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Rencontre avec Hugo Waschak, auteur de «Le peuple du spleen»

Hugo Waschak, auteur de «Le peuple du spleen»

Présentez-nous votre ouvrage

Le peuple du spleen est un recueil de monologues écrits entre 2013 et 2018. La première partie du livre se compose essentiellement de textes flirtant librement avec les genres du thriller et du fantastique produits en cours d’écriture dramatique pendant mes études d’arts à l’université, la seconde moitié aborde des thèmes plus personnels comme le burnout, la dépression, le décrochage scolaire, la phobie sociale… Ce sont dix textes compilés dans ce recueil qui peignent successivement le portrait de ce peuple indomptable et sacré, sans mesure ni modèle, qui pousse comme l’herbe le long des chemins et des champs : le peuple du spleen.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai d’abord voulu parler de la dépression, du désespoir et de la mélancolie à travers le texte Sous les feuilles mortes qui devait faire à lui seul l’objet d’une publication, puis je me suis rendu compte qu’il était trop court, alors j’ai ressorti les monologues que j’avais écrits à la fac. J’ai cherché des similitudes entre les textes, je les ai retravaillés, j’en ai écrit d’autres. Le tout semblait se lier par un même thème récurent : le spleen, cet état d’âme si particulier. C’était aussi une volonté de ma part d’écrire tout un livre sur ce sujet.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Aux bizarres, aux paumés, à tous ceux qui se sont un jour perdus mais qui doivent quand même continuer à aller quelque part ; autant dire à tout le monde !

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

«Le peuple du spleen» a commencé à naître il y a trois ans, au cœur d’un rude hiver, sur les terres sauvages de mon nord natal. Né dans la douleur de la désolation d’une région sinistrée et oubliée, c’est un cri de détresse et de révolte, mais aussi un appel à l’espoir, un retour à la vie, la provocation d’un choc électrique pour faire repartir un cœur…

Où puisez-vous votre inspiration ?

Dans les paysages de ma région et dans mon vécu. Je fais de la photo et Le peuple du spleen est à la base un projet visuel que j’ai mené à travers plusieurs lieux du Nord-Pas-de-Calais et de Picardie. Quand on a le gris du ciel dans les yeux et la morosité dans le cœur durant une bonne partie de l’année, c’est important de trouver de la beauté dans chaque petite parcelle du quotidien ; et c’est ce que je fais derrière mon objectif et devant ma feuille blanche.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

J’en ai énormément ! Je les liste au fur et à mesure qu’ils m’arrivent en tête. Rien qu’en ce moment, je travaille à la fois sur un roman et sur une pièce de théâtre, tout en continuant mes poèmes et mes chansons. J’ai dans mes tiroirs une pièce fantastique intitulée Élémentaire dont j’ai déjà prévu d’écrire la suite. Je ne m’arrête jamais ! J’ai toujours besoin d’avoir quelque chose à écrire, quelque chose sur quoi travailler.

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Un conseil plutôt. De nombreux passages de mon nouveau livre vont vous paraître sombres et hostiles, ne vous y arrêtez pas. Poursuivez votre chemin à travers la forêt des mots, la lumière se trouve tout au bout.

Rencontre avec Hugo Waschak, auteur de «Le peuple du spleen»