Interview écrite


13 mai 2014
Posté par
Flora

Rencontre avec Jean-Pierre Artin, auteur de « Je ferai pousser des oliviers bleus »

Jean_Pierre_Artin_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Alain naît. Il est abandonné. Le roman raconte la jeunesse douloureuse de l’enfant meurtri, le désarroi de l’adolescent soumis au joug d’une école militaire et la construction difficile de l’adulte en quête d’identité.

J’ai vécu la plupart des péripéties décrites dans le roman. La quête stérile de la demande d’affection du gosse, sa solitude, son incompréhension… le « pourquoi moi ? ». Et l’envie de ne pas se laisser abattre… Avoir ma revanche sur ce sort qui s’acharnait. Sans tuteur, sans guide affectif, la plante a poussé au gré des événements. A 15 ans, un soir de stress, j’ai écris « Si je veux réussir, je ne dois compter que sur moi »… Ce bout de papier, véritable postulat de ma raison d’être, m’a accompagné toute ma vie. Cette volonté farouche de revanche a été salutaire ; j’ai réussi tous mes projets mais ils ont entraîné des échecs… Mon obstination m’a permis de trouver le cheminement philosophique et spirituel qui m’a ouvert les yeux, m’a libéré de mon passé et permis de renaître. Mon dernier défi c’est la réussite de ce roman…Je travaille depuis des mois pour mettre en place les moyens de le faire connaitre.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
C’est une autobiographie largement romancée.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Les 40 /80 ans à qui il peut évoquer des réminiscences. Il touche au jardin secret que chacun à en soi. Il peut-être proposé dans un schéma de résilience. C’est un exemple de construction de vie positif.

Quelles sont les principales qualités de votre livre ?
Le sujet de l’enfant abandonné a été de nombreuses fois traité dans des romans. Je voulais éviter le côté pathétique pour raconter cette histoire. En créant un roman d’aventures en Europe et aux Etats-Unis le lecteur pouvait plus facilement me suivre et adhérer. Le mariage de l’écriture et de la peinture (cheminement philosophique et spirituel) donne un caractère original à ce roman.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Un message d’espoir. Dire que malgré la solitude, le poids de l’abandon, on peut malgré tout construire sa vie si on a le courage de faire face. C’est un exemple de réussite malgré les multiples handicaps.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans le besoin d’écrire.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Ecrire un autre roman, un thriller cette fois pour simplement montrer que ce premier ouvrage n’est pas un exutoire, une thérapie. Depuis mon enfance j’ai toujours aimé écrire. A 30 ans, j’ai écris un roman « Le bonheur séparé » qui est resté sans suite… Le thème de « Je ferai pousser des oliviers bleus » était plus facile à aborder, rien de plus.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Ce livre est un témoignage. Il montre les difficultés d’un enfant abandonné face au destin qui l’a marginalisé. La solitude, le manque d’affection, l’isolement entravent douloureusement l’évolution de l’adolescent puis de l’homme qui veut, quel qu’en soit le prix, réussir sa vie. Sa soif de revanche devient un élément positif. Il montre que l’espoir, la ténacité ne sont pas vains et que l’on peut s’en sortir. J’en apporte la preuve.