Rencontre avec Marie-Odile Bodenheimer

Marie-Odile Bodenheimer, Le conte du coquillage et poèmes est votre second ouvrage publié chez Edilivre. Que pouvez-vous nous en dire ? Le Conte du coquillage et poèmes est un livre qui s’adresse à la fois aux enfants et aux adultes dans la mesure  où il y a plusieurs niveaux de lecture. L’histoire de la princesse prisonnière dans un château, qui doit faire trois bonnes actions envers la nature afin de rejoindre le prince qu’elle aime, emprunte des thèmes et des structures au conte traditionnel. Cependant,  le développement d’un motif symbolique  comme celui du rêve générateur de vie, donne une nouvelle orientation à la narration. C’est pourquoi, les poèmes, en collectant « les  couleurs des mots féeriques » disent la renaissance et la victoire sur le malheur.

Pourquoi avoir choisi de mélanger la poésie et le conte ? J’ai choisi de mélanger la poésie et le conte parce que ces deux genres littéraires se complètent et s’enrichissent mutuellement. Les poèmes s’harmonisent avec le conte en reprenant les thèmes de la nature et de l’amour. La musique des mots crée des résonances dans le récit alors que  les poèmes génèrent des images et des personnages développés dans le conte merveilleux. Dans cette optique, la combinaison des formes poétiques et narratives contribue à la quête d’un ordre essentiel.

De quoi vous inspirez-vous pour écrire ? Je m’inspire de la beauté de la création, porteuse de messages mais aussi de mon expérience de la réalité quotidienne ou spirituelle. En conséquence, les sources de l’inspiration varient selon les différentes situations d’écriture dans un mouvement ascendant vers la lumière.

 Quel message voulez vous faire passer à travers ce livre ? Je voudrais faire passer un message d’amour et de paix. Dans cette perspective, il faudrait sans doute changer son regard sur le monde et donner la priorité à la force intérieure afin de surmonter les épreuves sur le chemin de la vie comme les personnages du conte, qui « construisirent un château dans le royaume intérieur de leur cœur, impossible à détruire. »
Cependant, chaque lecteur peut formuler son propre message à partir de son interprétation personnelle de l’œuvre.

Quels sont les points communs et les différences entre Le conte du coquillage et poèmes et votre premier ouvrage publié chez Edilivre, Couleurs de la planète ?
Le conte du coquillage et poèmes et Couleurs de la planète soulignent également la beauté de la nature et l’importance de l’espoir malgré les désillusions, mais Le conte du coquillage et poèmes met davantage l’accent sur la magie du verbe en soulignant  les interférences entre le réel et l’imaginaire, à l’origine du merveilleux poétique.  

Quel est le livre qui vous a le plus bouleversé ? Les Fleurs du mal de Baudelaire est le livre qui m’a le plus bouleversé. En particulier, des poèmes lumineux comme « Harmonie du soir » ont enchanté mon âme et m’ont donné l’envie d’écrire :
« Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir ! »
Le sonnet « Correspondances » m’a révélé le mystère de la création et m’a invitée à une interprétation symbolique de la nature en établissant une relation fondamentale entre le monde visible et le monde invisible.

Avez-vous d’autres livres en cours d’écriture en ce moment ? J’ai un livre en cours d’écriture en ce moment mais je n’ai pas encore trouvé le thème dominant et la structure de l’œuvre car la réalisation du projet littéraire demande une lente maturation et une réflexion sur le sens des mots dans la recherche de l’unité.