Interview écrite


Hervé_Outil_Edilivre
15 décembre 2015
Posté par
Guillaume

Rencontre avec Hervé Outil, auteur de « La Lune aussi est blanche et noire »

Hervé_Outil_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Il s’agit d’une histoire d’amour. Gwenaël et Nolwenn vivent ensemble à l’orée d’un bois. Un jour, le meilleur ami de Gwenaël vient leur rendre visite. Sa compagne le rejoint un peu plus tard. Gwenaël s’éprend de la concubine de son ami. Un énorme coup de foudre entre eux deux. Gwenaël succombe à ses charmes. Tout ceci va provoquer une intrigue fort pesante pour tout le monde.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Depuis l’âge de douze ans j’écrivais de la poésie. J’ai voulu alors un jour écrire un ouvrage qui mélangerait amour et lyrisme. A l’époque, étant très romantique, je voulais que ce roman se termine bien mais très rapidement je me suis rendu compte que très peu d’histoires d’amour s’achèvent ainsi. Sans intrigues pessimistes ou négatives, il n’existe pas d’œuvres ni significatives ni passionnantes. A l’époque, j’avais déjà beaucoup pratiqué le bouddhisme et dans cette philosophie ce qui prime c’est la recherche du bonheur. Pour un livre, il n’en est pas de même. Si on veut accrocher des lecteurs, il faut un peu de suspens alors je me suis décidé à raconter en définitive ce qui se passait très souvent dans la vie de chacun d’entre nous.

A quel lecteur s’adresse cet ouvrage ?
Il s’adresse à des lecteurs qui cherchent le bonheur mais ne le trouvent pas. Il parle à d’autres qui ont besoin de la nature pour se ressourcer. A des êtres humains qui aiment les belles histoires d’amour même si elles ne durent pas longtemps.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Il s’adresse à des passionnés qui pensent peut-être que par la différence culturelle ils vont chasser l’ennui, les vicissitudes d’une existence monotone. A des hommes et des femmes qui savent qu’être heureux ça ne s’accroche pas à soi, ça ne s’attrape pas comme une maladie contagieuse mais qu’il faut des années de recherches personnelles pour parvenir à le devenir. Que l’amour égoïste ne vous rendra pas heureux mais qu’il faut s’ouvrir aux autres pour obtenir le bonheur. C’est toute une recherche personnelle sur la compassion qui nous permettra d’être heureux.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Je puise mon inspiration dans tout ce que je lis mais aussi dans ma vie de tous les jours, dans les faits divers et dans tout ce que je vois autour de moi.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
J’ai déjà écrit la suite. Gwenaël part au Tibet dans un monastère bouddhiste puis avec un anachorète dans les montagnes reculées de l’Himalaya. Il finira par revenir en France. Mais ça c’est encore un autre roman. En parallèle, j’écris un pastiche qui se passe en Guadeloupe avec quatre personnages pratiquement identiques mais antillais. Leurs us et coutumes sont donc créoles. Mais y a-t-il après tout une telle différence pour autant entre eux ?

Un dernier mot pour les lecteurs ?
Je pense qu’il peut intéresser tous les amoureux de la nature qui pensent qu’il n’y a que dans la paix et la joie qu’on peut trouver le bonheur. Il est un bon élixir face à toute cette violence qui nous entoure et tous ces hommes qui n’ont pas compris que c’est par eux-mêmes qu’ils trouveront la vérité. Il n’y a rien de plus important que la liberté physique ou cérébrale.