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Rencontre avec Hugo Waschak, auteur de « Élémentaire »

Présentez-nous votre ouvrage

 Élémentaire est une pièce de théâtre dont l’action se déroule dans un monde fantastique. Monde où l’empire, une puissante nation, a conquis un à un tous les pays. Une seule chose pourrait mettre un terme à ce cycle de domination et de destruction infernal :le pouvoir de la lumière.

C’est ce que doit trouver Bleu, un jeune officier impérial aux pouvoirs extraordinaires, afin de le livrer à l’empereur, mais il va vite se rendre compte au cours de sa quête que la lumière a choisi de revêtir une forme inattendue en la personne de Luciole, une jeune fille protégée depuis sa plus tendre enfance par les palmipèdes, un peuple qui s’oppose ouvertement à l’empereur. Bleu va alors devoir faire un choix déchirant : rester loyal envers l’empire ou bien protéger Luciole quitte à trahir ses camarades et à abandonner tout ce qu’il a toujours connu, à renier tout ce qu’on lui a enseigné depuis qu’il a rejoint les rangs de l’armée impériale.    

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

 Ce livre est né à la fin de l’année 2016. D’abord resté au stade embryonnaire dans mon esprit, ce n’est qu’un an plus tard, à l’hiver 2017, que j’ ai réellement commencé à l’écrire. Au fur et à mesure, la narration s’est faite plus claire, les personnages et les décors se sont dessinés assez rapidement, l’écriture est devenue de plus en plus exigeante. Finalement, j’y ai mis le point final au printemps 2019. On peut dire que ce livre s’est imposé à moi et si on voulait vraiment aller au fond des choses, c’est à lui qu’il faudrait demander pourquoi je l’ai écrit. Blague à part, c’était une période où je cherchais de nouvelles esthétiques, tant en matière d’écriture que de photographie ; c’est aussi l’une des raisons qui m’ont poussé à réaliser cet ouvrage.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?

Au lecteur de théâtre, au féru de littérature fantastique, à l’amoureux de mondes imaginaires et de magie, au fan de science fiction ou à l’amateur d’histoires d’amour tragiques…Je crois bien que c’est mon texte qui s’adresse le plus à un large public depuis que j’ai commencé à écrire. c’est une idée qui n’est pas pour me déplaire.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?

 La pièce interroge tour à tour les notions de fatalité et de liberté. À travers l’histoire de Bleu et de Luciole, j’ai voulu mettre en lumière cette dualité permanente, ces questions de domination, de pouvoir, d’équilibre et de libre arbitre qui nous hantent en tant qu’êtres humains. Depuis toujours, la lutte entre le bien et le mal nous fascine et façonne notre imaginaire collectif. On dit souvent qu’il faut savoir faire la différence entre le bien et le mal, comme s’il y avait d’un côté les gentils et de l’autre les méchants et que chacun jouait son rôle de manière parfaitement hermétique et cloisonnée, mais au-delà de cette vision manichéenne des choses, ces notions apparaissent comme étant bien plus complexes : le bien n’est jamais totalement bon et le mal jamais totalement mauvais. S’il fallait trouver un message dans la pièce, pour ma part, c’est celui-là que je retiendrais.

Où puisez-vous votre inspiration ?

 Mes sources sont variées. Pour Élémentaire, l’idée m’est venue pendant l’hiver. C’est une saison que je trouve particulièrement propice à la création. L’atmosphère particulière dans laquelle elle nous plonge ; la nature en sommeil, enfermée dans son profond mutisme, presque à l’état de mort avant sa renaissance au printemps ; les champs déserts, recouverts d’une fine couche de givre, au-dessus desquels ne planent que le vol noir et les cris stridents des corbeaux ; les forêts gelées, endormies, attendant d’être explorées par un voyageur intrépide… D’ailleurs, les paysages dépeints dans les seize tableaux qui composent la pièce m’ont tous été inspirés par ceux du nord, ma région natale, en hiver. 

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?

Ils fourmillent !  Une suite, bien sûr. D’ autres pièces très différentes de celle-ci. Un peu de poésie, sans doute. Ce roman dont je poursuis inlassablement l’écriture. Et d’autres projets laissés dans mes tiroirs pour l’instant… 

Un dernier mot pour les lecteurs ?

Merci. Merci d’être là dans les meilleurs moments comme dans les pires. Nous avons commencés une sacrée histoire ensemble depuis maintenant cinq ans. Nous allons encore le faire pour ceux qui vont découvrir mon travail pour la première fois ; et vous voyez, je suis toujours là.

Rencontre avec Hugo Waschak, auteur de « Élémentaire »