Interview écrite


22 juin 2018
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec Jean-Marie Desbiens, auteur de « Jean-Marie, ma vie violée, ma vérité Avant que je n’oublie »

Présentez-nous votre ouvrage

Mon livre raconte cinquante cinq années de ma vie. Une vie que moi je nomme séquencée tant il y a de
contrastes et d’imprévus. Mon livre débute le premier février 1962, au décès de mon père à l’age de 36 ans, il était mineur de fond, déjà une première cassure pour un enfant. Six mois plus tard, donc en août 1962, je me fais violer, par deux hommes demeurant dans la rue à coté de chez moi. La question est la suivante : suis je né ou mort à sept ans ? Mon cerveau a occulté mes sept premières années de vie, je ne sais rien de mon père, je l’imagine, c’est un manque qui me poursuit encore maintenant. De ce parcours de vie si mal commencé, toute ma vie je me suis senti différent, je me surnomme moi-même tel un kaléidoscope tellement ma vie est faite de séquences contrastées et d’imprévus. Mon livre relate donc mes périodes bleues si peu présentes, mes périodes noires, la vie ne m’a rien épargné. Bientôt j’aurai 63 ans, je ne regrette rien de ma vie, même si je l’estime ratée. Si je regrette une chose : ne pas avoir écrit ce livre avant !

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai écris ce livre en premier lieu comme une thérapie et pour vomir ce cancer
qui me rongeait depuis 55 années. J’espère également que mon livre servira aux autres victimes de harcèlement, de viol et autres, de tout mon cœur je leur dis : parlez, ne gardez pas cela en vous, les non-dits sont destructeurs. Aujourd’hui, la loi puni fortement ces
assassins, à mon époque il fallait se taire sous la menace.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Mon livre s’adresse à tout public, et en particulier à tous ceux et celles qui se reconnaîtraient dans mon livre, je leur dis : parlez en.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Le message transmis dans mon livre est finalement un message positif, puisque, par la parole, je me sens libre et heureux de vivre malgré toute ces horreurs passées.

Où puisez-vous votre inspiration ?

J’ai puisé mon inspiration de ma propre histoire, ma propre vie pour la partager avec vous cher lecteurs et lectrices.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Une dernière chose, n’oubliez jamais d’être heureux/es !