Interview écrite


1 juin 2018
Posté par
Éditions Edilivre

Rencontre avec Ivan Jacquin, auteur de « La Symphonie du Juif Errant – Livre I »

Présentez-nous votre ouvrage

« La symphonie du Juif Errant » est le miroir de mon opera-rock intitulé « Foreign – the symphony of the wandering jew », qui est une trilogie et dont le premier album est sorti depuis 2014 (le deuxième est actuellement en cours d’enregistrement). J’ai voulu mettre en musique ma relecture personnelle de ce mythe ancestral d’Ahasverus, simple cordonnier condamné à l’errance éternelle pour avoir défié le Christ et lui avoir refusé un peu d’eau sur le chemin de sa crucifixion. L’histoire sera comme la musique déclinée en trois ouvrages et englobera l’histoire du monde depuis le jour de la mort du Christ jusqu’à maintenant – et peut-être après -, un voyage dans l’Histoire de notre monde ponctué d’innombrables événements, de pensées et de rencontres avec des personnages inventés ou ayant réellement existé (Barabbas, Marie-Madeleine, Medeïvel, Ar’Brionn, Salâh-ad Dîn, François Ier, Shakespeare, Mozart, Eugene Sue, Jésus lui-même…)

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Je désirais réellement détailler mon histoire jouée dans cet Opera-rock, la musique ne relevait que d’une petite partie de l’aventure que je voulais narrer et les textes en anglais ne peuvent être compris par tout le monde. Il m’a donc semblé nécessaire de raconter une épopée entière, en français, pour imager mon propos musical.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

A tous les passionnés d’aventures un peu mystiques et féeriques, à tous les rêveurs qui aiment s’immiscer dans une histoire entre réalité et fantasmagorie, à tous les esprits ouverts qui aiment l’art en général, à tous les passionnés de légendes, de musique épique… et à tous les autres…

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

Je n’ai pas pour vocation de transmettre de message particulier, j’aime vraiment écrire, peut-être autant que composer et jouer de la musique, j’aimerais faire profiter au plus grand nombre ma passion pour cette activité passionnante, et la partager.

Où puisez-vous votre inspiration ?

L’inspiration pour ce récit m’a initialement été insufflée par Jean d’Ormesson et son livre « Histoire du Juif Errant » que j’ai lu plusieurs fois et dans lequel j’ai été happé. Il m’a également ouvert le désir d’en savoir plus sur ce mythe de l’immortel maudit et j’ai consulté nombre d’ouvrages écrits à travers les siècles et dont certains sont assez connus (Isaac Laquedem d’Alexandre Dumas, Le passant de Prague d’Apollinaire, Ahasver de Stefan Heim et bien sûr Le Juif Errant de Eugène Sue…). Mais ces récits avaient l’air de traiter d’histoires toutes différentes et je ne retrouvais pas ce qui m’avait tant plu chez Mr d’Ormesson, c’est-à-dire ce voyage à travers les espaces et le temps, du moment de la crucifixion de Jésus jusqu’à nos jours. Alors j’ai repris ce thème du voyage et de l’immortalité et ai tenté de faire comprendre au lecteur la magnificence et l’horreur absolue du fait d’être éternel… J’ai repris bien évidemment quelques vagues thèmes déjà existants mais avec des personnages ou des faits ayant vécu ou pas, donc sans aucun plagiat de ma part, et j’ai tenté de faire évoluer le personnage à travers notre monde, notre Histoire, au sein du passé, du présent et de l’avenir.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Je suis depuis quelque temps en train d’écrire le deuxième volet de cette histoire, en parallèle aux enregistrements studio en cours du deuxième album de Foreign, lequel devrait voir le jour en fin d’année si tout se passe bien. L’histoire s’étalera de l’année 1150 environ avec les croisades et se terminera au début de la révolution industrielle. Ce récit sera plus fourni que le premier car les siècles concernés ont beaucoup plus d’histoire à raconter… Je viens d’achever un recueil de nouvelles sur le thème de la solitude, «Solitudes», qui me tient à cœur et que j’aimerais voir publié sous peu. J’ai également trois romans en cours, «La fenêtre au fond de la nuit», «Mélodies Internes» et «Je pars», ce dernier bientôt achevé sur le thème du départ, de la fuite, de la remise en question.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

J’espère que vous serez transportés par ce récit et ce mythe du Juif Errant qui m’envoûte depuis tant d’années, et que vous suivrez également mes travaux musicaux en partageant tout cela avec vos amis et vos réseaux. Merci d’avance de votre intérêt pour mon modeste travail artistique. N’hésitez pas à communiquer avec moi. Et merci à Edilivre pour m’avoir fait confiance.