improviser chef de famille pour son jeune frère et sa sœur et dont le destin est également changé par une rencontre amoureuse qui a lieu sur ce même paquebot. Au gré de la grande Histoire, la sienne s’écrit avec force, passion, combats et rebondissements.

Pourriez-vous situer le cadre spatio-temporel de votre intrigue ?
Le roman s’étire sur une vingtaine d’années, des années 1910 à 1930. La tragédie du Titanic, la Première Guerre mondiale, le Paris des années folles jalonnent l’intrigue qui se veut un véritable voyage dans le passé. De même, le lecteur navigue entre l’Angleterre, la France et les États-Unis avec une place prépondérante pour Nice où Lucinda et sa fratrie s’implantent en mémoire de leurs racines.

Qui est Lucinda, l’héroïne centrale de votre ouvrage ?
C’est d’abord une enfant soumise, qui fait passer le bonheur de sa famille avant le sien. Puis, vient l’accident qui bouleverse leur existence et redistribue toutes les cartes. On assiste alors à sa métamorphose. De l’aristocrate résignée à la femme de caractère, prête à braver les codes culturels de son temps pour affirmer ses choix et ses ambitions. L’amour guide sa vie, interdit, passionnel, familial, latent, elle en tire sa force et sa joie.

Ce personnage est-il inspiré d’une personne réelle ?
Non, elle est le fruit de mon imagination. Cependant, j’ai toujours été fascinée par ces femmes du début du siècle dernier qui ont su s’imposer dans un milieu majoritairement misogyne, qui ont pris les commandes des avions et des unités de combat avant même d’obtenir le droit de vote, qui ont dû prouver leur autonomie à tous les niveaux, professionnellement comme socialement. Alors, d’une certaine manière, je me suis inspirée de ces femmes réelles.

Lucinda vous ressemble-t-elle ?
Oui et non. Le sens du sacrifice et de la famille de Lucinda s’inspire de ma grand-mère, de ma mère mais aussi de moi. J’ai comme elle eu le modèle d’une vie consacrée aux autres, et j’ai connu, pour d’autres raisons, ce sentiment du devoir fraternel très tôt. Mais j’ai voulu lui donner une force combative, une victoire dans l’émancipation qui nous a certainement fait défaut aux femmes de ma famille. Elle est donc réelle et fantasmée à la fois. Celle que j’aurais aimé être sans doute si j’avais vécu à cette époque.

Votre roman se propose de suivre le parcours étonnant de cette femme. S’agit-il d’un roman d’initiation, d’apprentissage ?
C’est un roman qui se veut un espoir pour toutes celles d’entre nous qui rêvent leur vie au lieu de vivre leurs rêves. Je souhaite, par cette lecture, leur montrer qu’il n’est jamais trop tard pour évoluer vers soi, qu’il faut aussi savoir utiliser les vicissitudes de la vie pour élargir sa zone de confort et surtout, garder confiance. C’est un roman d’épanouissement si j’ose dire.

Lucinda a-t-elle une quête, poursuit-elle un but précis ?
Lucinda est en quête de paix. Celle qui unirait les hommes dans un monde qui n’a de cesse de se diviser comme le révèle sa rencontre avec Dominik mais aussi, au-delà de l’amour qu’elle porte au genre humain malgré tout, sa paix intérieure. Car, à travers Gabriel, c’est elle qu’elle retrouve. Avec ses choix assumés, ses désirs concrétisés, ses peurs surmontées et ses rancunes effacées. Il lui faut se délivrer de ses démons pour enfin jouir du présent. Sa quête est celle de tout un chacun finalement.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Merci, tout simplement. Car l’écriture sans la lecture est vaine et que grâce à vous, l’histoire recommence, sans cesse. N’hésitez pas aussi à me laisser vos commentaires, qu’ils soient bons ou mauvais. Ils m’aident à progresser. Jusqu’à devenir, un jour, je l’espère, une Lucinda, pleine et épanouie.