Interview écrite


23 octobre 2013
Posté par
Flora

Rencontre avec Jean-François Coronel, auteur de  » L’Orée « 

Jean_François_Coronel_EdilivrePouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Raconter la vie de nos ancêtres communs, qu’ils fussent humanoïdes, frustres laboureurs, riches ou pauvres, domestiques ou artisans ou boutiquiers, paysans (ou nobliaux) comme le furent 90% de la population française, est le défi que j’ai voulu relever. Il fallait bien un point de départ. J’ai situé celui-ci il y a trois millions d’années de nous et l’aventure commence avec « L’Orée ».

Pourquoi avoir choisi ce titre ?
J’ai commencé par choisir  » Adam Africain « , trop connoté et ouvrant dans l’époque actuelle à de multiples levées de boucliers. D’excellents savants nous font part de leurs recherches, j’ai voulu humaniser ces tout débuts de nos aïeux. J’avais déjà écrit  » Homme, notre petit grand-père « .

Y-a-t-il un message que vous souhaitez faire passer à travers ce livre ?
Le premier pour mes petites filles, c’est que leur vie qui paraît si difficile mérite d’être appréciée. Le deuxième est que l’on peut être heureux sans le progrès. Le mot civilisé est très mal employé, mes personnages ont « raffiné les mœurs » petit à petit pour vivre en société.

Quelles ont été vos sources d’inspiration pour l’écrire ?
Si je vous dis : ma colonne vertébrale, vous serez étonné. Pourtant c’est exact. En 2005, j’ai dû me séparer de mon pavillon et de mes beaux arbres sur le bassin d’Arcachon pour raisons de santé. J’ai commencé par réaliser une tapisserie de 3 m². C’est une excellente préparation  pour passer à l’écriture. On pose un point; dix, dix milles et peut-être un million et c’est fait. Un jour, j’ai noirci une page, 10 pages et je suis vite arrivé autour de cinq milles.

Êtes-vous passionné d’Histoire ?
Je le fus avant d’être un passionné de politique. Et paradoxalement, cette dernière nécessite pour être comprise de se référer à l’histoire.

Avez-vous d’autres ouvrages en perspective ?
Ceux qui sont écrits pour les premiers tendent à  montrer notre préhominien, se déplaçant jusqu’à l’embouchure du Nil, puis 1000 ans après l’Orée, traversant le Moyen-Orient puis la partie asiatique qui l’amènera au Danube. Pour les autres, à mettre en valeur ma petite région natale.  

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
Si vous avez la bonté de me suivre, vous y retrouverez peut-être les aventures survenues aux vôtres, car nous sommes cousins. Mon premier livre a choqué un ami d’enfance super-catho créationniste pendant qu’un grand-père en envoyait quelques exemplaires aux Etats-Unis pour contrer cette dernière résistance à accepter la théorie de l’évolution.