Rencontre avec Jean-François Louvet, auteur de  » L’Apocalypse est pour demain « 

Jean_François_Louvet_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage en quelques mots ?
Il s’agit d’un thriller politico-policier. Un livre qui mêle la politique,  l’actualité et l’action.
Un dirigeant iranien, vindicatif et mégalomane, a décidé d’unifier le monde musulman et de se venger de l’Occident. Pour cela, il n’hésite pas à utiliser des armes de destruction massive.
Le commissaire Nathan Grossmann de la Police Criminelle et le commandant Michel Charpentier de la DGSE, vont tenter de déjouer les projets criminels de ce dictateur fou de Dieu.
On retrouve les deux personnages principaux de mon précédent roman  » Le Dossier Z « , mais il ne s’agit pas d’une suite. C’est une autre aventure qui attend les deux hommes. Mais comme dans l’ouvrage précédent, le lecteur va pouvoir voyager entre différents pays et vivre un suspense dramatique qui risque d’amener l’Occident au bord de l’abîme.

Votre livre traite d’un sujet qui est en plein cœur de l’actualité, pourquoi avoir choisi ce thème ?
Je crois qu’il y a deux sortes de romanciers : ceux qui vont inventer une histoire qui n’a rien à voir avec la réalité, et ceux qui vont s’appuyer sur des situations qui découlent de l’actualité. Je dois avouer que je suis perpétuellement branché sur les chaînes d’information en continu. Je m’intéresse à l’actualité et pas seulement à la politique intérieure, mais aussi aux actualités étrangères. J’ai suivi la crise iranienne depuis des années, et cette course pour se doter de l’arme nucléaire. C’est à la fois quelque chose de fascinant, cette détermination à se doter de la bombe atomique, et c’est quelque chose d’effrayant, quand on pense aux types de dirigeants qui pourraient l’utiliser. Une arme nucléaire dans les mains d’un dictateur fou de Dieu et persuadé d’agir selon ce que sa religion lui prescrit, cela m’a paru un bon thème.

Vos études d’histoire vous ont-elles aidées dans l’écriture de ce roman ?
Les historiens sont des scientifiques, en ce sens qu’ils analysent des faits objectifs et avérés. Ils sont aussi des chercheurs, des enquêteurs, capables de passer un temps incroyable à éplucher des archives, à interroger des descendants de tel ou tel personnage historique. De ce point de vue, mes études d’histoire m’ont aidé à rechercher des faits avérés, des détails précis ; à constituer un faisceau de faits concrets. Mais l’ensemble reste un roman, et rien de plus.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Mes lecteurs sont très diversifiés, si j’en crois les retours positifs après « Le Dossier Z ». Cela va des amateurs de roman policier, en passant par ceux qui aiment les thrillers, les fans de livres mélangeant l’histoire, la politique-fiction et l’action. Quant aux tranches d’âge, cela commence avec les grands adolescents jusqu’aux personnes d’un âge avancé.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers votre ouvrage ?
Une fois n’est pas coutume, j’ai voulu transmettre plusieurs messages dans cet ouvrage. D’abord, sensibiliser le public sur un danger bien réel qui est celui de la possession d’armes de destructions massives par des fanatiques prêts à tout pour faire passer leurs idées et pour imposer leur religion. Nous le voyons aujourd’hui avec ces mouvements intégristes islamiques qui veulent s‘agrandir et étendre leur soi-disant guerre sainte contre l’Occident.
Le deuxième message découle directement du premier : tous les musulmans ne sont pas des intégristes et l’Islam est une religion respectable. Les musulmans, dans leur majorité, sont des gens respectables. J’ai, par exemple de très bons rapports avec des imams, qui prêchent un Islam qui n’a rien à voir avec celui prôné par les fanatiques.
Enfin j’ai voulu attirer l’attention des lecteurs sur un fait que l’on a trop tendance à ignorer : nous sommes en guerre contre ces fous de dieu. Il s’agit d’une guerre différente de toutes celles que nous avons connu jusqu’à présent, et nous devons nous y préparer, même au sein de notre pays.
À la pointe du combat contre ces terroristes, il y a les Forces Spéciales et c’est à ces hommes que j’ai voulu dédier ce livre. Ils font un travail extraordinaire, loin de toute publicité, puisque vous ne voyez jamais leurs visages, mais ils agissent quotidiennement pour que les simples citoyens que nous sommes puissent dormir en paix.  Et parmi ces Forces Spéciales, j’ai voulu citer les personnels du 1er Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine, qui est mon ancien régiment, et que je connais bien.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Comme je l’ai précisé, mon inspiration vient de l’actualité. Pas besoin d’inventer des histoires incroyables, la réalité est bien plus fantastique. Le monde est une scène et nos dirigeants en sont les acteurs. Nous sommes juste des spectateurs. Il me suffit de regarder, d’observer et mon imagination fait le reste. Dans le cas de ce livre, j’ai lu et regardé à peu près tout ce qui se disait sur les efforts pour se doter de l’arme nucléaire du temps de l’ancien dirigeant iranien. J’ai juste extrapolé en me demandant : « Qu’est-ce qui se passerait si un dirigeant de ce type pétait les plombs ? Que pourrait faire un pays menacé par du terrorisme d’état ? ».

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je suis en train d’écrire deux ouvrages complètement différents : un livre sur Paul, l’apôtre des Gentils vu non pas par son côté chrétien, mais par son côté juif.
A côté de cet ouvrage très sérieux, j’écris un troisième livre pour me détendre et qui met toujours en scène le Commissaire Nathan Grossmann et son ami Michel Charpentier et que j’ai intitulé pour le moment « Les eaux sales ». À suivre…

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Chers lecteurs, j’espère que vous serez fidèles au Commissaire Grossmann et au Commandant Charpentier comme vous l’avez été lors de leur première aventure. Je voudrais que vous preniez autant de plaisir à lire ce livre que j’en ai eu à l’écrire. Et vos commentaires, vos impressions sont toujours les bienvenues et m’aident à persévérer et à m’améliorer pour vous satisfaire.