Interview écrite


9 septembre 2016
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Jean-Baptiste Guten Rachad, auteur de « Mandoline de mi-nuit »

Jean_Baptiste_Guten_Rachad_EdilivreOù habitez-vous ?
Je suis né en Haïti, plus précisément dans le département de l’Artibonite, dans la commune des Verrettes (la cité de Dumarsais). Et je vis aux Verrettes.  Verrettes est surnommée aussi ville verte par sa couverture végétale et ses arbustes qui lui donnent une fraicheur dans toutes les saisons.

Présentez-nous votre ouvrage
Mandoline de mi-nuit rappelle les cris de mon enfance, explique le son lointain du petit matin, retrace la misère et la joie du peuple haïtien en gueulant les paroles vertes de la débauche.
Le livre explique aussi l’interdiction de deux amoureux contrariés par la famille de la jeune fille. Dans le livre, j’explique aussi la réalité de la vie socio-économique du pays (Haïti). Mandoline de mi-nuit est un miroir, un projecteur qui donne le reflet vivant du peuple haïtien dans la société haïtienne et / ailleurs.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
On assiste dès à présent dans mon pays ce qu’on appelle la délinquance juvénile, les jeunes filles s’adonnent à la prostitution, la misère, le chômage…j’écris ce livre pour montrer aux jeunes que la vie n’est pas finie. En tant que jeunes, nous avons beaucoup de choses à offrir au monde, il suffit de s’accentuer sur l’éducation (Notre éducation.) Dans le livre je partage une expérience de longues années. Je serais égoïste de ne rien dire…et je donne ma participation dans le développement intellectuel de mon très cher pays, Haïti.

A quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
Juste à présent mon ouvrage s’adresse à tous les lecteurs du monde francophone puisqu’il n’est pas encore traduit dans d’autres langues. Le livre est très éducatif et peut-être lu par toutes catégories de personnes : femmes, hommes, jeunes, vieux, universitaires, professionnels et autres. J’écris mandoline de mi-nuit pour vous parce que je vous aime tous.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
La vie n’est pas facile, je peux dire qu’elle est un poème, un poème sans titre, sans vers, un poème libre. Pour écrire ce poème, il faut écrire avec beaucoup de patience, de foi, d’amour et de gratitude. Comme message, je dirais, puisque nous sommes les artisans de notre propre vie, il faut la tailler avec soin. J’ai voulu dire aux jeunes de mon pays, c’est vrai que les choses vont de mal en pire mais nous avons une chance, la chance d’être en vie.  Malgré les vicissitudes de la vie, la misère, le chômage, les épidémies, les maladies de toutes sortes…il ne faut jamais baisser les bras. La victoire finale est à celui qui croit dans la bataille.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Je puise mon inspiration par l’observation dans la société, dans la vie de chaque jour, dans le milieu ambiant, dans mes expériences personnelles soit dans ma famille ou dans mon travail. Parfois je voyage dans les monts et vallées, je me promène seul dans les bois, dans un milieu paisible pour trouver d’inspiration et  pour composer mes vers, c’est ça ma vie en tant que poète et écrivain.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
En tant qu’écrivain, mon premier ami est le livre. Le goût de la lecture remonte dans ma tête et me donne toujours envie d’écrire. Maintenant, je travaille ou du moins je commence à écrire un livre qui devrait se diviser en deux parties. La première partie serait écrite en créole et aurait pour titre « Moso pawòl » morceau de paroles et l’autre partie en français : Ma mandoline. Puisque Haïti est un pays bilingue, je manifeste l’envie d’écrire dans les deux langues du pays dans un seul livre, pour valoriser les langues nationales, sans aucune discrimination.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Ce ne serait pas un dernier mot puisque mes aventures ont à peine commencé, mais  je tiens à remercier toute l’équipe des éditions Edilivre, mes fidèles lecteurs du monde entier, mes conseillers nationaux et internationaux et tous ceux qui ont contribué d’une façon ou d’une autre à ma carrière d’écrivain. Merci…
N’hésitez pas à me suivre sur les réseaux sociaux et à  me contacter en cas de besoin.