Interview écrite


9 février 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Jules Essono Andang, auteur de « Quand on avait les chiques »

Jules_Essono_Andang_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Quand on avait les chiques c’est à la fois un hymne à l’enfance, un livre de souvenirs heureux et malheureux d’un fils de paysan de la campagne de mon pays natal, le Cameroun, et aussi une présentation poétique de la vision du monde par les habitants de la forêt équatoriale sur les grands problèmes actuels de l’humanité.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
J’avais envie de donner une voix à mes souvenirs, à mes émotion, j’ai écrit cet ouvrage enfin de présenter au monde tout entier ce qu’était en réalité notre culture, le sens des symboles et des gestes. J’ai surtout écrit cet ouvrage afin de montrer combien la langue française peut être riche et  inépuisable si on lui prête quelques une de nos expressions pour traduire des réalités typiquement endogènes. Pour finir, j’ai écrit cet ouvrage afin de présenter la richesse culturelle de nos mythes qui malheureusement sont en train de se perdre, certains s’imagent que tout est dit, qu’il y’a plus rien à savoir de l’Afrique, et bien moi je pense que non, il y a encore tant de choses à découvrir, à comprendre, tant de chemins inexplorés.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mon ouvrage s’adresse à tous les lecteurs particulièrement à ceux qui adorent découvrir explorer et comprendre de nouvelles cultures, il est aussi destiné aux publics d’origines afro-américaine qui pourront y trouver quelques racines de cette culture que nous réclamons la notre.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Il est simple, enfantin et léger comme un petit nuage, il y a certes quelques expressions empreintées à ma langue maternelle, mais elle n’empêchent pas la compréhension des poèmes tout au contraire.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
À travers ce recueil de poèmes je voulais faire connaître une Afrique autre que celle de la guerre, des maladies et des malheurs, je voulais présenter l’Afrique, celle de mon enfance, avec ses peines, ses joies, ses aspirations et ses inspirations. Je veux faire comprendre au monde entier qu’il y a autre chose à dire et à comprendre que ces discours fatalistes. Notre culture est si riche qu’elle pourrait encore de nos jours apporter des solutions différentes aux problèmes de l’humanité, qui sont en partie causés, par l’ égoïsmes, et l’avidité de certains.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je suis entrain d’achever un deuxième recueil de poèmes intitulé Parle Homme de la forêt  qui paraîtra probablement chez Edilivre avant la fin de cette année, si tout se passe bien. C’est un ouvrage qui présente les dégâts causés par le réchauffement climatique sur la vie de l’homme Fang-beti de la forêt équatoriale. Je participe aussi à l’écriture d’un roman avec un autre auteur jamaïcain intitulé Déportation, je vous en dirai plus dans les jours à venir.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je souhaite que le maximum de personne puisse lire cet ouvrage et le faire lire à leurs amis. Bonne lecture !