Interview écrite


8 mars 2016
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Marianne Levaux, auteure de « MONTMARTRE EST TRISTE SANS TOI »

Dans quelle région habitez-vous ?
De nationalité belge, j’habite à Liège, mais ai vécu dix ans en France (Lille, Nancy et Paris), à Montmartre plus précisément, dont je garde un souvenir nostalgique et qui m’a inspiré pour poser le cadre de mon roman.

Présentez-nous votre ouvrage.
Il s’agit d’un roman fictionnel, une histoire d’amour sur fond
d’intrigue terroriste. C’est un thème malheureusement
prémonitoire étant donné les terribles évènements du 13
novembre 2015 à Paris et qui se révèlent être d’une étonnante
similitude, alors que j’ai commencé l’écriture il y a deux ans.
Le personnage principal est une jeune femme, Eve, artiste-
peintre, revenue vivre à Montmartre théâtre d’un drame qu’elle
a vécu des années auparavant, mais déterminée à retrouver le
goût de vivre. Elle sera confrontée à ses voisins de palier
énigmatiques et aura une liaison dangereuse avec l’un d’eux,
Juan, un espagnol au charme ténébreux, qui s’acharnera à la
séduire pour des raisons obscures révélées au fil des
pages.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Il m’est difficile de répondre à cette question. La raison en est sans doute le besoin de m’exprimer sous une autre forme que la peinture. J’ai commencé par poser le décor et Montmartre, cher à mon cœur, me paraissait évident. Sur cette trame, j’ai créé le personnage principal (Eve), dont la seule similitude avec moi est son métier d’artiste peintre et, de fil en aiguille, mon imagination a fait le reste.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
C’est à la fois un roman d’aventure, d’actualité politique et d’amour, mais aussi une analyse de diverses couches de la société. J’aime décrire la psychologie des personnages, leur ressenti, poser le décor de leur environnement, mettre en image les scènes, comme dans un film. C’est sans doute une déformation professionnelle, car lorsque je peins, j’essaie de faire transparaître mon ressenti dans mes tableaux. Mon souhait est d’avoir réussi à emmener le lecteur à éprouver des émotions, quels que soient ses aspirations et goûts littéraires.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Je n’ai pas vraiment l’ambition de transmettre de message. Mais
bien que ce livre soit teinté de pessimisme sur la nature
humaine, j’ai voulu y distiller l’idée que tout être, malgré les
épreuves de la vie, a des ressources insoupçonnées pour rester
maître de son destin.

Où puisez-vous votre inspiration ?
J’ai toujours sur moi, où que je sois, un carnet moleskine et un crayon pour y annoter toute idée qui me traverse, une impression, une rencontre, un lieu qui m’interpelle. Il m’arrive de me lever en pleine nuit pour y transcrire un mot ou un souvenir. Je circule en vélo et il n’est pas rare que je m’arrête en pleine rue pour noter une scène de la vie courante, une idée qui me traverse, ou l’émotion que me procure une musique que j’écoute sur iPhone. Bref, j’ai besoin de noter sur le vif, mon ressenti de la vie courante. Après vient le dur labeur de mettre tout cela sur papier.

Quels sont vos projets pour l’avenir ?
Un nouveau roman est à l’écriture et j’y travaille d’arrache-
pied, au détriment de la peinture, car entre les deux, mon cœur balance toujours. Bien que le thème soit différent, mon personnage principal est toujours une femme, confrontée à une vie mouvementée et en quête de son destin.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Ecrire, c’est faire éclore l’héritage de ses émotions sur le papier, pour emmener le lecteur dans son imaginaire, le faire rêver, frémir ou rire, ou juste le sortir pour quelques instants de son quotidien. Telle est la quête que je mène avec passion et acharnement. L’avenir me dira si j’y suis parvenue, un tant soit peu.
Marianne Levaux.