Interview écrite


24 avril 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Marie Klaus, auteure de «Il fera beau demain matin»

Il_fera_beau_demain_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
C’est l’histoire de Léa, jeune femme de 29 ans atteinte de bipolarité. Cette maladie lui tombe dessus et la désarme. Qu’est-ce que cette maladie et pourquoi a-t-elle jeté son dévolu sur elle ? Comment est-ce arrivé et pourquoi ? Léa vit cette histoire de toute son âme, de toute sa passion, de tout son chagrin, de toute sa joie. Elle nous raconte, elle se raconte à travers ces quelques pages. En toute intimité. La vie nous réserve parfois bien des surprises, bien des doutes aussi. Après la maladie revient la vie. Après la pluie revient l’amour. C’est tout ce voyage que Léa nous propose, sans jamais nous imposer de vérité. Entourée de sa famille, de ses amis, de son amour, Léa nous apprend le temps de vivre et le temps d’aimer. Pour ne plus être seule, plus jamais…

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour la simple et bonne raison que je suis atteinte de cette maladie. Je l’ai découvert il y a trois ans maintenant. J’avais envie de parler de cette maladie qui m’était inconnue jusqu’alors, pour pouvoir mieux la faire connaître, pour qu’on puisse l’identifier et surtout pour me permettre d’exorciser toute cette période très douloureuse. C’est une maladie très violente qui vacille entre deux pôles : la dépression et l’excitation délirante.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Vu le sujet abordé, je dirais, sans hésitation, que l’ouvrage s’adresse aux adultes. L’histoire est assez particulière et il y a des passages difficiles. Je pense qu’il faut avoir un certain recul sur les choses pour pouvoir le lire et surtout une ouverture d’esprit suffisante pour pouvoir affronter une certaine réalité de la vie.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Je ne peux pas exposer les qualités de cet ouvrage, ni de n’importe quel ouvrage d’ailleurs. C’est bien trop subjectif. Ce roman a pour mission d’informer les lecteurs sur la maladie de la bipolarité. Cela peut être l’une de ses qualités. Ce roman nous fait découvrir les souffrances réelles d’un patient atteint par cette maladie et surtout le courage qu’il faut pour remonter la pente, pour pouvoir être stabilisé.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
J’ai voulu avant tout informer les lecteurs de la maladie de la bipolarité, pour qu’ils n’en aient plus peur, car il est vrai qu’un patient en crise peut être assez effrayant. J’ai voulu aussi montrer que malgré la difficulté, on s’en sort toujours.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Essentiellement auprès des sujets qui me sont familiers. Auprès de ce que j’ai pu vivre ou voir. Dans n’importe lequel de mes romans, il y a toujours une part autobiographique. C’est une volonté de ma part. J’aime rester dans le vrai, même si je le romance, forcément.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Pour l’instant, je fais une pause. J’ai écrit 5 livres en trois ans. Si je veux ne pas écrire encore une fois la même histoire, il faut que je puisse me vider la tête pour pouvoir à nouveau retrouver l’inspiration. Je ne me force jamais pour écrire. Il faut que le sujet me tombe dessus, naturellement. C’est pourquoi je n’ai aucune contrainte car je sais qu’à un moment ou un autre, l’inspiration viendra.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Déjà leur dire que sans eux, nos livres n’existeraient pas. Que malheureusement de moins en moins de monde lit, sans doute par flemmardise ou par manque de curiosité aussi. Je souhaite leur dire qu’ils sont précieux car ils nous permettent d’avoir une lumière différente sur notre travail. C’est un véritable échange qui se crée entre eux et nous. Et je tiens à leur dire merci pour tout cela. Je leur suis très reconnaissante.
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