Rencontre avec Herbé, auteur de  » Haschatan « 

Herbé_Edilivre

Pouvez-vous introduire, en quelques mots, votre ouvrage ?
Mon ouvrage est un thriller fantastique inspiré des livres tels que ceux de Daniel Easterman ou Dan Brown, entre autres. J’apprécie la littérature fantastique depuis mon enfance et j’ai décidé de m’inspirer de ces auteurs pour créer ma propre histoire de fiction. Le déclic s’est fait lorsque, tout à fait par hasard, j’ai découvert un ouvrage relatif à la sorcellerie. J’ai découvert avec cet écrit de sociologie que cet univers très étrange était tout à fait vivant et surtout très actuel. Je me suis intéressé au sujet et j’ai parcouru ce livre en quelques heures. A partir de là, j’ai décidé d’écrire une histoire de fiction basée sur ce sujet. Afin de le rendre plus moderne, j’ai inventé un personnage et je lui ai créé une organisation contre laquelle il devrait lutter.
Pour résumer, je dirais que le sujet est la sorcellerie et qu’il y a deux héros, l’un positif, en l’occurrence Daniel et l’autre invisible qu’est Satan en personne.

Quel est le sujet principal de votre ouvrage ?
Le sujet principal de mon ouvrage est, comme je vous le disais plus haut, la sorcellerie et aussi le parcours initiatique relatif à la recherche de soi-même et de ses capacités. Le héros dont le lecteur suivra les aventures est en recherche de spiritualité, il va découvrir un monde qu’il croyait disparu depuis longtemps. Cependant, pour faire face à ce défi, il va se retourner sur son passé et retrouver la spiritualité enfouie au plus profond de sa personne. Cette recherche initiatique va le réconcilier avec lui-même et ses origines.

Que signifie Haschatan ? S’agit-il d’un nom de lieu, de personnage ?
J’ai choisi ce titre car il est mystérieux et étant curieux de nature, je l’ai préféré à un titre plus signifiant mais moins occulte. Cependant, j’ai tout de même sous-titré mon ouvrage en donnant sa définition qui est « l’adversaire ». En effet, Haschatan signifie adversaire en hébreu, ce qui donnera en français « Satan ».

Votre ouvrage mélange les registres fantastique, merveilleux, policier. Cherchez-vous à transmettre un message particulier ?
Je n’avais pas forcément un message précis à transmettre hormis peut-être le fait que je suis quelque peu obsédé par le pouvoir qui, selon moi et d’autres d’ailleurs, corrompt les hommes qui l’ont et par le fait que je suis persuadé que le mal existe. Je veux dire que le mal n’est pas une sorte de personnage plus ou moins éthéré mais bel et bien un état d’esprit diffus qui va corrompre les rapports humains et sociaux pour, in fine, aboutir au chaos.
L’aveuglement des individus et leur lâcheté permettent souvent aux esprits puissants de s’imposer. Pour ma part, j’estime que les êtres humains sont faits pour être libres et non pas enchaînés. De ce fait, je pense que chacun doit rester vigilant face au pouvoir et surtout ne pas se laisser abuser par les apparences idylliques que cherchent à donner les médias.

Votre roman parle aussi de sectes. Pourquoi choisissez-vous une thématique aussi sombre ?
Le thème des sectes est pour moi symptomatique. En effet, ce genre d’organisation peut-être sournoise et permettre à des individus mal intentionnés de s’immiscer au sein des rouages du pouvoir, qu’il soit économique, politique, médiatique, pour poser sa main et influencer les masses. Au-delà cet cet aspect politique, la secte montre aussi que les individus sont souvent bien seuls et bien fragiles. Nombre de personnes cherchent en fait à être encadrés, même de très près ou encore pour d’autres, par prétention ou orgueil, à faire partie d’une sorte de club de privilégiés qui, bien évidemment, auraient reçus de par une croyance quelconque une sorte d’onction merveilleuse qui ferait d’eux des êtres supérieurs pouvant ainsi imposer leur volonté aux autres.

Quelle est la quête exacte de vos personnages ?
Dans cet ouvrage, deux personnages s’affrontent, le premier est Daniel qui est le héros positif auquel chacun va s’identifier et le second est le héros négatif qui peut représenter les fantasmes négatifs de chacun.
Le héros négatif est en quête du pouvoir absolu et le héros positif recherche son identité. Le héros négatif est véritablement celui qui recherche sa satisfaction personnelle immédiate et absolue, le narcissisme total à son propre profit. Le héros positif est, quant à lui, dans une logique de quête initiatique. Il recherche son passé perdu et une spiritualité qu’il croyait révolue. Il est tourné vers les autres puisqu’il est au service de la justice, cependant, il est perdu dans un univers matérialiste qui l’a éloigné de lui-même.
Le monde occulte auquel il va être confronté va le libérer de ses croyances matérialistes qui l’ont endormi avant qu’il ne soit ce que l’on appelle de l’autre côté de l’atlantique un « born again ». La vérité qu’apporte la foi n’est pas tangible mais elle est pour nous tous à portée de main.

Un dernier mot pour vos lecteurs ?
J’espère que lorsqu’ils liront cet ouvrage, ils penseront aux lignes que je viens de leur écrire et qu’ils pourront ainsi mieux se sentir concernés par cette histoire qui est de prime abord très éloignée de leurs préoccupations quotidiennes. Ils peuvent le faire tout en s’amusant car Haschatan n’est pas une livre de sciences politique ou de philosophie mais juste une ouvrage de divertissement mais qui révèle bien des surprises et qui permet aussi d’apprendre moult choses.