Interview écrite


13 mars 2015
Posté par
Flora

Rencontre avec Gaëtan Chauviré, auteur de »Dreadlocks »

Gaëtan_Chauviré_EdilivrePrésentez-nous votre ouvrage ?
Mon roman se passe entre la France Métropolitaine et l’île de la Réunion. C’est l’histoire de Kent jeune métis moitié zoreil (métro) moitié créole (donc Zoréol) . A la suite d’un trop perçu des Assedic, il se retrouve sans argent et sur les bons (ou mauvais) conseils de son ami KG, un réunionnais pur souche, il se mets, après mûres réflexions, à dealer du cannabis. Baignant dans la philosophie Rasta et étant chanteur de Reggae, le succès arrive très vite, lui permettant de réaliser tous ses rêves. Découvrir ce père qu’il ne connait pas et aller retrouver ses origines sur cette île inconnue, faisaient parti de ses souhaits inespérés. Malheureusement contourner les lois est dangereux et la violence qu’il déteste, le rattrape bien vite.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?
Ecrire pour moi, est aussi vital que l’air que je respire. Je compose des chansons et des poèmes depuis que je suis enfant. Mon métier d’origine est électricien… C’était un rêve et un challenge de créer un roman. Ce livre représente un condensé de mes expériences ainsi que celles des personnes que j’ai eu l’occasion de rencontrer. D’ailleurs, le personnage principal, Kent, m’a été inspiré par une rencontre avec le chanteur Blacko de l’ancien groupe Sniper. Je voulais aussi parler de sujets qui me tenaient à coeur, le racisme, la dicrimination, l’incompréhension.

Que signifie le mot « Créopolitain » ?
Créoplolitain est un terme inventé au départ lors d’évènements sportifs, rassemblant des créoles expatriés en Métropole. Par la suite, ce mot s’est popularisé pour désigner les créoles vivant en France Métropolitaine. Aimant ce terme je me le suis approprié pour écrire mon résumé.

À quel lecteur s’adresse votre ouvrage ?
A tout le monde. Ceux qui adorent les polars, l’aventure. Les personnes qui aiment la musique, celles qui veulent découvrir un univers inconnu, les gens qui sont dans la culture Reggae. Bref, il n’y a pas de frontière et c’est ce que j’essaie d’exprimer dans cette histoire.

Quel message avez-vous voulu transmettre à travers ce livre ?
Des messages il y en a beaucoup. Tout d’abord, celui du paraître, Kent est il un Rasta ou un Dreadlocks, ces longues tresses qui font parties du look Rasta. Ensuite le problème du cannabis en France, faut il laisser faire ces gens qui dealent, faut il légaliser ? Puis le soucis de la recherche de sa culture, de ses origines, parfois perdues pour cause de problèmes familiaux. Mon personnage étant métissé, vivant dans une famille « blanche » alors que lui est noir, est la pierre angulaire de ce roman. Ensuite être jeune en France, un pays qui n’épargne pas sa jeunesse, est aussi un sujet crucial.

Où puisez-vous votre inspiration ?
Dans ma vie personnelle, mes rencontres, mes amis. Le cinéma et les bandes dessinées ainsi que la musique, sont pour moi, de grandes sources d’inspiration.

Quels sont vos projets d’écriture pour l’avenir ?
Je suis en train de réécrire un livre intitulé « L’INTERIMAIRE », qui se veut une satyre sociale de ce mode de travail qui se généralise de plus en plus. Je travaille aussi sur des chansons pour mon groupe Positive Vibes Sound, ainsi que sur un projet musical, autour de mon roman Dreadlocks.

Un dernier mot pour les lecteurs ?
J’espère qu’ils prendront autant de plaisir à me lire que j’en ai eu à écrire ce roman. Si je touche ne serais ce qu’une personne avec mes mots, ma mission d’écrivain, sera accomplie.