Interview écrite


28 avril 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Jean-Pierre Briant, auteur de «Henry Miller ou Le désir philosophe»

Jean_Pierre_Briant_Edilivre

Présentez-nous votre ouvrage en quelques mots ? 
Ce livre relit l’oeuvre de Henry Miller de l’intérieur pour saisir ce qui l’anime. Il nous permet d’y découvrir que c’est le désir lui-même, non filtré ni dénaturé, qui conduit l’oeuvre et nous la donne à comprendre telle qu’en elle-même.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Pour essayer de faire reculer la toile de préjugés et d’étiquettes qui empêchent de saisir cette oeuvre dans sa vitalité.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
A tous ceux pour qui la littérature est un art. Avec Miller, on comprend ce que cela veut dire. Mais aussi à ceux qui le connaissent et qui ont un avis négatif sur lui : est-ce vraiment pour une bonne raison ? Mais il s’adresse également à ceux qui ne l’ont pas lu, afin de les guider, s’ils le veulent bien.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Pour soutenir ma thèse, j’aurais pu laisser de côté ce qui dans son oeuvre fragiliserait mon point de vue. Or, c’est bien l’ensemble de ses écrits (y compris toutes ses lettres) qui est relu. D’autre part, cette lecture permet de retrouver les grandes philosophies du désir : Spinoza, Nietzsche, Deleuze…

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage?
L’art est un impératif vital pour une société, à condition de ne pas le dénaturer en le récupérant. La phrase de Paul Klee doit être toujours rappelée : « L’art  ne reproduit pas le visible, il rend visible »…Miller rend visible et audible le désir. Par là aussi, il répond à la question : comment devient-on artiste ?

Où puisez-vous votre inspiration?
Dans mon admiration pour la création des grands artistes.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’aimerais écrire ce qui contribuerait à une reconnaissance de D.H.Lawrence, non seulement comme écrivain de génie, mas aussi comme penseur.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Lire Miller, Lawrence ou d’autres grands artistes, c’est être ramené dans son propre être, son moi profond, son désir-vivre.

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