Interview écrite


5 août 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Jirar Prevelez, auteur de « Razones para indignarse »

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?Jirar_Prelevez_Edilivre
Razones para indignarse est un ouvrage dans lequel je traite, en dialogues distendus et informels entre ses personnages, cinq thèmes différents qui, je l’espère, intéresseront le lecteurs. C’est, en fait, comme je le dis dans l’introduction, un travail qui devait constituer, en principe, un épilogue à un ouvrage plus important (en 2 tomes) que je compose depuis le début 2005 et qui, j’en suis convaincu, fera parler de lui quand il verra la lumière.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Dans notre monde plein de contradictions, d’injustices, d’inégalités et de déséquilibres sociaux, le citoyen, occupé au dessus de toutes autres préoccupations par la satisfaction de ses besoins matériels n’a pas vraiment le loisir de réfléchir à ce qui l’entoure. Je prétends donc par cet ouvrage attirer son attention et l’inviter à cette réflexion pour que, ensemble, nous fassions changer les choses.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mon ouvrage s’adresse principalement à celui qu’on appelle en Espagne el ciudadano de a pie : le citoyen qui va à pied. Mais je pense qu’il peut intéresser tout le monde. C’est un appel aux uns pour exiger leurs pleins droits en temps que citoyens ; aux autres pour les inviter à réfléchir et prendre conscience qu’ils n’ont aucun droit à leurs abusifs et indignants privilèges.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Je pense que ses qualités – si qualités il y a – résident dans la clarté et la franchise de ses expositions et dans la nouveauté de quelques-uns des thèmes abordés.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Il y a une maxime arabe qui dit que Dieu ne change le sort d’un peuple que si celui-ci corrige ses défauts. Le message que je prétends transmettre est simplement que nous devons, tous ensemble, faire corriger ce qui est à corriger et changer ce qui est à changer dans ce monde injuste et immoral qui se déshumanise à grands pas. Et là, je dois dire que plus qu’un message, c’est une invitation que j’adresse à tout le monde pour s’indigner et agir en protestant fermement et conjointement contre l’immunité, l’impunité, les privilèges, les agissements immoraux de toutes les oligarchies ; contre la corruption galopante, non seulement du monde politique, mais aussi et surtout de la haute finance qui oriente le labeur politique dans tous les pays dit développés, spécialement, qui sont, hélas !, la locomotive du monde. Si, dans le but d’adoucir mes propos et ne pas être accusé de radicalisme subversif, j’ai introduit dans l’ouvrage quelques sujets secondaires et fait parler mes personnages en dialogues informels, le but de mon livre, son objectif, est d’attirer l’attention et d’inviter à la réflexion.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Je ne parlerai pas d’inspiration ici, mais d’observation de ce qui nous entoure. Les injustices et inégalités dans notre monde moderne sont tellement grandes, tellement flagrantes… et tolérées par ceux qui devraient les combattre, qu’il n’est plus possible de ne pas s’indigner et d’exiger un changement profond de nos valeurs sociales.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai en préparation un roman – écrit en français cette fois – qui raconte les histoires dramatiques de ces deux personnages principaux : histoires qui commencent et se terminent de manière diamétralement différentes. C’est, je crois, des histoires qui pourraient nous donner à réfléchir, des histoires dont on pourrait tirer une instructive moralité.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
J’espère que la lecture de Razones para indignarse ne soit pas pour les lecteurs une perte de temps. Par cet ouvrage je souhaite leur dire que pour réclamer son biberon et manger, le bébé doit protester et hurler. Autrement il risque d’être oublié. Je souhaite, par ailleurs, que mon travail en écrivant cet ouvrage ne soit pas inutile et que mes propos ne tombent pas en sac percé ; que les lecteurs ne se limitent pas à lire mais aussi à réfléchir.